Tout sur comment je fais mes vidéos

Il arrive souvent que l’on me pose des questions sur la manière dont je produis mes vidéos; qu’il s’agisse du processus d’écriture, du matériel que j’utilise, des logiciels, des techniques, ou simplement quelques trucs et astuces. Que ce soit pour les curieux, ou bien pour les vidéastes débutants désirant se lancer, j’ai donc décidé de rassembler ici un maximum d’information sur ces sujets.

Cela ne servira à rien pour ceux qui souhaitent apprendre comment faire un court métrage de fiction, mais cela sera peut-être utile à ceux qui souhaitent produire des vidéos dans un style podcast/vlog, c’est-à-dire plutôt en face caméra, tout seul et avec un budget et surtout un temps limité.

Ce que je vais raconter ici n’est que la partage de mon expérience personnelle, il ne s’agit en aucun cas de la vérité absolue, ou d’un cours sur les techniques audiovisuelles. Gardez en tête que je ne suis professionnel dans AUCUN des domaines dont je vais parler (image, son, montage, graphisme…) Au mieux j’espère vous pointer sur les bons mots clés qui vous permettront de faire vos propres recherches sur des sites ou dans des ouvrages spécialisés. D’ailleurs vous verrez souvent écrit dans mon texte la consigne « renseignez-vous » !

Si vous avez des remarques, des questions, des compléments à apporter : laissez les en commentaires, je me ferai un plaisir d’essayer d’y répondre, ou de les incorporer dans le texte.

Dernier point, je vais évidemment citer des marques. Il ne s’agit bien entendu pas de publicité déguisée, mais j’essayerai de vous donner mon avis le plus objectif possible.

Je vais donc vous parler successivement de l’écriture, du tournage et de l’image, du son, du montage et de la diffusion de mes vidéos.

L’écriture

La recherche d’informations

Pour écrire mes vidéos, j’utilise parfois mes connaissances personnelles, si je maitrise bien le sujet (plutôt sur la physique), mais j’ai évidemment recours à un gros travail bibliographique qui se déroule principalement en ligne.

Pour commencer, Wikipédia est une étape quasi incontournable, car elle permet en général de bien cerner le cadre d’un sujet, et de pointer sur les bons concepts. Comme certains se plaisent à le rappeler souvent avec un air pédant, tout n’est évidemment pas 100% parfait sur Wikipédia; mais sur les domaines scientifiques, l’encyclopédie en ligne présente un atout de taille : elle cite bien souvent les publications d’origine ! Grâce à la section bibliographique de Wikipédia, on peut donc très rapidement remonter aux articles scientifiques. En somme, Wikipédia est une excellente source de sources.

Pour trouver les textes de ces articles scientifiques originaux, Google Scholar est très bien fait car il recense notamment tous les endroits du Net où l’on peut trouver un article donné, et notamment nous indique où trouver le fichier PDF s’il existe (sur les sites des labos ou des chercheurs, sur ResearchGate, etc.). Pour des articles suffisamment connus, on trouve presque toujours le PDF par ce biais. Et quand ça ne marche pas : évidemment sci-hub est votre ami.

Je m’inspire aussi régulièrement de ce qu’on trouve dans les grandes revues généralistes comme Science ou Nature. Les articles de recherche sont souvent difficiles à attaquer sans bases, mais les deux revues ont des sections plus vulgarisées comme les « News and Views » de Nature, ou les « Perspectives » de Science.

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Les scripts

Pour écrire les scripts de mes vidéos, j’utilise principalement 2 outils exceptionnels à la puissance sous-estimée : le papier et le crayon ! Je passe énormément de temps à prendre des notes, à griffonner, à faire des plans détaillés, des croquis. J’utilise beaucoup la technique des cartes mentales (mind map). Par exemple, ci-dessous la carte mentale que j’ai utilisée pour préparer ma vidéo sur la gravité quantique à boucles. Une fois tout mis sur la carte, le plan s’est fait très naturellement.

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Je ne passe à l’écriture détaillée (sur traitement de texte) que le plus tard possible, quand je dispose d’un plan très détaillé sur papier. Ah oui en matière d’écriture, je suis un fan des logiciels de traitement de texte « sans distraction ». J’écris régulièrement sur iA writer (sous mac) et, les lignes que vous lisez sont tapées avec WriteMonkey (sous Windows).

En ce qui concerne le script, j’ai une technique un peu bizarre : j’écris complètement mes phrases…mais je ne les apprends pas. Le texte que je dis à la caméra est donc « en gros » celui qui est sur le script, mais le fait de ne pas l’apprendre par coeur me permet de garder un style plus « conversationnel », et moins figé que si je récitai un truc appris. Conséquence de cela : je fais parfois à l’oral de petits lapsus, de rares fautes de français, et surtout des « redoublements du sujet » que l’on ne tolèrerait pas dans un texte écrit ou récité (du genre « La Terre, elle tourne… »). On me le reproche souvent, mais tant pis.

A l’écriture, je découpe mon script en séquences de quelques phrases qui seront enregistrées « d’un coup », en prévoyant à quel moment il y aura des graphiques ou des animations, afin de minimiser le nombre de « jump cut » (même si j’en laisse de temps en temps).

Une exception à cette règle, ce sont mes épisodes « à chaud », pour lesquels je griffonne un plan, je mémorise le plan puis je le mets hors de ma vue, j’allume la caméra et je tourne en une prise en improvisant sur le plan. Évidemment le résultat est moins léché ! (Ci-dessous le plan de mon dernier épisode « à chaud » sur les prix Nobel)

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Le tournage

Le tournage est la partie que j’aime le moins, mais c’est heureusement la plus rapide ! Une vidéo de 10-15 minutes se tourne en général en environ une heure.

La caméra

Comme la plupart de mes collègues vidéastes, je ne tourne pas avec une caméra, mais avec un appareil photo numérique. Ceux-ci permettent d’avoir une qualité d’image bien supérieure à celle des caméscopes grand public, pour un prix bien inférieur aux caméras professionnelles.

Mes premières vidéos ont été filmées avec un Fuji X100. Cet appareil n’est absolument pas adapté pour la vidéo, mais je n’avais que ça sous la main (par contre pour les photos c’est une merveille, mais c’est une autre histoire).

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Je filme maintenant avec un appareil réflex Nikon D5300.

nikon-d5300_1381853667_450x400J’ai choisi Nikon car j’avais déjà pas mal d’optiques de cette marque (j’ai un Nikon argentique), mais d’après la sagesse populaire, Canon est plus avancé que Nikon en ce qui concerne la vidéo. Après si vous avez un peu de budget, le Panasonic Lumix GH4 (bientôt GH5 ?) semble un rapport qualité/prix imbattable (avec notamment la 4K) pour la vidéo.

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Que faut-il regarder pour choisir un appareil photo ? La résolution évidemment : la HD (1280×720) est un minimum, la Full HD (1920×1080) est quasi standard maintenant, la 4K c’est le luxe, mais pas forcément utile aujourd’hui (encore que pour recadrer…on en reparlera plus bas).

Autre élément important : le nombre d’images par secondes. On trouve généralement 24 ou 25, 30, parfois 50 et 60 (l’unité est le FPS, Frame per Second). Il y a plein de débats entre les spécialistes sur le choix idéal, et je me garderai bien de donner un avis tranché. Sachez en gros qu’un 24FPS fera plus « cinéma », tandis qu’à 30FPS ça fera plus « télé » (par comparaison mes 12 ou 13 premières vidéos sont en 24FPS, les suivantes en 30FPS). Si vous voulez faire un peu de « slow motion » il vous faudra du 60 FPS et même au-delà. Renseignez-vous aussi sur la bizarrerie 29.97 vs 30FPS, mais rien de bien critique.

Dernier point important en ce qui me concerne : combien de temps est-il possible de filmer en continu à la résolution et FPS qui vous intéresse ? Pour des raisons « fiscales » (et parfois de taille de fichier), les appareils photos sont bridés pour ne pas pouvoir filmer plus de 30 minutes en continu. Mais il arrive parfois que ce soit moins. Mon Fuji X100 ne pouvait filmer que 10 minutes d’affilée. Très galère au tournage, quand on est seul.

J’ai choisi le Nikon D5300 car il pouvait filmer 30 minutes d’affilée en Full HD (1920×1080) à 30FPS. Pensez bien à regarder ce critère ! Il y a peu j’ai lorgné un peu sur le Nikon D5 qui permet de filmer en 4K…avant de découvrir qu’il ne pouvait filmer que 3 minutes à cette résolution !! (outre le fait qu’il est complètement hors budget pour moi). Ah oui le Nikon D5300 permet aussi de retourner l’écran pour avoir un retour vidéo. Utile pour les réglages, car je filme seul.

Pour ceux qui veulent tâter du matos pro, il y a les caméra BlackMagic qui me font régulièrement de l’oeil, mais je pense qu’en terme d’utilisation ça demande tout de suite plus de travail (notamment en postproduction) par rapport à un bon vieux réflex.

Les réglages

Sur les paramètres : je me mets en mode complètement manuel. Je filme à un temps d’exposition de 1/60e. Attention à bien comprendre la différence entre temps d’exposition et FPS ! Il y a là aussi des débats entre pros pour décider du meilleur temps d’expo en fonction de votre FPS. Je me suis rangé à l’idée d’avoir un temps d’exposition qui soit la moitié de la FPS (donc 1/60e pour 30FPS, 1/120e pour 60FPS…), mais renseignez-vous et faites-vous votre idée sur la question.

Comme mon ouverture et mon temps d’obturation sont fixés, j’ajuste l’exposition avec les ISO. Généralement je suis autour de 400 – 800 suivant l’éclairage dont je dispose.

Dernier point, concernant sur la balance des blancs : je n’ai pas encore trouvé mon réglage idéal. J’oscille entre une balance « Auto », mais qui a l’inconvénient de bouger d’une prise à l’autre, et une balance fixe (du genre lampe à incandescence), mais dans tous les cas j’ajuste un peu en postproduction.

Cadrage et focale

Niveau objectif, je filme avec un 50mm fixe, qui me permet d’ouvrir beaucoup (typiquement à 2.8) et par conséquent d’avoir le fond du décor légèrement flouté (renseignez-vous sur la profondeur de champ et le « bokeh » si c’est du chinois pour vous.) Si vous ne savez pas quoi choisir, renseignez vous un peu sur les notions de focale, notamment le fait que se mettre proche de l’appareil avec une focale courte accroit les perspectives (et déforme les visages, cf le style « à la Norman »), mais cela va dépendre aussi de la place dont vous disposez pour placer votre caméra.

Pour mettre mon appareil, j’utilise un pied Manfrotto qui est de bonne qualité, mais pas non plus un truc méga pro. Prenez quelque chose qui vous permet de régler le niveau (horizontalité) correctement. Seul détail important : j’ai pris un pied qui monte assez haut car je voulais avoir l’appareil au niveau de mon visage. Donc si vous choisissez un nouveau pied, regardez bien la hauteur maximum que vous pouvez atteindre

Enfin dernier détail : je me suis acheté la télécommande Nikon. Elle ne me sert pas à déclencher la vidéo, mais elle permet de prendre une photo juste avant de commencer à filmer. Cela me permet de me positionner dans le cadre, de prendre une photo en autofocus pour que la mise au point soit faite, puis de bloquer la mise au point et lancer ma vidéo. Comme j’ouvre pas mal mon objectif, il faut être assez précis sur la mise au point. J’utilise le mode « mise au point sur le visage », qui me permet d’être net à coup sûr.

Éclairages

Pour l’éclairage, j’ai sur ma droite un halogène (qu’on ne voit pas à l’image) et qui éclaire le plafond, pour un éclairage indirect. Et en face de moi, à côté de l’appareil, j’ai un panneau de LED Aputure 528W que j’ai monté sur un petit pied photo bas de gamme. Ce panneau est « Wide », c’est-à-dire qu’il éclaire avec un grand cône de diffusion, pour éviter trop d’ombres.

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C’est du matériel un peu cher, mais très maniable et ajustable. Il y a même des batteries si on veut être « sans fil ». De manière générale, on peut s’en sortir avec des éclairages domestiques, c’est ce que j’ai fait sur mes 15 ou 20 premières vidéos, avant d’acheter le panneau de LEDs. Attention toutefois à ne pas se retrouver avec des phénomènes de scintillement (flicker) une fois à l’image. Cela dépend de la technologie des éclairages et de votre vitesse d’obturation. Donc faites des essais avant !

Et bien sûr, avant toute chose, étudiez les techniques d’éclairage à 3 points. C’est un peu la base, même si vous ne mettrez pas forcément tous les principes en oeuvre. Je n’utilise pas pour ma part d’éclairage derrière moi, mais ça peut rendre très joli (voyez la vidéo « les origines de la richesse » de DirtyBiology).

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Je tourne dans une pièce relativement sombre mais avec une fenêtre. S’il fait jour je bénéficie d’un peu de lumière naturelle. Attention toutefois aux variations d’exposition intempestives (soleil/nuages) et à la balance des blancs.

Le tournage

En ce qui concerne le tournage, je suis seul donc je lance ma caméra, je laisse tourner pendant 30 minutes (puisque c’est la limite de ma caméra), au bout de 30 minutes je stoppe et je relance…autant de fois que nécessaire (généralement 2 ou 3).

Quand je tourne, je fais séquence par séquence (tel que définit sur mon script), et je refais une séquence jusqu’à ce qu’elle soit bonne (entre 1 et 10 fois suivant les situations !).

Quand j’ai de la voix off sur une animation, je l’enregistre en même temps et de la même manière que le face caméra, ce qui me permet notamment de conserver le même son du micro entre les séquences « face caméra » et les séquences « voix off » (alors que si vous enregistrez après coup, ou dans une pièce différente, ou même simplement dans une position différente, vous aurez une différence de coloration du son).

Le son

Ah le son ! C’est quelque chose que tout le monde vous dira : si l’image n’est pas parfaite, on s’en fout, par contre soignez le son, c’est essentiel ! La bonne nouvelle c’est qu’un matos son correct vous coûtera beaucoup moins cher que du matos vidéo équivalent, alors profitez-en.

Un micro pour débuter

Règle numéro 1, en général n’utilisez pas le micro de l’appareil photo. Le son sera mauvais, bruité, lointain et peut-être perturbé par le bruit de l’appareil (comme l’autofocus si vous l’utilisez, etc.)

Pour les vidéastes débutants, la solution est presque toujours la même : le micro cravate ATR3350. Il ne coûte que 30€ et fait le job. Perso je l’ai trouvé de qualité correcte au niveau du son, mais de qualité médiocre au niveau de la fabrication (parties fragiles, câbles qui grésillent). Mais bon à ce prix là, on ne fait pas la fine bouche. Si vous avez une filière d’importation américaine, là-bas le micro GiantSquid est aussi très populaire (mais pas distributé en France). Par contre évitez les micros pour téléphone portable qui ne sont pas franchement adaptés.

L’ATR3350 est alimenté par une pile bouton. Il faut qu’elle soit en forme pour que le son soit bon. Donc n’oubliez pas de l’éteindre quand vous avez fini de l’utiliser. J’avais lu qu’il vallait mieux mettre une pile un peu différente de celle recommandée, je l’ai fait mais je ne sais pas si ça a vraiment eu un impact.

Enregistrer le son

Le micro ATR3350 sort avec un jack 3.5mm, que vous pouvez brancher sur votre appareil photo, ou bien enregistrer à part et synchroniser en postproduction (pour cela, votre vidéo enregistrera le son avec le micro de l’appareil photo, mais vous ne vous en servirez que pour la synchro).

De manière générale, sachez que la qualité de votre son – en particulier la présence de bruit de fond – ne va pas dépendre seulement du micro mais aussi de l’amplification, et en particulier du préampli (renseignez vous sur ce concept). Donc ce à quoi vous branchez votre micro va être essentiel !

Avec l’ATR3350, je l’ai d’abord relié à un ordinateur en enregistrant avec le logiciel Audacity. La qualité de la carte d’acquisition de l’ordinateur va jouer ! Sur un vieux portable j’avais un son horrible, sur un iMac de 2011, un son correct. Je n’ai pas essayé de le brancher directement sur mon appareil photo.

Pour améliorer mon son, j’ai ensuite acheté un enregistreur portatif (un Tascam DR05, autour de 100€, et dans le même genre vous avez le Zoom H1 qui est très populaire chez les vidéastes). Il semble y avoir un léger consensus chez les pros pour dire que Tascam a des meilleurs préamplis (et donc moins de bruit de fond) que Zoom, mais je suis bien incapable de juger. Dans tous les cas, avec un enregistreur portatif, vous aurez moins de bruit. Réglez bien le gain pour avoir assez de signal sans saturer.

De manière générale, je vous recommande énormément d’apprendre à vous servir du logiciel (gratuit) Audacity, et notamment le module de réduction de bruit. Il vous donnera un résultat significatif et vous évitera de racheter un micro ou enregistreur de qualité supérieure pour pouvoir améliorer votre son.

Un meilleur micro

Il y a peu, j’ai quand même choisi d’upgrader mon matos son. Si vous voulez faire pareil, il va falloir vous documenter, et réfléchir à votre usage !

Première chose à considérer : micro cravate vs micro canon. Le micro canon ne se voit pas, c’est plus joli, et prendra probablement moins de réverbération de la pièce. Mais attention il faut qu’il soit assez prêt de votre bouche (moins d’un mètre), si vous êtes seul et que vous cadrez large, ça va être chaud. Et puis il vous faudra un pied et une perche, etc. (Chez les vidéastes par exemple, Nota Bene utilise un micro canon) Le Rode NTG-2 est extrêmement populaire pour son rapport qualité/prix (mais Dave Sheik recommande plutôt le NTG-1 !)

Pour ma part, j’ai décidé de rester au micro cravate. Voici les choses qu’il vous faudra considérer : le type de sortie. Seuls les micros cravate bas de gamme sortent en jack, dès qu’on monte c’est une sortie XLR. Donc il vous faut un enregistreur qui prenne du XLR ! (à moins d’utiliser un convertisseur XLR/Jack mais je crois que ça n’est pas une bonne solution, renseignez vous avant !).

Deuxième point : la directivité. Le micro peut être « omnidirectionnel », « cardioïde » voir « hyper-cardioïde ». Après mûre réflexion, j’ai choisi de rester sur un omni : inconvénient il prend un peu plus la réverbération de la pièce dans laquelle j’enregistre, mais il est moins sensible au positionnement et aux mouvements de tête.

Enfin regardez la sensibilité du micro, qui vous renseigne sur la quantité de préamplification qu’il faudra mettre. Plus un micro est sensible, moins il faut préamplifier, moins il y aura de bruit de fond dû au préampli ! Regardez aussi le rapport signal sur bruit.

Enfin il existe deux technologies de micro : les dynamiques et les statiques. Pour aller vite (renseignez-vous), les statiques sont plus fragiles mais plus sensibles, et demandent une alimentation électrique. Sur le ATR3350, la pile bouton fournissait l’alimentation. Sur des micros XLR, l’alimentation peut venir d’une pile située dans un module d’alimentation relié au micro, ou bien venir de l’enregistreur : ce qu’on appelle l’alimentation fantôme.

Enfin, regardez la taille du micro : ça peut jouer si cela vous embête qu’il se voit trop.

A la fin des fins, j’ai cassé ma tirelire pour m’acheter un Audio Technica AT899. Il répondait à tous mes critères (XLR, omnidirectionnel, statique, haute sensibilité, petite taille). Il a un gros défaut, il n’est pas facile à trouver en France. Si vous avez un ami aux USA, ça peut aider !

Un meilleur enregistreur

Pour aller derrière, j’ai acheté un enregistreur Tascam DR70, qui peut enregistrer 4 pistes en XLR, et possède des préamplis dont la qualité est saluée par les spécialistes. Et bien sûr il fournit l’alimentation fantôme (48V) nécessaire au fonctionnement du micro, sans devoir y mettre une pile.

Attention toutefois à la manière dont vous alimentez l’enregistreur. Si vous l’alimentez sur secteur (adapteur Tascam vendu à part), vérifiez que cela n’engendre pas de bruit parasite. Chez moi c’est malheureusement le cas : gros bruit à 50Hz et tous ses multiples (100Hz, 150Hz, 200Hz etc.). On l’entend par exemple sur ma vidéo sur le Go, où je n’avais pas fait gaffe. Donc si c’est pareil pour vous, alimentez plutôt avec des piles ou bien avec un câble USB relié à un ordinateur (dans ce cas là, je n’ai pas de bruit).

Dans le doute, faites vos tests : enregistrez un blanc et analysez le avec Audacity (fonction Plot Spectrum) pour voir si vous avez du parasitage.

Dernier détail, j’ai remarqué que j’avais un meilleur résultat en ne mettant pas trop de gain, quitte à réamplifier un peu au montage.

Post-traiter le son

A nouveau, n’hésitez pas à apprendre Audacity pour réduire le bruit. Il y a une fonction « noise reduction » (qui a changé récemment, donc utilisez une version récente d’Audacity). On applique le traitement en 2 temps. Il faut d’abord analyser le bruit sur une séquence « blanche » de votre enregistrement. Ensuite on retire le bruit, voici les paramètres que j’utilise (mais là aussi, renseignez vous, experimentez, etc.)

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Au sujet de la synchronisation avec l’image. J’utilise Final Cut Pro X qui le fait automatiquement (pour peu qu’on ait mis quelques beaux claps au début de l’enregistrement pour qu’il puisse synchroniser le son pris par l’appareil photo et celui pris par l’enregistreur). Si votre logiciel de montage ne synchronise pas, vous pouvez synchroniser avec Audacity et ffmpeg. Audacity vous permet de découper votre piste son pour que sa durée soit parfaitement calée sur celle de votre fichier vidéo, et ffmpeg vous permet de remplacer la piste de votre vidéo. Si vous faites ça, prêtez attention à ce que la fréquence d’échantillonnge soit la même ! (44100 vs 48000 Hz).

Dernier détail sur le son : au moment du montage, je fais une toute petite égalisation pour laquelle j’ai repris exactement les conseils donnés par RougeVertBleu : allez voir sa vidéo, mais moi je me suis fait une petite capture d’écran

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Le montage

Quel logiciel ?

Passons au montage. Je travaille sur un Mac, donc j’ai commencé avec iMovie. En terme de capacité, il était parfaitement suffisant pour moi, mais je l’ai trouvé souvent buggué à l’export (décalage son/image, qualité de l’image). J’ai craqué après ma vidéo sur la théorie des cordes (l’image est horrible), et je suis passé à Final Cut Pro X.

Je ne donnerai pas de conseils sur la comparaison entre FCPX et les autres logiciels. Renseignez vous ! En gros FCPX n’est probablement pas le logiciel le plus pro ou le plus complet, mais je le trouve ergonomique et la transition depuis iMovie se fait très bien. Mais je ne suis pas un gros consommateur d’effets de montage, donc faites vous votre propre idée.

Le rough cut

Quand j’importe mes vidéos et mes sons, je commence par faire la synchronisation. Ensuite je fais un premier prémontage « rough cut », qui consiste à sélectionner la bonne prise de chaque séquence, et à les mettre bout à bout. L’idée n’est pas de faire les transitions ni même de mettre les bons points de départ et d’arrivée de chaque plan, mais vraiment juste d’avoir une première version où on a les bonnes séquences dans le bon ordre.

Cette opération est très rapide, moins d’une heure, et quand je suis chaud j’essaye de la faire dans la foulée du tournage. Pour aller vite et gagner du temps, je fais tout au clavier en utilisant les raccourcis. Sous FCPX, ce sont les touches J/K/L (avancer, reculer, plus ou moins vite), les touches I/O (début et fin de plan) et la touche E (ajouter sur le projet). Il y a forcément des équivalents pour les autres logiciels de montage. Sans toucher ma souris, je réalise très rapidement un « rough cut » de ma vidéo.

Un conseil général si comme moi vous cherchez à gagner du temps : apprenez les raccourcis !!!

Le montage détaillé

Une fois que le rough cut est fait, je fais le son (niveau / égalisation) et éventuellement une correction colorimétrique. Ensuite je fais généralement un export que j’uploade parfois sur Youtube pour voir ce que ça rend. J’ai découvert que le rendu des couleurs sur FCPX, VLC, Youtube sous Safari et Youtube sous Firefox étaient tous différents ! Du coup j’aime bien vérifier ma colorimétrie sur le rough cut uploadé, avant de me lancer dans le reste du montage.

Sur le montage lui-même, pas grand chose à dire car je fais en général des choses très sobres, essentiellement des plans de coupe avec des graphiques ou des animations. Une question que je me pose souvent, c’est de faire des recadrages (crop) quand j’ai des jump cuts, comme pour simuler une deuxième caméra en plan plus serré. Si vous voulez faire ça abondamment, cela peut valoir le coup d’investir dans un appareil 4K, car vous pouvez ainsi croper tout en gardant une vraie résolution Full HD. Mais je ne me suis pas encore totalement fait une idée sur la question (et puis je n’ai pas un appareil 4K, donc quand je crope je perds en résolution).

Si vous avez du temps et du courage, et que vous ne voulez pas croper, vous pouvez enregistrer deux fois toute votre vidéo avec deux cadrages différents, et intercaler au montage.

Le graphisme

Si vous êtes familier de mes vidéos, vous savez que j’utilise beaucoup de schémas et d’animations. Un petit mot sur les outils que je pratique.

Une bonne souris

Tout d’abord, le meilleur investissement que j’ai jamais fait : acheter une super souris professionnelle. Quand on essaye de faire ça, on tombe vite sur des souris de gamer super compliquées, mais j’ai fini par me porter sur la Logitech MX Master, et franchement c’est un vrai plus en ergonomie, en confort et en efficacité. J’ai un temps envisagé une tablette graphique, mais comme je fais surtout du vectoriel, en fait la souris est plus efficace.

Photos, dessins et animations

Pour un peu de retouche, j’utilise GIMP, l’équivalent « libre » de Photoshop. Mais surtout pour faire mes dessins vectoriels, j’utilise Inkscape, l’équivalent libre d’Adobe Illustrator. Il est bien fait, assez complet, et je pense que c’est un très bon investissement de l’apprendre. J’utilise beaucoup le système de calques pour exporter plusieurs images en PNG que je mets dans mon montage quand une animation apparait progressivement.

Pour des animations plus sophistiquées, j’ai un moment utilisé Apple Keynote qui permet d’exporter des fims en .mov, et de faire des petites animations assez complètes.

Pour des animations vectorielles plus subtiles, j’utilise Synfig. C’est le seul logiciel libre que j’aie trouvé qui permette de faire des animations 2D vectorielles raisonnablement complexes. Il a longtemps été assez désagréable à utiliser car (pour moi) pas mal bugué. Mais la dernière version est vraiment bien, et je l’utilise avec plaisir. Vous pouvez importer des dessins Inkscape (si vous les avez préalablement sauvés au format .sif) et exporter en .avi (si vous avez ffmpeg). En ce qui me concerne, je remets un coup de ffmpeg pour convertir .avi en .mov et pouvoir l’importer dans FCPX.

Ah oui, si je ne l’ai pas déjà dit, apprenez un peu ffmpeg. C’est un logiciel assez austère, mais permet de faire plein de chose efficacement en ligne de commande (croper, cliper, modifier le son, l’encodage, etc.)

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Récemment (avec ma vidéo sur Milankovitch), je me suis frotté à Blender qui permet de faire de la 3D et notamment des animations 3D. Le logiciel est assez compliqué à prendre en main, mais avec de bons tutoriels on s’en sort.

Publication

Export et upload

Depuis FCPX, j’exporte en MOV H264 avant d’uploader sur Youtube. Il y a peut-être des paramètres meilleurs, mais je ne les ai pas vraiment cherchés sérieusement. Après l’upload, n’oubliez pas que même si Youtube vous dit que votre vidéo est dispo, il faut un certain de temps de traitement pour qu’elle soit disponible dans toutes les résolutions.

Titre et compagnie

Sur le choix du titre, je n’ai pas trop de conseils à donner mais Youtube recommande (malheureusement) un truc assez explicite, dont les 2 ou 3 premiers mots sont aussi descriptifs que possible.

Pour la vignette, j’avoue que je suis assez triste de voir le degré d’uniformité qui s’est installé : tout le monde fait la même chose, recommandée par Youtube : une photo de vous en close up détourée avec un fond attractif et un gros titre jaune en police Impact. A vous de voir si vous voulez suivre le troupeau…

Annotations

Sur les annotations, il y a une grande question récurrente chez les vidéastes qui débutent : comment rediriger une annotation vers mon profil Facebook ou Twitter, sachant qu’on ne peut lier une annotation que vers un site que l’on possède (et je ne suis propriétaire ni de Facebook, ni de Twitter).

L’astuce réside dans les redirections PHP. Il vous faudra un site que vous possédez vraiment (il vous faut donc un site et un nom de domaine) sur lequel vous hébergez un script PHP qui va rediriger de manière transparente vers votre profil Facebook ou Twitter. Mon site est http://www.science-etonnante.com, voici le code PHP contenu dans le fichier redirections.php

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et je redirige avec des adresses du genre

http://www.science-etonnante.com/redirections.php?redir=twitter

Réseaux sociaux

Pour partager votre vidéo sur Facebook, une petite astuce (que je n’utilise pas toujours) : pour des raisons de concurrence, Facebook ne met pas trop en avant les vidéos Youtube, et notamment les présente d’une manière pourrie. Une solution est d’utiliser le site yt2fb.com, qui vous fournit un lien vers votre vidéo YouTube, mais qui apparaitra joliment sur Facebook.

Sur l’utilisation des réseaux sociaux, c’est malheureusement devenu un élément incontournable de la promotion de vos vidéos. J’aimerai que ce ne soit pas le cas, mais le succès de vos vidéos sera autant lié à leurs qualités intrinsèques qu’au temps que vous allez consacrer à promouvoir votre chaîne et construire votre audience sur Facebook et Twitter. Pour ma part, je sais que je ne le fais pas assez. Mais si votre style de vidéo est tel que vous jouez un personnage au caractère marqué, n’hésitez pas à organiser un culte de la personnalité sur les réseaux sociaux.

Blog et commentaires

Voilà, mes conseils touchent à leur fin. Une dernière pratique que j’ai, c’est d’accompagner mes vidéos par un billet de blog dans lequel je donne plus de détails pour ceux qui veulent aller plus loin, ou bien je précise quelles sont les approximations que j’ai faites. Ca me permet de répondre aussi plus rapidement à certains commentaires en les renvoyant simplement vers le billet qui accompagne la vidéo.

Sur les commentaires d’ailleurs…je n’ai pas de conseils spécifiques ou originaux à donner, mais sachez bien sûr que le meilleur y côtoiera le pire. Pour ma part, je mets un point d’honneur à ne pas répondre aux commentaires agressifs ou insultant : j’ai la chance d’avoir beaucoup de commentaires, et je me dis qu’en ne répondant pas, je laisse l’agresseur dans le doute de même savoir si j’ai lu son commentaire. Je trouve ça amusant…

Vidéo hors-série : des nouvelles, Tipeee, 2 chaînes et 2 questions

La vidéo de cette semaine est un « hors-série » où je raconte ma vie. Pour ceux qui ont la flemme de regarder et qui préfèrent lire, en gros :

  • Je déménage cet été, je reviens de Boston et m’installe à Paris. L’été sera donc calme côté « vulgarisation », je m’y remets en septembre !
  • Je me suis inscrit sur le site de financement participatif Tipeee. Si vous le souhaitez, vous pouvez soutenir le blog et la chaîne en faisant un (micro-)don sur ma page Tipeee. Merci à ceux qui me soutiennent déjà !
  • Je vous parle de deux chaînes pas assez connues et que j’aime bien : Choux Romanesco (mais vous connaissez forcément déjà son blog) et Motorsport Gigantoraptor.
  • Je réponds au 2 questions qu’on me pose souvent en commentaire…(« c’est quoi tes études ? » et « t’as contacté Bruce de e-penser ? »)

Et enfin toujours pour ceux qui préfèrent me lire que m’écouter, sachez que je continue à bosser pour vous puisque je poursuis toujours l’écriture d’un livre : j’ai l’éditeur, j’ai le contrat, j’ai un premier manuscrit…tout ça prend du temps mais j’avance !

Trêve hivernale

Christmas_bauble_black_and_white En cette période de fêtes de fin d’année, le blog prend quelques semaines de vacances bien méritées ! Rendez-vous en janvier pour de nouvelles aventures !

Si d’ici là vous êtes en état de manque et qu’il vous faut votre billet hebdomadaire, vous pouvez toujours aller faire un tour sur mes vieux billets de la même époque, par exemple :

A l’année prochaine !

Photo : Christmas bauble black and white, David Singleton

Que faire des résultats scientifiques révolutionnaires démontrés par des amateurs incompris ?

goldbachUn des gros avantages du blog, c’est le contact avec les lecteurs. Je reçois par exemple assez souvent des e-mails d’élèves qui me posent des questions sur un de mes billets pour leur sujet de TPE. Et j’essaye toujours de les aider comme je peux !

Mais le genre de messages que je reçois le plus souvent, ce sont ceux des scientifiques amateurs (au sens « dont ça n’est pas le métier ») prétendant avoir démontré un résultat révolutionnaire. Au choix : la conjecture de Goldbach, pourquoi la relativité est incorrecte et Einstein avait tout faux, l’unification de toutes les forces, une réfutation du Big-Bang, etc. En général, l’objet du message est de m’inviter à prendre connaissance de leur théorie ou démonstration, et de les aider à faire éclater la vérité au grand jour.

Il y a quelques temps, un vieil ami (merci Beegee) me demandait ce que je faisais avec ce genre de demandes. En général, je n’en fais rien. D’une part je n’ai pas le temps; d’autre part, en tant que pur produit du système officiel et représentant l’idéologie scientifique dominante, je n’accorde évidemment aucun crédit à une démonstration en 3 pages de la conjecture de Syracuse ou une unification de la cosmologie et de la mécanique quantique qui explique en quelques paragraphes qu’Einstein avait tout faux. Eh oui, je suis comme ça.

Et puis en y pensant, je me suis souvenu d’une vieille idée que j’avais eu pendant ma thèse, à l’époque où je faisais un peu d’enseignement en master de physique. J’avais pensé à proposer comme « projet bibliographique » d’étudier certaines de ces théories révolutionnaires, avec comme objectif de montrer où elles clochaient. Pour les plus grossières, c’est assez facile. Mais pour certaines, c’est beaucoup plus dur ! En effet le diable se niche dans les détails, et parfois certaines de ces constructions font juste un usage incorrect de quelques concepts (l’idée d’énergie, ou de référentiel, ou bien la dilatation du temps, etc.), mais de manière suffisamment bien tournée pour que l’on s’y perde et qu’on finisse par ne pas voir où est l’erreur.

Je pense que pour les mieux écrites de ces théories révolutionnaires (ou de ces démonstrations, pour les cas mathématiques), identifier correctement les erreurs de raisonnement demande d’avoir soi-même vraiment bien compris de quoi on parle, et d’avoir de bonnes notions de ce qu’est une démarche scientifique. Bref, un exercice parfait pour un étudiant de Master par exemple.

Alors voilà mon idée : y-aurait-il dans la salle un responsable de Master qui accepterait de monter un module « déboulonnage de théories révolutionnaires » ? Il me semble que tout le monde pourrait y gagner. Les étudiants affuteraient leur esprit critique, les auteurs de ces théories trouveraient, si ce n’est une oreille bienveillante, en tout cas au moins une oreille. Et bien sûr dans l’hypothèse improbable où la théorie s’avérerait correcte, tout le monde ramasserait le prix Nobel dans la joie !

Si ça marche, je veux bien servir de point de contact pour les théories révolutionnaires qui souhaiteraient se soumettre à l’épreuve.

PS : Pour un cas récent de résultat révolutionnaire démontré par un amateur, il y a le cas de Yitang Zhang dont je parlais dans mon billet sur Hardy-Littlewood. Mais attention, d’une part il s’agit d’un résultat essentiel mais pas non plus au niveau de Goldbach ou Syracuse, d’autre part nous avons affaire à un vrai mathématicien de formation, mais qu’on peut classer dans les amateurs dans le sens où quand il a réalisé sa démonstration, il n’était pas payé pour faire de la recherche mais uniquement enseigner. Pour la petite histoire, il a suivi les circuits classiques de publication et la communauté a sans soucis reconnu son travail !

Qu’est-ce qu’un brevet ?

velo sans chaineLes brevets sont partout autour de nous. Qu’il s’agisse de la super dernière technologie de rasoir 9 lames, de l’évaluation des efforts de recherche des entreprises, de la guerre Apple-Samsung ou des débats de société sur la brevetabilité du vivant : on entend tout le temps parler de brevets !

Et pourtant, tout le monde n’a pas forcément une idée très claire de ce qu’est vraiment un brevet; c’était d’ailleurs mon cas avant que je commence à travailler dans la recherche appliquée. Mais après 10 ans passés à lire beaucoup de brevets et à en déposer quelques uns, je me suis dit que ça valait le coup de faire un petit billet là-dessus. Lire la suite

La cérémonie IgNobel 2014

prix IgNobelC’est l’évènement que tout le monde attend chaque fois avec impatience ! Depuis de nombreuses années, la remise de ces prix est devenu le point d’orgue de l’année scientifique, et tout le monde rêve d’en avoir un. Je ne veux pas parler des prix Nobel, mais bien sûr de leurs doubles maléfiques : les prix IgNobel !

Décernés au mois de septembre, ils récompensent « la science improbable, celle qui fait d’abord rire puis ensuite réfléchir ».

C’est jeudi qu’a eu lieu à l’université de Harvard la cérémonie au cours de laquelle les prix sont annoncés et remis aux heureux élus, en général des mains de véritables prix Nobel. Comme j’habite dans le coin, je me suis dit que cette année il ne fallait pas laisser passer ça. Les tickets d’entrée sont partis comme des petits pains, mais j’étais bien préparé. ! Lire la suite