Les homophobes sont-ils des homosexuels refoulés ?

putin_rainbowC’est une idée que j’ai déjà entendue de nombreuses fois, et notamment à l’occasion des débats en France sur le « mariage pour tous » :

« Selon une étude américaine récente, les homophobes ne seraient finalement que des homosexuels refoulés. »

Comme à mon habitude, j’ai voulu aller voir de près en quoi consistait cette fameuse étude.

Première observation : si elle est bien américaine, elle n’est pas récente puisqu’elle date de 1996. L’expérience et ses résultats sont assez drôles et inattendus, mais à prendre avec quelques réserves. C’est d’ailleurs une bonne occasion de s’interroger sur les limitations des études expérimentales en sciences sociales.

L’hypothèse « American Beauty »

american beauty chris cooperDans leur étude [1], les chercheurs de l’université de Géorgie ont voulu tester une hypothèse précise, à savoir qu’une des causes possibles de l’homophobie serait le refoulement d’une homosexualité latente. Plus précisément, une homosexualité non assumée pourrait conduire certains individus à se sentir en situation d’inconfort ou d’anxiété au contacts d’homosexuels, et déclencher des réactions homophobes. Pour ceux qui ont vu l’excellent film « American Beauty », c’est ce qui se produit pour le colonel Frank Fitts que l’on voit ci-contre. (PS : Le film est postérieur à l’étude dont on parle)

Pour tester expérimentalement leur hypothèse, les chercheurs ont décidé de mesurer la réaction d’individus homophobes à la diffusion de vidéos érotiques gays.

Pour cela, ils ont constitué un groupe de 64 hommes, tous hétérosexuels convaincus et déclarés. Ils leur ont fait passer un test standardisé appelé Index of Homophobia. Au moyen d’un questionnaire à choix multiples, ce test attribue à chaque sujet un score d’homophobie situé entre 0 et 100. Les chercheurs ont alors constitué deux groupes : ceux ayant obtenu une note supérieure à 50 ont été attribués au groupe ‘homophobe’, et les autres au groupe ‘non-homophobe’.

L’expérience

Au cours de l’expérience, les chercheurs ont soumis tous les sujets à trois vidéos de 4 minutes chacune : une vidéo hétérosexuelle, une vidéo homosexuelle féminine, et une vidéo homosexuelle masculine (Dans leur publication, les chercheurs qualifient ces vidéos de ‘explicitement érotiques‘, mais vu les détails qu’ils donnent, en clair c’était du porno.) L’objectif des chercheurs était de mesurer la réaction d’excitation des différents individus alors qu’ils visionnaient ces séquences.

Pour quantifier cette réaction, ils ont décidé d’aller à la source, et de recourir à ce qu’on appelle la plethysmographie pénienne. Sous ce nom barbare se cache une idée simple : mesurer les variations de circonférence du pénis des individus. Apparemment cela se fait sans trop de problèmes avec une « jauge de déformation »; un petit instrument qu’on est plutôt habitués à trouver dans les labos de mécanique, mais pourquoi pas !

graphique henry homophobesLes résultats

Le graphique ci-contre montre l’évolution moyenne au cours du temps de la circonférence pénienne des deux groupes, et pour chacun des 3 types de films.

Tout d’abord on voit que le film qui marche le mieux est le film hétéro, avec 20-25mm d’augmentation en moyenne. Sans surprise, le film lesbien n’est pas loin derrière avec 15 à 20mm. Pour ces deux films on ne mesure pas de différence significative entre les homophobes (ligne continue) et les non-homophobes (ligne avec symboles carrés).

En revanche pour le film homo masculin (troisième graphique), grosse surprise : le groupe homophobe présente une augmentation de circonférence qui est le triple de celle du groupe non-homophobe ! En moyenne 12 mm pour les homophobes contre 4 mm pour les non-homophobes.

Les homophobes sont plus excités que les autres par les films homos masculins, et ce résultat semble aller complètement dans le sens de l’hypothèse de nos chercheurs. L’homophobie pourrait être être causée par une homosexualité latente non-assumée.

Évidemment avec un résultat aussi surprenant et provocateur, il faut être prudent et examiner les choses en détails. Les chiffres rapportés ici sont des moyennes, et les groupes ne sont pas énormes (une trentaine de personnes). Et si l’effet venait simplement d’un ou deux individus nous faisant une érection du tonnerre ?

Eh bien non, le phénomène semble assez généralisé dans le groupe homophobe, comme le montrent les chiffres suivants rapportés par les chercheurs. Considérons l’augmentation de circonférence finale après visionnage du film homosexuel masculin, et répartissons les individus en 3 catégories « augmentation faible » (< 6 mm), augmentation moyenne (6-12 mm) et augmentation forte (>12mm), on obtient le graphique suivant :

circonference

Ainsi en voyant le film gay, 80% des homophobes ont une augmentation supérieure à 6mm, contre seulement 35% des non-homophobes. Clairement l’effet chez les homophobes est généralisé, et il n’est pas le fait de quelques individus isolés.

Soyons un peu critiques

Comme je l’ai dit, avec un résultat de ce genre, il faut être assez prudents dans l’interprétation, et bien voir les limites de l’étude.

Il y a une critique classique que l’on fait régulièrement aux études en sciences sociales, c’est qu’elles montrent souvent des effets peut-être réels, mais qui sont faibles et sans grand intérêt pratique. Ici, ça n’est clairement pas le cas : sans jeu de mot, l’effet est de taille !

Une autre critique habituelle qu’il faut avoir à l’esprit quand on lit une étude de ce genre, c’est la composition de l’échantillon. Dans 99% des études expérimentales en sciences sociales, les sujets sont … des étudiants en sciences sociales ! C’est la manière habituelle de faire : les étudiants participent à des études expérimentales, et en contrepartie ils reçoivent des « crédits » qui contribuent à valider une partie de leur cursus. C’est donc en général une grosse limitation de la portée des résultats, et je pense que c’est particulièrement vrai ici. Attention à ne pas généraliser à l’humanité entière des résultats obtenus sur des individus qui sont tous des étudiants américains en sciences sociales, blancs et âgés de 20 ans.

Autre facteur limitant à mon goût, pour des raisons éthiques évidentes, les participants sont informés du déroulement de l’expérience et peuvent simplement refuser d’y participer s’ils ne le sentent pas. Je pense que ça crée un biais supplémentaire dans le recrutement qui tend peut être à éliminer certains homophobes.

Une autre limitation plus subtile que je voudrais mentionner concerne la notation sur l’échelle de l’homophobie. Le terme « homophobe » est assez vaste et recouvre plusieurs réalités. Les chercheurs ont utilisé un questionnaire qui discrimine essentiellement sur la base de sentiments d’agressivité, de peur, d’anxiété ou d’inconfort en présence d’homosexuels. C’est le sens habituel du terme « phobie » (comme pour l’arachnophobie), on pourrait qualifier cela d’homophobie physique (ressentie physiquement).

Comme le soulignent les auteurs, il existe une autre forme d’homophobie (qu’ils appellent homonégativisme) et qui se rapproche plus d’une homophobie ressentie intellectuellement. On peut très bien imaginer des individus fortement opposés à la moralité ou la légalité de l’homosexualité, mais qui ne seraient pas anxieux ou inconfortables en présence d’homosexuels, et qui ne seraient donc pas détectés par le test utilisé par les chercheurs.

En conclusion, on peut dire que l’effet « American Beauty » mis en évidence par les chercheurs est très certainement réel. Oui, il existe des individus homophobes dont l’homophobie s’explique par une homosexualité latente et non-assumée. En revanche, le résultat n’est pas aussi généralisable que pourrait le laisser penser la publication, et il existe d’autres formes d’homophobie qui ne s’expliquent pas par ce phénomène !

Billets reliés, ici ou ailleurs

  • Comment être sûrs qu’un résultat scientifique est vrai ? Où je parlais de la manière de traiter statistiquement les données, et de la dictature du p<0.05.
  • Sur « Choux Romanesco, Vache qui rit et Intégrales curvilignes », ElJJ nous parle du destin tragique d’Alan Turing, un mathématicien britannique de génie qui a fondé l’informatique moderne, et qui au cours de la seconde guerre mondiale a largement contribué à sauver le monde en cassant les codes de cryptographie des nazis. En 1952, pour le remercier on le condamne à la castration chimique à cause de son homosexualité (motif : « indécence manifeste et de perversion sexuelle ».) Il a choisit le suicide.
  • Laurent sur le Bloug nous parle de l’homosexualité dans la nature et le monde animal.

Pour aller plus loin…

Petite question ouverte pour les spécialistes en stats. Les auteurs utilisent un traitement dont je me demande s’il cache quelque chose.

Au départ ils disposent d’une mesure d’homophobie qui est un nombre entre 0 et 100. C’est une variable continue et plutôt que de la garder telle quelle, ils choisissent de la binariser et de faire deux groupes : <50 et >50. Pourquoi ?

Il me semble qu’il est toujours statistiquement plus propre de conserver une variable continue plutôt que de la binariser. On pourrait toujours regarder la corrélation entre la note d’homophobie et l’augmentation de circonférence.

La binarisation permet-elle de faire du hacking de valeur p ?

A moins que ça cache quelque chose qui mettrait en danger les conclusions ? Du genre on aurait une courbe en U inversé où les très homophobes auraient une faible augmentation de circonférence ?

Références

[1] Adams, Henry E., Lester W. Wright, and Bethany A. Lohr. « Is homophobia associated with homosexual arousal?. » Journal of abnormal psychology 105.3 (1996): 440.

Crédits

  • Vladimir : montage personnel à partir de cette image, Wikimedia Commons. Cette photo aurait été parfaite mais depuis peu j’ai décidé de faire attention aux droits d’auteurs
  • Chris Cooper jouant le colonel Frank Fitts dans American Beauty
  • Evolution de la circonférence : graphique tiré de [1], annoté par moi
  • Proportion par tranche : graphique par moi, en utilisant les données de [1].

31 réflexions sur “Les homophobes sont-ils des homosexuels refoulés ?

  1. Bonjour,

    Comme d’habitude, un discours scientifique et donc ici très prudent.
    Ça m’a étonné que vous abordiez un sujet qui semble peu scientifique au premier abord.
    Mais le blog s’appelle « Science étonnante » après tout.

    Une petite erreur sur le nom d’Alan Turing, qui, britannique, ne prend pas de tréma.

    Pourriez-vous un de ces jours aborder la thermodynamique, et en particulier expliquer le sens de l’entropie et les notions d’énergie interne et de couple variable intensive, variable extensive ?
    J’ai quelques notions mais surtout des lacunes et je reste sur ma faim.

    Joyeusement
    JC

    [Merci pour Turing, c’est corrigé ! – D.]

    • Je m’aperçois que ma première phrase (sans verbe) n’est pas claire,
      il faut lire :

      « Comme d’habitude, le discours est scientifique et de qualité,
      donc dans ce cas particulier, nécessairement très prudent ».

  2. Pourquoi parler d’homosexuels refoulés, lors qu’il s’agirait plutôt de bisexualité ? Y a-t-il seulement un seul homosexuel refoulé ? N’oublions pas qu’auparavant l’homosexualité était considéré comme une maladie mentale, ou encore comme une atteinte aux bonnes mœurs : un aller simple pour la prison ou pour l’Enfer. S’il est aisé d’admettre qu’il existe des hétérosexuels convaincus et déclarés ; alors de même, il est possible d’admettre qu’il existe des homosexuels convaincus et déclarés. Ceci dit, parlerait-on à leur sujet d’hétérosexuels refoulés ? D’une façon générale, je considère la psychanalyse, et notamment celle de Freud comme étant des escroqueries d’intellectuels.

  3. Ne peut-on pas interpréter aussi ces résultats comme simplement un possible frisson de l’interdit ?

    Sans ironie ou autre, il doit y avoir des gens avec certaines tendances homosexuelles refoulées mais est-ce la seule explication possible ?

  4. Rien que pour la photo Putin Rainbow ce billet est un must! C’est une retouche perso, ou une image récupérée sur un quelconque site militant?
    Personnellement je ne crois pas du tout à ce « résultat » d’étude, ne serait-ce qu’à cause de la taille de l’échantillon qui ne permet de donner qu’une indication qualitative (ou à la limite, une tendance à valider ou invalider par une vraie étude quantitative) Les autres biais statistiques que tu évoques n’arrangent pas les choses… Mais à mon avis, en rajouter une couche avec la variable continue vs binaire (tout intéressante qu’elle soit dans l’absolu) est vain : l’édifice est déjà effondré, tu peux encore mélanger les pierres ça restera un champ de ruines. PS: excellent film!

    • Oui la photo est un montage perso !
      Initialement je voulais prendre celle de lui chevauchant torse nu sur son cheval (voir le lien tout à la fin), mais depuis quelques temps j’essaye de faire attention aux droits d’auteurs !

      • En effet je n’avais pas vu tes crédits. Par contre j’étais passé par Google image et j’avais vu celle du Cheval et je m’étais fait la même réflexion! Bref, bravo pour l’article, qui est quand même plus reposant celui sur les ondes gravitationnelles (ps: à propos de ce dernier j’ai eu l’occasion de lire 2 autres articles sur le même sujet dans des magasines que j’estime plutôt sérieux, et c’est de loin le tiens avec le meilleur rapport exhaustivité/bitabilité)

  5. Très bon billet, j’apprécie la rigueur de votre analyse (je dois être un « pata-scientifique refoulé » 😉
    Un petit détail : vous terminez votre exposé par, je cite : « En revanche, le résultat n’est pas aussi généralisable que pourrait le laisser penser la publication … », ce qui est clairement ce que votre analyse critique vient de démontrer. Puis une seconde moitié de phrase : « … et il existe d’autres formes d’homophobie qui ne s’expliquent pas par ce phénomène ! » (avê le poin’d’essclamassion à la fin, pour bien dire à quel point vous souhaitez affirmer cette conclusion). Hors, cette seconde proposition correspond – selon ma lecture – à VOTRE hypothèse, cohérente avec votre analyse critique de l’étude. Mais pas du tout à une conclusion démontrée.
    Les résultats de Adams et coll. ne sont certes pas généralisables, mais il n’est pas démontré non plus qu’ils soient faux. Après tout, l’espace de liberté de l’être humain – (OK, de l’étudiant américain en sociologie des années 90 !) se situe tout de même dans les 20% d’homophobes que les vidéos gays laissent – j’allais dire « de marbre », mais le choix serait malheureux, disons plutôt ‘froids » ;-). J’aimerais bien avoir les données brutes, afin de voir si ces 20% sont répartis de façon homogène ou non selon le score d’homophobie …

  6. Il y a d’autres problèmes :
    Les effets chez les homophobes restent tout de même très très modérés. En fait, les deux groupes semblent nettement hétéro.

    Il est complètement fait abstraction des raisons de bander autre que purement sexuelle.

    • Il y a une discussion dans le papier initial de cette idée. Je copie/colle une partie de leur discussion, car je ne sais pas forcément comment traduire ça avec précision :

      It is possible that viewing homosexual stimuli causes negative emotions such as anxiety in homophobic men but not in nonhomophobic men. Because anxiety has been shown to enhance arousal and erection, this theory would predict increases in erection in homophobic men. Furthermore, it would indicate that a response to homosexual stimuli is a function of the threat condition rather than sexual arousal per se.

      • ‘traduction sous réserve, je ne suis pas un traducteur) : « Il est possible que le fait de voir des stimuli homosexuels induisent des émotions négatives comme l’anxiété chez les hommes homophobes mais pas chez les non-homophobes. Comme il a été démontré que l’anxiété augmente l’excitation et l’érection, cette théorie prédirait une augmentation de l’érection chez les hommes homophobes. En outre (??), ceci indiquerait que la réponse au stimulus homosexuel est fonction de la menace, plutôt que de l’excitation sexuelle proprement dite »

  7. Billet très interessant !
    Au niveau de la binarisation des données je pense qu’elle a été necessaire pour supprimer les variations dues aux individus ayant des résultats « spéciaux ». En effet avec seulement 64 sujets on n’as meme pas un sujet par note possible (qui est je le rappelle une note entre 0 et 100). Donc imaginons un seul cas de personnes extremement homophobe mais ne montrant aucune excitation envers le film homosexuel. La courbe de l’excitation en fonction de la note aurait eu un point totalement aberrant par rapport a la tendance globale. Et cela a surement ete le cas pour un certains nombres de sujets d’ou la binarisation pour homogeneiser ces données !

  8. Je suis assez d’accord avec tes points critiques. La première des choses qui m’a interpellé, c’est le choix des groupes homophobes et non-homophobes. On ne sait pas ce que renferme ce questionnaire, et surtout comment les personnes sont répartis dans les deux groupes : 40 avec une note inférieur à 25/100 et une vingtaine avec une note supérieur à 75/100 donneraient des conclusion différentes si on a une répartition homogène… Le second point, c’est l’absence d’écart type sur les graphes, même si la figure d’après rattrape ceci. Mais pourquoi dissocier les deux info ? Des interprétations à cacher ? Le troisième point, et pas des moindre, c’est bien évidemment le choix des sujet, bien trop homogène, et surtout alerte quant au sujet de l’étude. En principe, les cobayes doivent être complètement ignorant de l’issue du problème, auquel cas, toute l’étude est faussée. C’est d’ailleurs pour moi le point le plus négatif. Comment être sur que les résultats du questionnaire sont corrects si les personnes cachent volontairement leur homophobie ?
    Je suis d’accord encore une fois sur tes conclusions concernant le choix de partager le groupe en deux, plutôt que de faire un rapport notes et réaction aux vidéos. Je pense effectivement que les auteurs ont choisis de traiter leur études pour que cela aille dans le sens de leur conclusion. C’est le problème ici, on ne cherche pas à tester une hypothèse, on cherche à la démontrer, et cet état d’esprit rend ces résultats caduques.
    Je pense que les courbes ne sont pas significatives, et cela a été caché par le retrait des bars d’erreur sur les courbes. Trop de détails pour pouvoir croire à cette étude…

    • Sur les écarts-types, je ne suis pas si inquiet que ça car dans la publi il font quand même les tests statistiques usuels et les « petit p » sont significatifs. Si les barres étaient énormes ce ne serait pas le cas.

      Sur le questionnaire, il n’est pas secret car c’est un test standard qui avait été proposé plusieurs années auparavant par d’autres chercheurs. Par contre, comme je le décris dans mes critiques, si j’ai bien compris il teste surtout une homophobie « physique ».

      Au sujet de la composition des groupes, c’est une bonne question ! Les deux groupes 50 sont équilibrés (à peu près autant de participants), mais les auteurs mentionnent qu’ils n’auraient pas pu couper en 4 car il avaient trop peu de personnes <25 (c'est à dire les "moins homophobes").

  9. Ok, merci pour les précisions ! On est bien d’accord que le problème principal réside quand même sur le nombre petit de cobayes, leur homogénéité (que des hommes ? Tous jeunes, étudiants, blancs etc.), et bien sur le critère homophobe  »physique ». Je serai curieux en tout cas de voir une étude similaire avec un vrai groupe hétérogène et statistiquement plus grand ignorant le sujet de l’étude. Ça pourrait être vraiment intéressant 🙂

  10. L’anti-homophobie comportant, au moins, autant de préjugés que l’homophobie, je reste sceptique…
    Cette façon simpliste de « réduire » l’adversaire, par une suspicion de duplicité, pourrait aussi bien conduire à prétendre que les démocrates ne sont que des fascistes refoulés!
    De toute façon il y a, en tout être humain, des tendances adverses entres lesquelles nous essayons de choisir. Cette confrontation est tellement générale, que vouloir y trouver une causalité significative, ne représenterai qu’une pseudo- explication (sauf peut-être en ce qui concerne les motivations inconscientes de celui qui propose ce type d’explication.)

  11. Je pense que Guillaumette, comme David, vous êtes laissés entraîner par la dialectique très binaire des lobbies et des journalistes au cours de la récente discussion sur le thème du « mariage pour tous ». En effet, on avait l’impression que tout ce qui n’était pas « homophobe » n’avait aucune réserve ni préjugé sur l’homosexualité. Je crois qu’il est bon de s’en tenir à ce que les mots veulent dire. Une phobie, c’est une peu injustifiable et disproportionnée à une menace soit imaginaire soit nettement surévaluée. Avoir peur des requins n’est pas une phobie, sauf si cette peur vous saisit chaque fois que vous trempez les pieds dans une piscine 😉 !
    Je ne crois pas qu’il y ait lieu de parler d’une « phobie intellectuelle » : soit il s’agit en effet d’une peur disproportionnée, et qui peut être « rationalisée » – c’est ce que je pense être le cas par exemple des personnes qui prétendent qu’il serait dangereux de confier des jeunes enfants à des couples homosexuels, alors même que aucune étude sérieuse ne va dans ce sens et que de surcroît il existe beaucoup de parents « naturels » hétérosexuels qui sont extraordinairement dangereux pour leurs enfants. Soit il s’agit de réserves exprimées sur un comportement (réserves justifiées ou basées sur des préjugés), mais sans que ça prenne un caractère déraisonnable, et alors le terme de « phobie » n’est pas approprié.

  12. Bonjour, un documentaire à vous suggérer, OUTRAGE de Kirby Dick (2009). Bien que non scientifique, il reste très intéressant. Cela se passe dans la sphère politique americaine. Nous pouvons y voir que les homosexuels refoulés sont plus durs avec les homosexuels. Qu’ils ne font rien, voir empêchent la mise en place de lois pouvant améliorer leurs conditions de vies.

  13. Bonjour, cette étude est intéressante, néanmoins je ne suis pas convaincu de sa généralisation, beaucoup d’homophobes le sont par éducation, c’est presque un réflexe pavlovien chez eux. De là à parler d’homosexuels refoulés, pas certain pour autant. La bêtise est souvent aveugle, surtout lorsqu’elle est mécanisée depuis la plus tendre enfance.

  14. Je suis d’accord avec Guillaume Stellaire , Certain homophobe ont été influencé par le comportement de leurs entourage a ce sujet mais il y a aussi beaucoup d’homophobe qui sont gay refoulé … L’homophobie est une forme de discrimination au même titre que le racisme ou autre, alors les gens qui sont contre le racisme et font eux même de la discrimination quand ils refoulent les homosexuel c’est très drôle … voilà !

  15. Je m’attendais à ce que la critique première soit qu’on ne décrète pas l’homosexualité à la largeur que prend le pénis d’un individu lorsqu’il est exposé à du contenu pornographique, mais il n’en est rien.

    Depuis quand la question de l’orientation de l’orientation sexuelle se limite t-elle à la réaction de l’organe génital de l’individu face à du porno ? Des tas de gens ne sont pas excité par le porno et en sont plutôt dégoûté, d’autre peuvent être excités devant une scène de sexe homo alors qu’ils sont hétéro, d’autres hétéros sont excités seulement devant une scène homo du sexe opposé, etc. Sans compter que la majorité des hommes est excité par une scène hétéro notamment à cause de la présence de l’homme, ce qui ne fait pas d’eux des homos.

    Les paramètres non pris en compte sont infinis, mais dans tous les cas l’étude est complètement crétine puisque la largeur que le pénis prend lorsque quelqu’un est devant du porno n’a évidemment rien à voir avec l’orientation sexuelle.

  16. Honnêtement non, je ne suis pas homophobe (j’ai vécu avec des homos en colocation pendant 6 ans) mais honnêtement l’homosexualité (en tant qu’acte), m’a toujours inspiré du dégout. Désolé je sais que je vous choque, mais c’est ainsi….

  17. c’est certainement du au fait que je n’ai ressenti du désir uniquement pour le corps des femmes. le corps masculin m’a toujours laissé indifférent, bref je suis hétéro (Mon Dieu, quelle horreur!!!)

  18. Pingback: Ces absurdes mythes sexuels | Et si on disait du mal ?

  19. Quel rapport ?? si les hétérosexuels étaient tentés de massacrer l’humanité il ne resterait plus grand monde….
    N’importe quoi ????
    D’autant que la tolérance vis à vis de l’homosexualité est très récente

  20. Pingback: La "bonne" manière de défendre l'homosexualité ?

  21. Tellement facile l’homosexualité m’a toujours répugné et je ne serai jamais attiré par un corps masculin…

  22. Pingback: Les homophobes sont-ils des homosexuels refoulés ? – Mangatd blog Zone

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