
Comme on l’apprend en chimie, le nombre d’Avogadro vaut environ 6.10^23. Pour ceux qui l’auraient oublié, il quantifie par exemple le nombre de molécules d’eau contenues dans 18 g d’eau.
Maintenant allez vous remplir un verre d’eau d’environ 30cl. Si ! Si ! Allez-y ! J’insiste !
Bien, maintenant regardez attentivement votre verre. Dedans se trouvent environ 10 millions de milliards de milliards de molécules d’eau (10^25). Il est un peu difficile de se rendre compte de ce que représente ce nombre véritablement astronomique. Mais essayons quand même. Par comparaison et d’après ce site du CNRS, il y a sur Terre environ 1.4 milliards de km3 d’eau, environ 5.10^46 molécules, c’est à dire l’équivalent de 5.10^21 verres d’eau.
Et maintenant considérez par exemple la coupe de vin qui fut bue lors de la Cène, et supposons que grâce aux cycles de l’eau depuis 2000 ans, toutes les molécules d’eau qu’elle contenait aient été réparties aléatoirement dans le stock mondial d’eau. Cela implique que si aujourd’hui je considère une molécule d’eau prise au hasard sur Terre, elle a une probabilité

d’avoir été dans la coupe de la Cène.

En multipliant cette probabilité par le nombre de molécules qu’un verre d’eau contient, on arrive à la conclusion fascinante que dans le verre d’eau que vous êtes en train de boire, il y a en moyenne environ 2000 molécules d’eau qui se trouvaient également dans la coupe de la Cène.
Cette affirmation sidérante vient du fait que compte tenu des chiffres précédents il y a plus de molécules d’eau dans mon verre d’eau que de verres d’eau sur Terre. Avogadro est vraiment grand ! Donc si on suppose que l’eau a été bien brassée sur Terre, dans votre verre se trouve au moins un peu de tous les verres d’eau bus depuis le début de l’histoire de l’humanité. Fascinant, non ? (ou Beurk ! selon les cas).