Pourquoi est-il impossible de se sortir d’un trou noir ? (2/2)

trou_noir_300La semaine dernière, je vous ai montré (dans ce billet) comment on pouvait appréhender la notion de trou noir rien qu’en utilisant des concepts de physique de lycée; notamment qu’on pouvait voir un trou noir comme un astre dont la vitesse de libération est supérieure à celle de la lumière.

Et pourtant cette façon de voir les choses ne résiste pas à une analyse plus poussée. En effet, tant qu’on considère la gravité comme une simple force, on peut toujours imaginer arriver à la contrer en prenant un moteur suffisamment puissant qui délivrerait une force encore supérieure. Donc dans la théorie de la gravité de Newton, il n’est pas vraiment possible d’avoir des trous noirs.

Pour comprendre pourquoi même la plus puissante des fusées ne pourrait pas se sortir d’un trou noir, il faut abandonner l’idée que la gravité est une force normale. Et pour cela il va falloir mettre un peu les mains dans le cambouis, et traiter le problème avec les outils de la théorie de la relativité générale d’Einstein.

La théorie de la relativité générale

Pour commencer, revenons un instant à la théorie de Newton. Elle se base sur l’idée que la gravité est une force « comme une autre », qui donc agit sur les corps selon l’équation bien connue F = ma. Avant de passer à Einstein, rendons hommage à Newton : la mécanique newtonienne est l’une des théories physiques les plus efficaces jamais imaginées ! Elle fonctionne parfaitement pour prédire le mouvement de toutes sortes de corps, depuis les pommes qui tombent des arbres jusqu’au mouvement des planètes autour du soleil. Presque 350 ans après son invention, tout le monde continue de s’en servir avec bonheur.

Et pourtant, la théorie de Newton a quelques petites imperfections. Par exemple, elle prédit de manière inexacte la trajectoire de la planète Mercure, la planète la plus proche du Soleil. Elle a également un défaut conceptuel : elle suppose que la force de gravité se transmet de manière instantanée en tout point de l’espace, ce qui ne colle pas tellement avec l’idée que rien ne puisse dépasser la vitesse de la lumière.

Au début du XXème siècle et après des années de travail, Einstein a alors proposé une nouvelle théorie de la gravité : la théorie de la relativité générale. Cette théorie adopte un point de vue radicalement différent de celle de Newton : pour Einstein l’attraction gravitationnelle n’agit plus comme une force, mais est contenue dans la courbure de l’espace-temps.

courbure_drapVous connaissez peut-être l’analogie du drap tendu : si vous posez une boule de pétanque sur un drap tendu, celle-ci va courber le drap. Si maintenant vous envoyez une bille sur le drap, elle suivra la courbure et se rapprochera de la boule de pétanque, comme si elle était attirée par elle. C’est ce qui est illustré sur le dessin ci-contre. Cette analogie a ses limites, mais elle permet d’illustrer comment on remplace l’idée d’une force immatérielle par celle de courbure.

Ainsi dans la théorie d’Einstein, le mouvement normal d’un objet, c’est de se déplacer en suivant la courbure de l’espace-temps. C’est ce qui se passe pour la pomme qui tombe de l’arbre ou la Lune qui tourne autour de la Terre.

A ce stade, vous pourriez penser que l’idée introduite par Einstein est seulement un changement de point de vue. On remplace l’action de la force de gravité par l’action de la courbure de l’espace-temps. Mais ça n’est pas que ça, car la théorie de la relativité générale fait des prédictions légèrement différentes de celle de Newton. Ces différences se manifestent notamment quand les champs gravitationnels sont particulièrement forts, comme dans le cas de la planète Mercure, dont la trajectoire est justement bien mieux prédite par la relativité générale que ne le faisait Newton !

La courbure et la force

Dans le formalisme d’Einstein, un objet va donc se contenter de suivre la courbure de l’espace-temps qui va refléter l’action de la gravité. Mais que se passe-t-il si on ajoute d’autres forces que la gravité, comme dans le cas d’une fusée équipée d’un moteur ?

Eh bien dans la théorie d’Einstein il existe un équivalent de l’équation F=ma, qui permet de quantifier comment la présence d’une force modifie la trajectoire d’un objet, c’est-à-dire dans quelle mesure il s’écarte de sa destinée normale, qui serait de suivre la courbure de l’espace-temps.

Cette situation peut être mise en parallèle avec la mécanique newtonienne :

  • Pour Newton, le destin normal (qu’on appelle le mouvement inertiel) d’un objet est la trajectoire rectiligne uniforme; et en présence de forces (gravité ou autres), l’objet est accéléré et sa trajectoire est modifiée selon F=ma.
  • Pour Einstein, le mouvement inertiel c’est la trajectoire qui suit la courbure de l’espace-temps (on appelle cela une géodésique); et en présence de forces (autres que la gravité !), cette trajectoire est modifiée selon un analogue de F=ma.

J’ai résumé la situation dans le tableau suivant.

einstein_newton

Pour bien comprendre le changement de perspective, considérez vous en train de tomber d’un avion sans parachute. Du point de vue de la relativité générale, vous ne subissez aucune force, vous vous contentez de suivre la courbure de l’espace-temps. Vous suivez votre trajectoire géodésique normale : votre accélération (au sens de la relativité générale) est nulle.

Maintenant imaginez-vous allongé sur votre lit. Vous êtes dans un champ de gravité et pourtant vous ne tombez pas en chute libre. Vous n’êtes donc pas dans la trajectoire géodésique qui suit la courbure de l’espace-temps. En effet vous subissez une force qui vous empêche de suivre cette trajectoire : la force de réaction de votre lit ! Du point de vue de la théorie de la relativité générale, si vous êtes statique dans un champ de gravité, vous subissez une accélération !

Cette petite histoire nous montre qu’avec la théorie de la relativité générale, certes la gravité n’est plus une force, mais il est quand même possible de s’y opposer ! Il suffit de subir une force (réaction du lit ou moteur de fusée) qui soit suffisante pour nous permettre de rester statique, ce qui – répétons le une fois de plus – est considéré en relativité générale comme une trajectoire accélérée puisqu’elle dévie de la trajectoire géodésique.

Rester statique près d’un trou noir ?

Nous avons vu qu’il est en un sens possible de contrer la courbure à l’aide d’une accélération (ou d’une force, c’est pareil), et de rester statique dans le champ de gravité d’une planète. Essayons maintenant d’appliquer cette idée au trou noir.

Pour cela, je vous propose l’expérience de pensée suivante. Vous disposez d’un vaisseau spatial équipé d’un moteur aussi puissant que vous voulez. Vous vous laissez descendre lentement vers le trou noir en ajustant la force de votre moteur pour être à tout instant quasiment statique, de sorte que votre vitesse soit toujours très faible. Vous vous approchez lentement de l’horizon, vous vous laissez passer très doucement de l’autre côté juste un chouilla, puis vous mettez le moteur à fond les ballons pour ressortir.

sortie_trou_noir

Alors, pourquoi est-ce que ça ne marcherait pas ?

Pour voir le problème, il faut explicitement calculer la force qu’il serait nécessaire de fournir pour se maintenir statique à une distance r du centre du trou noir. Pour le faire il faut se coltiner toutes les mathématiques de la relativité générale, mais je vous fait grâce et je vous donne la réponse. Cette force vaut

F = \frac{1}{\sqrt{1-\frac{R_S}{r}}}\frac{GmM}{r^2},

r est votre distance au centre du trou noir et R_S = GM/c^2 est le rayon de Schwarzschild du trou noir qui délimite son horizon.

Vous voyez que cette force ressemble beaucoup à la force de gravité de Newton GmM/r^2, mais il y a juste un facteur supplémentaire devant :

\frac{1}{\sqrt{1-\frac{R_S}{r}}}

Or ce facteur a le mauvais goût de diverger quand le rayon r s’approche de la valeur R_S qui délimite l’horizon. Moralité : plus vous vous approchez de l’horizon, plus il est difficile de s’opposer à la courbure pour rester statique. Si vous vouliez rester statique au niveau de l’horizon, cela demanderait une force infinie. Donc même avec un moteur délivrant une force colossale, toute lutte est vaine…

Attention, notez bien : je ne suis pas en train de dire que la force gravitationnelle est infinie au niveau du trou noir. En relativité générale, la gravité n’est plus une force ! La gravité est dans la courbure de l’espace-temps. Par contre on voit que si on voulait s’opposer à la courbure au moyen d’une force comme celle délivrée par un moteur, alors au niveau de l’horizon, la force devrait être infinie.

Dans le trou noir

Nous venons de voir qu’au niveau de l’horizon, la courbure est si forte qu’aucune force ne peut s’y opposer. Et dans le trou noir, c’est en quelque sorte encore pire. L’espace-temps est tellement recourbé que le temps et l’espace se mêlent d’une manière étrange.

Cette situation est un peu difficile à décrire sans entrer dans le détails des mathématiques qui décrivent l’intérieur d’un trou noir. Mais pour s’en faire une idée, le moyen le plus simple, c’est de penser au temps dans notre conception usuelle. On compare souvent l’espace et le temps, mais il y a une grosse différence entre les deux ! Contrairement à l’espace, le temps « passe », il s’écoule. Et vous pouvez faire ce que vous voulez, il est impossible d’empêcher le temps de s’écouler.

Eh bien au sein du trou noir, c’est la même chose, mais pour l’espace : il passe, il s’écoule. C’est-à-dire que quoi que vous fassiez, votre distance r au centre du trou noir va diminuer inexorablement comme le temps qui passe, jusqu’à ce que vous heurtiez le point r=0 : la singularité du trou noir (et là on ne sait pas exactement à quoi ça ressemble).

La situation est même encore pire que vous pouvez le penser, car on peut montrer que quoique vous fassiez pour enrayer votre chute, vous aggravez en fait votre cas ! Si vous essayez de faire marcher votre moteur de fusée de n’importe quelle manière, vous allez (avoir l’impression de) tomber encore plus vers la singularité.

Bref, il vaut mieux éviter les trous noirs !

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Crédits

Supermassive black hole in NGC3783, ESO/M. Kornmesser

Schémas : Science étonnante

Pour aller plus loin

Pour les fans : tout ça se calcule très bien. L’extérieur d’un trou noir est décrit par la métrique dite de Schwarzschild, et on peut calculer l’accélération permettant de rester statique à distance r dans une telle métrique (encore que ce ne soit pas un calcul que j’aie vu si souvent que ça). Le truc qui n’est pas si trivial, c’est de définir ce qu’on entend par « statique ». Intuitivement, ça veut dire « qui ne change pas au cours du temps ». Sauf qu’en relativité, la notion de temps devient franchement glissante, puisque le temps absolu n’existe plus. Si on arrive à donner un sens à tout ça dans la métrique de Schwarzschild, c’est parce que celle-ci est « asymptotiquement plate », c’est-à-dire que très loin du trou noir, l’espace-temps est essentiellement plat. Donc les coordonnées d’espace-temps d’un observateur situé à l’infini permettent de définir ce qu’on entend par « statique » : qui ne bouge pas tel que le jugerai un observateur situé très loin du trou noir.

Pourquoi ne vaut-il mieux pas se débattre une fois dans le trou noir ? Dans le cas où on ne fait rien, on tombe en chute libre le long de la géodésique, qui est la trajectoire qui maximise le temps propre. Toute autre trajectoire aura un temps propre inférieur, c’est-à-dire que le temps paraîtra plus court vu de l’observateur. C’est comme le paradoxe des jumeaux : l’observateur non-accéléré aura l’impression de vivre plus longtemps. Donc si vous vous débattez, vous aurez l’impression d’atteindre plus vite la singularité que votre voisin qui a choisit de se laisser tomber en chute libre.

Pour finir, je voudrais dire un mot d’une autre conception erronée au sujet des trous noirs : la spaghetification. Il s’agit de l’idée selon laquelle si vous vous approchez d’un trou noir, vous serez de toute façon déchirés et écartelés par l’intensité de la gravité.

Eh bien ça n’est pas vrai ! En tout cas pas nécessairement. Tout d’abord, ce qui vous déchirerait ça n’est pas l’intensité du champ gravitationnel, mais celle de la force de marée. Ce terme désigne le fait que si vous tombez « les pieds devant » dans le champ de gravité créé par un corps, vos pieds seront plus près donc ressentiront une force plus importante que votre tête. Contrairement à la gravité, en relativité générale la force de marée est toujours une « vraie » force. En particulier au niveau de l’horizon du trou noir, la force de marée décroit gentiment quand la masse du trou noir augmente. Pour un trou noir très gros, la force de marée est faible, donc on ne se fait pas du tout spaghettifier (et pour autant, je le répète, il faudrait une force infinie pour rester statique).

Donc on peut très bien entrer dans un trou noir sans se faire spaghettifier (à l’intérieur, c’est autre chose !). Inversement on peut très bien se faire spaghettifier aux abords d’un corps massif qui ne serait pas un trou noir. Bref la spaghettification n’est ni nécessaire, ni spécifique du trou noir !

33 réflexions sur “Pourquoi est-il impossible de se sortir d’un trou noir ? (2/2)

  1. Merci pour cet article !

    J’ai longtemps été choqué par une injustice physique : en physique newtonnienne, l’espace est quelque chose d’essentiellement relatif, tous les référentiels se valent. Mais dans certains cas, par exemple quand on souhaite calculer l’accélération d’un corps en rotation, un seul référentiel permet de donner un résultat correspondant aux mesures expérimentales : celui donné par des étoiles lointaines. La relativité générale permet-elle d’expliquer cette injustice ?

  2. Je suis émerveillé par la limpidité de vos explications-résumés de concepts aussi complexes, bravo et merci !
    « Le temps et l’espace passent et s’écoulent ».
    C’est beau et poétique 🙂
    « Le temps et l’espace passent et s’écoulent, évitez les trous noir sinon c’est les boules »
    … Et en plus ça peut être humoristique ! 😉

  3. j’ai quand même un peu de mal à comprendre le dernier passage de l’article. Car en toute logique un corps en chute libre à l’intérieur d’un trou noir suit une géodésique qui est par définition le plus court chemin. Alors comment en actionnant le moteur de la fusée et donc en s’éloignant de la géodésique on fini quand même par arriver plus vite à la singularité ?

    Autre question quel est le volume interne d’un trou noir ? Je ne parles pas du volume qu’on voit en étant à l’extérieur, mais du volume « disponible » une fois l’horizon des événements franchi ? Est-ce qu’il tend vers l’infini ?

    • En voilà une excellente question ! Comme c’était dans la section « Pour aller plus loin… », j’ai fait l’impasse sur l’explication mais c’est bien, voici l’occasion de préciser.

      Il y a beaucoup de choses contre-intuitives qui viennent du fait qu’on a énormément de mal à concevoir l’idée de se déplacer dans l’espace-temps. Quand on évoque cette idée, le réflexe naturel (pour moi aussi), c’est de s’imaginer se déplacer dans l’espace, alors que le temps coule.

      Ici le paradoxe apparent vient du fait qu’on parle bien d’une géodésique d’espace-temps. Dans l’espace-temps, la métrique est lorentzienne c’est-à-dire que la distance (carrée) d’espace-temps entre deux évènements est égale à dx^2-dt^2, notez bien le signe moins en face de l’intervalle de temps ! Une géodésique d’espace-temps entre deux évènements (pas entre deux points de l’espace !) est une trajectoire qui maximise la distance d’espace-temps (qui est le temps propre mesuré le long de la trajectoire).

      Entre deux évènements de l’espace-temps, la trajectoire qui maximise le temps propre est la géodésique. D’où le paradoxe des jumeaux. Les deux jumeaux partent du même point de l’espace-temps et arrivent au même point de l’espace-temps. Mais l’un a suivi la trajectoire géodésique, et l’autre non (il a accéléré puis décéléré). Le jumeaux resté sur Terre a maximisé le temps propre, donc il a plus vieilli.

      Dans le trou noir c’est pareil. Vous franchissez l’horizon à un moment donné (premier point de l’espace-temps) et vous allez de toute façon finir dans la singularité (second point de l’espace-temps) La trajectoire qui maximise le temps propre entre ces deux évènements est la géodésique (= ne pas essayer d’accélérer), tout autre trajectoire donne un temps propre plus faible (on aura l’impression que moins de temps s’est écoulé, donc on tombe « plus vite » de son propre point de vue).

      • Merci pour la réponse, il faut encore que je cogite un peu, mais j’ai compris l’idée. Par contre maintenant je suis face à une petite contradiction. Quand j’étais étudiant lors d’un cours d’optique notre prof nous expliqua une autre manière de trouver la trajectoire d’un rayon lumineux traversant un dioptre. Au lieu d’utiliser la relation de Snell-Descartes, on prit 2 points du plan, chacun dans un milieu optique différent puis on chercha à trouver la trajectoire minimisant le temps de parcours entre les 2 points. Le résultat fut confirmé par la méthode de Snell-Descartes.

        Donc d’un coté en optique « classique » la lumière tend à minimiser le temps de parcours, alors qu’en relativité elle suit des géodésique, qui elles maximisent le temps propre. Je suppose que cette contradiction vient du fait que le temps de parcours est celui mesuré par l’observateur donc totalement différent du temps propre, mais j’ai quand même du mal à voir le lien entre les 2.

    • si tu trouves la réponse à cette question, à toi le Nobel ! Ce qu’explique notre ami David est le déroulé des évènements en utilisant la relativité générale ! Mais comme toute théorie, elle est vraie tant qu’on en a pas trouvé de meilleures. La question « que se passe-t-il à l’horizon des évènements ? » reste encore largement débattue dans la communauté scientifique (voir les théories du firewall) et qui a amené le spécialiste – sir Stephen Hawking himself – d’annoncer cette année que peut-être qu’en fin de compte les trous noirs n’existeraient pas ! Quel déconneur ce Stephen !

  4. Pingback: Pourquoi est-il impossible de se sortir d’un trou noir ? (1/2) | Science étonnante

  5. Pour te répondre : non…
    Bon pour développer un peu, le rayonnement d’Hawking « sort » de l’horizon des événements et pas du fond du trou noir… A moins que tu veuilles t’échapper d’un trou noir sous la forme du gerbe de rayons gamma…

  6. Bonjour ; Hé si, … la notion mathématique de “temps” n’était pas la même d’un côté et de l’autre de la « surface », du trou noir ? Ne riez pas ; c’est, plus que probablement le cas. Tout comme l’espace a trois bases « quantiques », le temps a plus que probablement trois « modes qualitiques », (à logique pythagoricienne), qui constituent les trois bases mathématiques de ce qui devient la « fonction temporelle intégrale ». Ces trois modes font partie de la « colorie_temporalité », et non plus de la « colori-métrie » ; une couleur ne se « mesure pas », elle « s’étalonne » à partir de sa décomposition prismatique, en arc en ciel). Les physiciens ne mesurent que les espaces des miroirs réflecteurs matérialisés, et non, l’énergie primaire de la lumière, avant sa réflexion. La notion « d’électromagnétisme quantique » (R.Feynman) est une escroquerie intellectuelle. Ces trois « bases » (ou modes) peuvent donc être mathématifiés, comme les informaticiens mathématifient (par l’écriture) d’un cône tri vectorisé selon les trois couleurs basiques, que sont le système « R.V.B » (Rouge-Vert-Bleu), s’ouvrant et se fermant. La réponse à la question posée, dans ce post deviendrait : « en franchissant la barrière, dite de Planck, l’espace-temps minkowskien (quadri-basique) fond, comme la neige au soleil du printemps ». La logique Minkowskienne, car, Einstenienne, s’effondre. Un noumène est porteur d’une énergie, non physique (trans-planckienne), qui n’obéit plus aux lois de la physique cis-planckienne. La Bible einsteinienne [ E = exclusivement mc2 ] s’effondre. Oui, Einstein a outrepassé ses droits, en violant les lois des rapports espace-temps « internes, au trou noir ». Pour répondre scientifiquement à la question, il faudra attendre qu’un nouveau Henri Poincaré écrive l’hexa-formule de ce qui deviendra le troisième référentiel mathématique (après celui d’Aristote, à trois bases, et celui de Minkowski, à quatre bases). Toutes les lois de la physique ont été établies, relativement, et, exclusivement, par rapport aux bases spatiales euclidiennes. Prétendre « mesurer » le temps avec un « chrono … mètre !!! on peut se le .. mettre … avec ses feet ». La relativité est « liée », à la présence physique de deux observateurs, observant le même « objet ». De l’autre côté du trou noir, ce qui était un « objet » à l’objectif de la lunette cognitive, est devenu le « sujet » du bout oculaire de cette même lunette. La physique actuelle ne connaît qu’un seul bout : l’objectif. Alors elle affirme [ E = exclusivement mc2 ] ; ce qui est une « absurdité cognitive ». Entre le bout objectif et le bout oculaire, il y a un changement de focale spatio-temporelle, ignoré des Physiciens et des mathématiciens minkowskiens. Maintenant, vous pouvez rire ! Pedro.

  7. “ Je vous cite” : [Contrairement à l’espace, le temps « passe », il s’écoule. Et vous pouvez faire ce que vous voulez, il est impossible d’empêcher le temps de s’écouler.] Qu’en savez-vous ? Vous croyez en savoir ce que l’on vous a appris à l’école maternelle. La définition est : « l’écoulement du temps correspond à la somme linéaire que tous les « dt » vont mettre pour parcourir une distance déterminée ». En clair, votre définition du temps dépend de votre définition de l’espace. Vous avez appris à nommer le tout un « espace-temps », dont les bases mathématiques sont 1) le mètre pour les Français, et le pied, pour les Anglo-Saxons, pour quantifier la notion d’espace, et 2) la seconde pour quantifier la notion de temps. Or, cette seconde (toute artificielle) a été déterminée par rapport (tout aussi artificiel) à ce que vous appelez (dès lors) le temps, qu’il faut à un « phénomène », pour parcourir l’espace dit de référence. Votre définition du « temps », est, donc, bien avant Einstein, « relative à la notion d’espace … qu’il soit droit ou courbé». Je reprends votre citation [Contrairement à l’espace, le temps « passe », il s’écoule. Et vous pouvez faire ce que vous voulez, il est impossible d’empêcher le temps de s’écouler.] Hé, bien cher Petit Génie, c’est faux ! Je vous re-cite : [dans la théorie d’Einstein, il l existe un équivalent de l’équation [F=ma], qui permet de quantifier comment la présence d’une force modifie la trajectoire d’un objet ]. Hou, hou, le voilà le criminel ! « OBJET ». En bon « Physicien », vous ne voyez que des « objets », et vous faites un « scotome total » sur le « sujet » qui voit l’objet. Je vous indique, ainsi, que, même si j’ai un Doctorat, et un CES d’électronique appliquée à la Biologie, je ne suis pas un Physcien. Alors, contrairement à vous, j’utilise « mon objectif, et, mon oculaire » pour « comprendre, ce qui se traduit en latin par « cum-prendre », soit, « prendre avec ». Pour « prendre avec », il est nécessaire « d’être deux ». Ce que vous les Physiciens ne savez plus faire (à force de vous mettre des ultra microscope électroniques, et des cyclotrons, dans les yeux.). Alors, oui, avec votre logique d’unijambiste, vous aurez beau vous mettre le doigt (de la main) dans l’œil, et appuyer de toute la force d’un moteur de fusée, vous ne ferez pas ressortir de votre œil (qu’il va falloir confier à un ophtalmologue), le doigt de votre pied. Et, pourtant vous criez haut et fort « Si, si, Saint Einstein a dit que [ E ne pouvait qu’être égal à mc2 ] . Ajoutons que E= énergie, m = masse et que « c » est un rapport de (faux) de mètres, par (fausses) secondes. Si un objet peut avoir une masse, les petits électrons qui ont servis à la fausse démonstration de R. Feynman, et les noumènes, véhiculés pas un sujet n’en ont pas. Alors le titre même de votre question : « Pourquoi est-il impossible de sortir d’un trou noir ? » devient caduque. Dans un trou noir, il n’y a plus ni mètre, ni seconde, et, il devient tout à fait possible de modifier la notion de temps. Lorsqu’un mathématicien aura mis au point un référentiel hexa-basique que je vous propose d’appeler le « Référentiel d’Antioche » (somme de « ante », en latin, base Rouge = « 1 », de « Yo », en hébreu, valeur 10, de la base Verte, et Ki, en japonais (Hara … Ki ne rit plus), ou en Grec, égale base Bleue = 100 Bleu), vous ne serez plus « exclusivement des Physiciens, mais vous deviendrez des « Physiciens-métaphysiciens », alors, vous ne serez plus « unijambistes cognitifs, mais, vous serez devenus, enfin, des bijambistes cognitifs. . Je n’ai absolument rien inventé, j’ai simplement lu le Sepher Yetzira, en hébreu carré non accentué, qui dit « Le monde a été créé par le souffle de trois Lettres Mères : Aleph, le Père des forces, Mem, la mère des formes, et Shin (en forme de trident) qui représente l’insémination des formes par les forces ». A chaque fois que votre conscience s’endort, elle rentre dans un trou noir, et, oh ..miracle chaque matin, elle en ressort, sans avoir eu besoin de manger, la veille, des kilos de (bon) cassoulet toulousain. Si vous voulez « cum-prendre », avec votre oculaire et avec votre objectif cognitifs, .prenez rendez-vous chez un médecin anesthésiste, qui fera faire à votre appareil de prise de conscience (bien meilleur, que les appareils des Physiciens) des allez et retour nombreux « trans_te_ cis planckiens ». Apprenez à changer les trois « focales » (RVB) de votre appareil cognitif, comme vous savez changer (tac, tac, tac, les trois objectifs à focales différentes, d’un petit microscope de laboratoire). Des « mètres » minkowskiens, vous découvrirez, alors les résidus de mètres de « l’espace-temps que j’appelle « dit de Picasso », et celui de votre somme de dérivées temporaires « dt_n » se transformer en « temps intégral » (celui de … l’intuition ). Vous verrez le changement des trois bases temporelles « R.V. B», se déployer en arc en ciel cognitif. Les caractères de ce nouveau mode cognitif sont : l’hyper-gnosie, l’hyper-thymie, l’hyper-mnésie, et … l’hyper … chromatie. Comprenez à quoi correspond mathématiquement cette hyeper-chromatie (scalaires des nombres imaginaires) vous aurez découvert le mécanisme logique du prochain référentiel post minkoswkien, (D’Antioche).

  8. Excusez-moi, d’insister un peu, mais, l’enjeu en vaut la peine. Le CERN vient de doubler la puissance en gigas électrons-volts du LHC, dont, en particulier, le CNRS a pris la charge de superviser les résultats de l’appareil annexe appelé « LHC_B » ( « B » comme « beauty »). Pourquoi « beauty » ? Le LHC_B sur-vitaminé va permettre aux Physiciens de découvrir un phénomène, qui leur est actuellement incompréhensible (du fait de la faiblesse mathématique du Référentiel de Minkowski) : l’hyper-chromatie, ou hyper colori-temporelléité, à trois variables temporelles. Pour le moment les Physiciens et Mathématiciens, se heurtent à ce que l’on appelle « l’incohérence vectorielle, induisant une hallucination ». Or, la théorie « dite des cordes » a déjà été écrite, il y a de cela trois mille ans. Avant que vous n’ayez le temps de vous en rendre compte l’un de vos collègues va apposer sur vos documents « copyright, made in China ». Hé, oui, la théorie des cordes correspond au « Yi Jing », décrit par un Chinois, nommé, Fuxi. Il repose sur un système logique à base de 8 trigrammes, soit un « octave pythagoricien », à trois bases temporelles du mode RVB, utilisé en informatique (pixel, à écriture tri-vectorielle, en cône) . Son fonctionnement a été décrit dans le « Traité canonique des mutations », qui s’expriment par 64 hexagrammes. Comment un homme, qui ne fait pas référence à un quelconque « éclairage divin », pouvait-il concevoir (cum-se-voir) le mécanisme de ce qui est décrit dans le « Livre de la form-ation », le Spher Yetzirah ? Fuxi aurait lu et copié la Torah ? Non, Fuxi a utilisé une technique cognitive qui permet d’ouvrir l’outil cognitif « dit de l’intuition géniale » (le mode gnostique, remplace le mode mental). Il l’a fait, à la façon chinoise, dont la prohibition à la limite de l’inquisition, qui s’étend actuellement sur la France, m’interdit de faire l’apologie. Mais, comme je suis un petit malin, il ne m’est pas interdit de vous dire que vous trouverez la bonne réponse à cette question fondamentale pour notre culture, en lisant un livre hautement philosophique : « Tintin et le Lotus bleu ». Alors, n’hésitez pas à consulter un anesthésiste, qui vous fournira, légalement « l’agent anesthésique volatil » nécessaire à cette « expérimentation cognitive ». Il convient de mettre en œuvre, assez rapidement, trois phases expérimentales 1) induction au pré endormissement ; 2) retour à l’état d’éveil, 3) latence cognitive, pour vous permettre d’analyser et de comprendre ce qui s’est passé, et, …., à nouveau trois temps identiques, …jusqu’à ce que votre conscience soit suffisamment « concentrée », pour, enfin, voir le « tac rouge , tac vert , tac bleu, puis l’éclatement de la conscience dite du mode gnostique intuitif. Le gaz volatil (dont la loi française m’interdit de vous fournir le nom) est utilisé pour faire des anesthésies courtes, avec réveil facile et rapide, chez les enfants. Elle est donc, sous contrôle d’un professionnel, absolument non toxique. Il y a, évidemment, juste un risque, très rare, d’allergie au produit, risque éliminé par le professionnel. Voilà, vous savez tout, je ne vous importunerai plus. Au revoir, et Merci de m’avoir lu. Pedro.

  9. Et qu’en serait-il d’un objet relié par un câble à une fusée située assez loin de l’horizon du trou noir. Supposons que l’observateur dans la fusée laisse descendre cet objet au-delà de l’horizon du trou noir. Que deviendrait ce lien physique (la corde) ? Si la force de marée est nulle, elle ne devrait pas casser. Et la fusée ? Elle devrait alors suivre l’objet piégé par le trou noir. Mais si la nature de l’espace change après la frontière , que se passera-t-il pour cette fameuse corde ?

    •  » Si la force de marée est nulle »

      Il n’existe pas de « force » de marée; ce qui existe est un « effet » de marée. Comme un « effet » centrifuge ou centripète; ou encore, un « effet » gravitationnel. Les « forces » sont des facultés divines.

  10. Voilà, vous avez posé « la bonne question, que je cite » : « Mais si la nature de l’espace change après la frontière, que se passera-t-il pour cette fameuse corde ? ». Tout est dit, dans cette formulation. Au-delà du (faux) mur, dit, de Planck, les référentiels d’espace temps, aristotélicien et minkowskien, s’effondrent. « L’invariance de Poincarré n’est plus satisfaite ». Le redémarrage du LHC (après ses courts-circuits), va permettre de « voir, in visu » cette « mutation de l’espace temps, qui de physique, deviendra du domaine du psychique, soit, méta-physique » (au-delà du faux mur de Planck). L’espace physique et mathématique (de Aristote, Minkowski, Poincarré), se transforme en « mach-mallow », du type « espace de Picasso » ; lequel peintre, n’a absolument rien inventé ; il a « permis à sa conscience de faire des shoots, et, comme il était un peu moins shooté que la moyenne des individus qui se shootent, il a conservé (durant ses sheet ») un pouvoir de visualisation cognitive. Gauguin a fait pareil, dans sa « maison du jouir ». Alcool, + Vahinées + fumée d’opium, fourni par les Chinois de Polynésie .. Poincarré, n’est plus du tout carré… houps, hips ! Mais, … c’est .. réel tout de même. Quand un myope se met des lunettes d’hypermétrope sur le nez, il fait « hips, houps ! » … bien que le réel qu’il regarde, lui, n’a absolument pas changé. C’est sa vision qui a changé, c’est, son « référentiel d’espace-temps » qui a changé. Les espace-temps, physique et métaphysique (cis et trans planckiens) eux n’ont absolument pas changé. Alors, la corde, qui retient la fusée, elle serait … « dématérialisée », soit devenue de la lumière (dite noire, car non réfléchie sur la matière), vibratoire, mais, non plus corpusculaire. Où il est le (trop) fameux boson, dit de Higgs, ou de Hips ; je crois que j’ai bu un peu trop de champagne et de whisky ! Ils ne l’ont pas « vu », car, ils ne le verront pas ! Il est « trans-planckien », soit « énergétique et vibratoire, mais non encore corpusculaire et donc matérialisé ». Il est du domaine de Chronos Père, et non de celui de ses enfants pétrifiés. (« Dérivés », mathématiquement, par rapport à la fonction temporelle intégrale). Les différents plans, soit disant parallèles, que proposent les Physiciens, ne sont que le fruit de leur illusion d’optique. Pour comprendre les résultats mathématiques des nouvelles expériences du CERN, il va falloir que les Mathématiciens comprennent une théorie, énoncée, il y a de cela trois mille ans, par un Chinois appelé Fuxi, qui s’appelle le « Yi-King ». Fuxi ne se mettait pas les résultats du « L.H.C », dans l’œil, il voyait fort et clair : « huit sur huit ». (probablement, un peu, grâce à quelques pipes d’opium). Mais, au moins, lui, il a compris ce que sont les variations de bases espace-temps entre les mondes de la physique, et ceux du phsychique (méta-physique). Tous les fondements des mathématiques sont à revoir. Le faux mur dit de Planck va être traversé ! C’est la plus grande révolution de toute l’histoire de l’humanité que nous vivons depuis Genève (Gène-Nova).

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  13. Bien sûr que si qu’on peut en sortir, d’un trou noir : il suffit de chevaucher un graviton (ou de se transformer soi-même en graviton). Parce que les gravitons, eux, ils sortent (sinon pas de gravité dehors), et ce malgré qu’ils n’aillent pas plus vite que la lumière (c’est bête, hein ?).

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