L’intrication quantique [Vidéo]

Aujourd’hui une vidéo sur un phénomène bien mystérieux : l’intrication quantique.

Comme toujours quand je traite de sujets de ce type en vidéo, j’aime bien apporter quelques compléments et précisions par écrit, qui je l’espère viendront éclairer ceux qui se posent encore des questions après le visionnage de la vidéo.

Comme d’hab, c’est un peu un inventaire pas forcément très structuré de pensées diverses.

L’expérience de déviation

L’expérience de déviation dans un champ magnétique, on l’appelle l’expérience de Stern et Gerlach. Il y a plusieurs choses intéressantes à dire à son sujet.

Premièrement, j’ai dit dans la vidéo qu’on la faisait en balançant des atomes (et pas des électrons). Ca n’est pas un lapsus ! Si on balance des électrons dans un champ magnétique, il vont déjà être déviés par la force de Lorentz, du simple fait qu’ils sont chargés, et indépendamment de la question du spin. Voir l’effet du spin va donc être difficile ! Donc en pratique pour s’affranchir de cet effet, il faut une particule neutre (comme un atome), mais qui possède un spin : c’est le cas notamment pour certains atomes ayant un numéro atomique impair (comme l’argent, 47) et donc un nombre impair d’électrons. Ils se rangent deux par deux dont le spin se compense, et le dernier électron détermine le spin total de l’ensemble.

Deuxième point caché dans la vidéo, pour qu’il y ait déviation il faut un gradient de champ magnétique, pas juste un champ uniforme ! Ca se voit en calculant l’énergie de couplage entre le spin et le champ magnétique, et en constatant que si le champ possède un gradient, alors l’énergie aussi, ce qui engendre une force.

Enfin un point fondamental que je n’ai pas commenté : si on part d’un atome (ou d’un électron) dans un état superposé, et qu’on le balance dans un gradient de champ magnétique, il subit une déviation soit vers le haut, soit vers le bas; et se retrouve donc projeté dans l’un des deux états possibles. Le fait de passer dans le champ est donc une mesure ! Et ca nous permet de toucher du doigt ce qu’est une « mesure » (ou « un appareil de mesure ») en mécanique quantique : c’est une interaction avec un système classique macroscopique, qui va forcer le système quantique à se projeter dans un état propre.

C’est quoi exactement un état intriqué ?

Dans la vidéo, j’ai choisi de présenter l’état intriqué le plus classique, celui de deux particules dont le spin total est nul

\displaystyle \frac{1}{\sqrt 2} (|+-> + |-+>)

(Notez que pour cette fois je mets la normalisation, mais pour la suite je vais vous l’épargner)
Mais des états intriqués, il en existe d’autres, comme par exemple celui où les deux particules sont dans une superposition d’états de même spin

\displaystyle |++> + |-->

Ce second exemple d’état intriqué est peut-être plus simple conceptuellement (les mesures sur les deux particules sont toujours identiques, plutôt qu’opposées), mais je crois que ça n’est pas le plus simple à fabriquer dans des expériences. En effet dans les réactions qui font intervenir des créations et annihilations de particules, il y a toujours des lois de conservation, comme par exemple la conservation de l’énergie ou de l’impulsion (…ou plutôt en théorie des champs la « quadri-impulsion » qui les regroupe). Or c’est justement par des mécanismes de conservation qu’on arrive par exemple à générer des paires de particules dont on sait que le spin total est nul, mais qui sont dans la superposition des deux situations possibles

\displaystyle |+-> + |-+>

Alors tout ça, ce sont des exemples d’états intriqués, mais ça ne donne pas la définition générale d’un état intriqué. En terme techniques, un état intriqué à deux particules, c’est un état qui ne peut pas se mettre sous la forme d’un produit tensoriel de deux états : un pour chaque particule.

Considérez par exemple l’état

\displaystyle 1/2 |++> + |+-> + 1/4 |-+> + 1/2 |-->

On dirait un bel état qui mélange bien les deux particules, non ? Et pourtant on peut mettre cet état sous la forme suivante

\left(|+>+1/2|->\right)\otimes \left(1/2|+>+|->\right)

Donc les états des deux particules sont en fait bien séparés, et chaque particule vit sa vie indépendamment de l’autre : les mesures sur l’une ne réduisent pas le paquet d’onde de l’autre. Aucune intrication.

Le cas que j’ai présenté dans la vidéo est bien sûr celui d’une intrication totale. Mais on peut imaginer toutes les situations intermédiaires entre ces deux extrêmes.

Les inégalités de Bell

Venons-en au gros du sujet : les inégalités de Bell. Je ne vais pas vous les démontrer, mais je vais m’efforcer de préciser un peu plus le contexte et la signification.
J’ai fait vite l’impasse pendant la vidéo, mais ces inégalités s’appliquent pour nous à des mesures faites sur un système intriqué pour des observables qui ne commutent pas, c’est-à-dire qu’on ne peut pas simultanément déterminer en mécanique quantique (Heisenberg, tout ça…). Il y a un exemple très simple de propriété de ce genre, il s’agit du spin mesuré selon deux axes différents. Ah oui parce que j’ai été silencieux aussi là-dessus : quand fait une mesure de spin, on a toujours un axe (par exemple l’axe du gradient du champ magnétique dans l’expérience de déviation), et donc on mesure la projection du spin sur cet axe. Or pour une particule on ne peut pas simultanément mesurer la projection de son spin sur un axe et sur un autre axe, en particulier un axe orthogonal pour lequel on a une incertitude maximale. Si vous savez avec certitude que votre particule est + selon l’axe X, alors elle est dans un état parfaitement superposé + et – selon les axes Y et Z. Et on peut imaginer de mesurer le spin selon des axes qui font un certain angle entre eux : si cet angle est zéro, les mesures seront parfaitement identiques, si cet angle est 90°, elles seront totalement décorrélées, et si cet angle est intermédiaire, il y a aura une corrélation, d’autant plus faible que l’angle est important.

Ce que nous propose de faire Bell, c’est de mesurer simultanément le spin de deux particules intriquées, mais en mettant un angle entre les deux axes. Et le principe est le même : si cet angle est 90°, on obtiendra des mesures totalement décorrélées, si cet angle est 0°, des mesures totalement corrélées (et même plutôt anti-corrélées puisqu’un spin + d’un côté implique un spin – de l’autre). Et entre les deux ?

Ce que démontre Bell, c’est que dans une théorie à variables cachées locales, la corrélation entre les deux mesures à angle \theta est nécessairement inférieure à une certaine valeur. Alors que la mécanique quantique selon l’interprétation de Copenhague prédit des corrélations supérieures à cette limite, avec une dépendance en cos² dans l’angle plutôt que linéaire : la mécanique quantique « viole » les inégalités de Bell.

Bell.svg

On voit sur cette courbe que si on veut expérimentalement tester les inégalités de Bell, alors on a intérêt à se placer à un angle de 45° qui est celui qui maximise l’écart entre la mécanique quantique et les théories à variables cachées.

Sur l’incompatibilité avec la relativité restreinte

Concernant l’incompatibilité (supposée) du phénomène EPR et de la relativité restreinte, il faut plonger un peu dans les détails pour y voir plus clair. Stricto sensu, la relativité restreinte ne nous dit pas que « rien » ne peut aller plus vite que la lumière. Mais elle nous dit plusieurs choses qui s’en rapprochent. Notamment le fait qu’on ne peut pas accélérer une particule jusqu’à lui faire dépasser la vitesse de la lumière (mais il peut très bien exister des particules qui vont plus vite que la lumière, à condition que ce soit le cas en permanence !…on appelle ça les tachyons.).

En revanche la relativité restreinte nous dit que si l’on souhaite préserver le principe de causalité, alors il ne peut pas y avoir d’influence « de cause à effet » qui se propage plus vite que la vitesse de la lumière. La clé de la solution de l’apparente contradiction entre le paradoxe EPR et la relativité restreinte est le fait qu’on ne peut pas utiliser EPR pour transmettre de l’information et donc violer le principe de causalité.

Et des variables cachées non-locales ?

Pour ceux qui seraient vraiment mal à l’aise avec le hasard quantique fondamental, et la réduction instantanée du paquet d’onde, il existe des moyens de sauver la théorie des variables cachées, pour peu qu’on les autorise à être « non-locales ». Il existe une théorie de ce genre, celle des ondes pilotes de Bohm. Je ne vais pas m’étendre sur sa description, mais sachez qu’elle a connu un inattendu regain d’intérêt ces dernières années, grâce aux travaux de physiciens français…en mécanique des fluides ! Ils ont en effet montré que l’on pouvait faire se comporter un système fluide d’une manière analogue à la théorie des ondes pilotes, notamment en obtenant une petite « particule » de fluide qui voyage sur une « onde » qui la porte.

Harris-covers

Et la téléportation quantique ?

Je ne dirai rien sur la téléportation quantique, qui se base pourtant sur le principe d’intrication, pour la simple et bonne raison …qu’elle n’est pas de la téléportation ! Le terme est trompeur car il laisse sous-entendre que l’on transporte effectivement de la matière d’un point à un autre, alors qu’en réalité on transporte seulement de l’information (et pas plus vite que la lumière bien sûr), et cette information permet de dupliquer l’état d’une particule à distance. Il aurait plutôt fallu appeler ça « photocopie quantique » que « téléportation quantique ».

68 réflexions sur “L’intrication quantique [Vidéo]

  1. Bravo David. Vous proposez sur votre chaine et blog un contenu de qualité. Chacun y trouve son bonheur. Je suis étudiant en Physique et je ne m’ennuie pas, j’apprends toujours quelque chose.

    Votre méthode de vulgarisation est brillante, rigoureuse, vous n’oubliez aucun point important et vous réussissez à le vulgariser correctement.
    Dommage que certain vulgarisateur plus populaire contredise votre méthode de vulgarisation sur la MQ.

    Votre méthode est la bonne, elle montre la science telle qu’elle est !

    Encore Bravo, Je tip!
    Vic

  2. Vidéo et billet très intéressant !
    J’aurais une petite question par contre sur la déviation dans l’expérience de Stern et Gerlach. Il me semble que les protons ont eux aussi un spin qui vaut +1/2 ou -1/2 . Du coup comment se fait-il que seuls les électrons participent à la déviation ?

    • Bonne question ! Les protons et les neutrons ont en effet aussi un spin. Mais comme leur masse est bien plus importante, il me semble leur moment magnétique est négligeable devant celui du proton (dans le moment magnétique, la masse apparait au dénominateur)

  3. Par rapport à la téléportation quantique, l’appellation « photocopie quantique » n’est pas non plus bonne puisque la particule d’origine pert son état. Donc on ne copie rien, on se contente de déplacer un état quantique d’une particule à l’autre.

      • Teleportation ( etymologiquement c’ est cohérent / porter par des onde/frequence / longeur et paquet ) ensuite pour ne pas trop intervenir jdois placer ici une reflexion sur l’ ether de newron qui est chronologiquement ressorti de la voite à outils avec l’ intrication => il y a t il une analogue phenomenale entre higgs et l’ ether pour vous ?

    • Je ne suis pas un spécialiste, mais je pense qu’il y a des phénomènes qui émettent naturellement des paires de photons, et en jouant sur les conservations on peut s’assurer que la polarisation totale (pour ce que ça veut dire) est nulle.

    • On divise par deux une source de lumiere puis encore par deux ainsi dessuite jusqu’ à en obtenir seulement deux ( par exemple ) pour ensuite les  » enfermer  » dans une boite à lumiere magnetique ( les forces electromagnetiques gardent les deux photons à l’ arret comme en levitation puis c’ est donc là qu’ ils deviennent intriqués pour ensuite etre relachés dans deux directions opposées et ainsi conformément mesuré de spin 0/1

      • Ps pour prouver son experience aspect a dû prendre deux source de lumieres differentes avant de retenir un photon de chacune d’ elle et cela afin de réduire les sources de variables cachées …

      • Alain Aspect a utilisé ce procédé : on prend un jet d’aotmes de Calcium qu’on canarde avec un laser de la bonne couleur pour les mettre dans un état d’excitation tel qu’ils retombent dans l’état fondamental en deux temps, en émettant quasi-simultanément deux photons qui se trouvent donc éjectés de manière diamétralement opposée, et en polarisation opposée (en raison de la consefvation du moment cinétique et de la quantité de mouvement de l’atome). Ils sont intriqués, et la mesure de la polarisation de l’un entraine instantanément la polarisation opposée pour l’autre. Mais en raison des propriétés quantiques, il n’est pas possible de prévoir la première mesure, donc pas davantage la seconde, sauf que l’anti-corrélation est toujours conservée…

  4. Un grand merci pour cette vidéo!
    Pas de question pour moi, à chaque fois qu’il m’en venait une à l’esprit vous y répondiez dans la minute…
    Quel talent!

  5. Je ne suis pas sûr que l’on puisse dire que le fait de passer dans le champ magnétique est une mesure : après être passé dans le champ, une particule est dans une superposition de deux états, « spin up et située en haut » et « spin down et située en bas », mais pour forcer la projection sur un des états on est obligé de mesurer la position de la particule en mettant un écran (et c’est ce qui est fait historiquement si je ne m’abuse), si la particule est détecté en haut son spin est « up » et si la particule est en bas son spin est « down ». Ce que permet de faire le champ magnétique est de coupler le spin à la position, et ainsi on infère le spin grâce à la mesure de position.

  6. Bonjour,
    Encore un joli billet, bravo !
    Ma question concerne juste la formulation.
    Ne pourrait-on pas remplacer le mot hasard, par intention?
    Si oui, L’intention cache t-elle alors des variables cachées, universelles, voire primordiales ?

    Amicalement
    Gus

  7. Super vidéo, et super billet, je te félicite et j’ai hâte de voir tes prochaines vidéos. Il y a juste une petite question qui me viens à la suite de la vidéo, on nous dit qu’une fois que l’on mesure les propriétés il y a une sorte de hasard cosmique qui choisit, cela veut-il dire qu’une fois mesuré la propriété est fixé définitivement ou que le hasard interviens à chaque mesure ? En gros si on met en place deux champs magnétiques, on obtient 2 ou 4 cas possible.

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  10. Bonjour,
    est-ce que tous les électrons vibrent de manière synchronisée un peu comme des pendules qui indiquent la même heure?
    Ou est- ce le chao?

    • Ils expriment un champ magnetique ultra conducteur et répulsif type plasma lorsqu’ ils ne sont en gravitation autour des noyaux mais ce n’ est pas le sujet ici car l’ intrication et la supraconductivité ne sont pas totalement théorisées juse ce n’ est pas un chao désordonné car dans une symetrie déconcertante

  11. Bonjour,
    C’est mon premier commentaire ici, alors pour commencer: merci pour toutes ces excellentes vidéos, c’est très intéressant et bien expliqué!
    Je fais parti des personnes qui ont du mal avec le « hasard quantique », et je ne pense pas avoir bien compris les inégalités de Bell…. Cependant j’ai une question: dans ta vidéo sur la théorie des cordes tu parles de plusieurs dimensions (plus que les 3 habituels, 9 ou + de mémoire), est-il possible qu’il existe des variables cachées dans ces dimensions qu’on ne peut pas voir? (Les inégalité de Bell éliminent t’elles aussi cette possibilité, et si non, existe t’il des théories la dessus? ou est-ce que je mélange des concepts qui n’ont aucun rapport).

    • Les trous de vers / fontaine blanche en 4d relativiste me semble la théorie qui s’ accorde le mieux avec ton incompréhenssion des inégalités de bell ! Perso et science etonnante pourrait dire le contraire je conçois l’ attraction de newton comme seule interaction et les effets spaciaux temporels liés à la double  » emprise  » cinétique et potentielle ( dualité=indetermination )

  12. Ps je les conçois ces états étrange d’ indetermination vis à vis de mon experience de motard …. t’ es sur la route tout va bien un animal traverse => tu as l’ occasion de 1. Continuer en passant à coté 2. Te prendre 5g dans la tronche => le temps pour toi motard est dans ce cas là tres tres relatif …..ce n’ est que mon xp perso et d’ autres l’ ont aussi confirmé ….

    • Concernant l’indétermination: La langue française ne possède pas de conjonction de coordination qui décrive correctement l’indétermination quantique. Le spin d’un électron par exemple avant la mesure n’est pas de 1/2 ET -1/2 ; il n’est pas non plus de 1/2 OU -1/2 . C’est pourquoi je dis qu’il est de 1/2 BLOUP -1/2.

      Concernant la relativité du temps. Il me semble que tu confonds la perception de l’écoulement du temps (expérience propre qui dépend du stress, attention, expérience, culture,…) avec la dimension de temps. Mais bon. On s’égare du sujet.

      • L’ expression du spin est liée à l’ antiparticule si vous avez spin 1 il n’ y a pas d’ autre antiparticule que la particule elle meme si vous avez spin 1/2 c’ est qu’ une autre particule 1/2 identique correspond non pas au spin mais àl’ energie c’ est tout …

      • Je récapitule rapidement > la notation spin exprime le sens et si oui ou non il y a antiparticule > les deux notions en un seul indice / une seule marque > spin 0 = un seul element dans l’ univers donc ni antiparticule ni sens de  » rotation » ..ect …

  13. Bonjour,

    Vraiment merci et bravo pour toutes tes vidéos et notamment celle ci.
    J’ai a peu près tout compris, mais comme je ne suis pas du domaine, j’ai une question qui peut paraitre bête 🙂
    Est il possible de mesurer l’état d’une particule deux fois successives? et si c’est le cas, supposons que je mesure le spin de 2 électrons, je prend celle avec un spin 1/2 par exemple, et je l’enferme avec un autre électron qu’on connait pas le spin, et je mesure ensuite. Est ce que le résultat de cette dernière mesure est toujours soumise au hasard ou bien avec cette manip on peut fixer le spin du 2ème électron?

    J’espère avoir été clair :p

    • Une fois mesurée l’ information reste la meme pour le premier element et pour l’ intrication c’ est raté en revenche vous pouvez forcer des elements à se soumettre à un champ tiers pour les affecter avec la variable induite oui

  14. Salut David, pour expliquer les inégalités de Bell sans (trop) faire de maths, j’avais trouvé dans la littérature une énigme avec un jeu de trois cartes, insoluble pour nous autres, misérables humains, mais que deux photons intriqués arrivent sans problème à résoudre. C’est ici.

    • C’ était l’ epr qui devait à l’ origine interdire l’ intrication et il postulait que soit une variable devait etre cachée soit les lois de la physique sont incompletes ( si je ne m’ abuse ) ensuite avec bell et l’ exercice d’ aspect on annule les variables et donc d’ apres epr il faut revoir au final les lois incompletes aussi bien en physique classique et macro qu’ en quantique et micro … … j’ aime croire que la lune est identique lorsque je ne la regarde pas !

  15. merci et bravo pour vos vidéos!
    J aurais aimé avoir des professeurs aussi passionnants que vous?
    N’avez vous jamais songé à une carrière dans l’enseignement?

  16. Salut David, super vidéo et article.

    L’actualité étant riche de ce côté là, pourras-tu nous faire une vidéo sur les ondes gravitationnelles et en quoi leur observation serait une avancée dans notre connaissance de l’univers ? 🙂

  17. Depuis l’origine de l’univers, toutes les particules ont dû un jour passer dans un champs magnétique, et donc avoir leur état se déterminer, non ? À quelle occasion une particule repasse en état superposé ?

    • Ça reste superposé mais ce n’ est observable que tres rapidement autrement dit le champ magnetique s’ il n’ est pas observé reste quantique lui et les états qu’ il induit

      • À ce propos j’ aimerais bien connaitre l’ information qui vous fait penser que le champ magnetique est vecteur de décohérence ?

      • Bah si j’ai bien compris l’expérience de déviation dans un champ magnétique, la déviation dépend du spin, donc il faut bien que ce soit tranché à ce moment. À moins que la déviation elle-même soit superposée elle-même ? Genre la particule prend les deux trajectoires tant qu’on ne l’a pas observée ?

      • Chat de shrodinger oui tout à fait puis passe une nouvelle fois de classique à quantique superposée lorsqu’ on ne l’ observe plus ça redevient une onde de particule dans plusieurs états

  18. Juste un message pour te remercier toutes ces vidéos très pédagogues (ce qui se fait rare) qui sont très réussies et nous aident à combattre une certaine ignorance des plus désagréables! Et vive la physique!

  19. bonsoir, c’est fabuleux cette mécanique qui joue les mécaniques , mais …je n’y comprends rien , mais rien de rien 🙂 n’empêche c’est passionnant !

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  21. Vraiment brillants exposés sur l’intrication et les ondes gravitationnelles, quant au 3 ième sujet un peu évoqué la recherche du « bison » : une machinerie technologiques géniale (et couteuse) de quoi s’émerveiller mais au bout la découverte du boson…attendu, mais quand viendra t il le génie qui nous prédira la masse de toutes ces particules, le fameux boson étant sensé en être responsable. quelle déception. Et puis parions qu’avec un accélérateur encore 10 fois plus puissant ce sera quelques nouvelles particules alors on passera du SU3 à ??? le Mendeleev du pauvre

    • Ça y est depuis longtemps le boson à été découvert ! C’ est le gravitron dont l’ interation a étée mesurée mais dont on ne sait pas grand chose en dehors de sa vitesse de propagation et puis comme celui là qui définit l’ energie relativiste de la courbure il doit s’ affranchir de nombreuses interacrions y compris higgs !

  22. Bonjour,
    Merci pour vos efforts de vulgarisation et la clarté et la qualité de vos exposés.
    Deux points qui m’ont immédiatement interpellé :
    05:32 « Les électrons sont fait de rien … » « de rien », vraiment ? Cette expression me paraît bien impropre.
    06:00 « Sa masse [l’électron], c’est une propriété intrinsèque … » Eh non, selon la théorie du champ de Higgs. La masse des particules leur serait conférée par une interaction avec le boson de Higgs. En aparté, là où j’ai du mal avec ce concept, c’est dans la comprehension de la propre masse du boson de Higgs, en interaction avec lui-même ?…
    Bonne continuation.

    • Le boson de higgs il n’ y en a qu’ un dans l’ univers ( spin 0 définit se type de particule ) ce sera donc une interaction avec son champ . Ensuite pour l’ electron lorsqu’ un physicien parle de masse il parle de maniere équivalente à l’ energie e=m donc ça reste intrinseque en effet puisqu’ à partir du moment ou les particules sont observée dans le cas par exemple d’ une analyse elles deviennent également massive et décoherée . Pour finir l’ expression fait de rien renvoie encore à la mécanique quantique pour laquelle il n’ y a pas d’ electron mais un photon sans masse séparé en deux plus et moins

    • Pour l’electron, c’est de la vulgarisation, il est vrai… Mais il s’agit d’un lepton, pas d’un baryon… Allez un effort, comme vulgarisation c’est vraiment bien fait. Si mes gamins retiennent un tiers de ce que j’essai de l’expliquer j’envoie un paypal ^^

  23. Slt. 1) Imaginons deux particules intriquées. On en place une dans une « boite ». Est-ce que, si on déplace l’autre, celle dans la boite va-t-elle la « traverser »? Que va t il se passer?
    2) En relativité, est-ce que les temps propres sont liés entre ces particules? Autrement dit, si on en déplace une, est-ce que le temps propre de l’autre ralentirait?
    Merci

  24. Bonjour, peut-on imaginer que 2 électrons intriqués sont en fait une seule entité physique qui existe dans un espace dimensionnel d’ordre supérieur et qui traverserait notre espace tridimensionnel? Par exemple, une sorte d’hyper-tore 4D qui traverse un volume 3D. Par analogie, on peut imaginer un tore 3D qui traverse un plan 2D, ce qui donne 2 cercles distincts. Modifier l’état du tore (par exemple sa couleur) modifierait instantanément la couleur des 2 cercles. D’une autre manière, le fait de modifier la couleur d’un seul cercle, changera instantanément la couleur du 2iem cercle. L’information ne se déplace pas. Mais pour une fourmis à l’intérieur du plan et qui ne voit pas le tore dans son ensemble, mais ne voit que les cercles, l’information semblera voyager plus vite que la vitesse de la lumière.

    • Me semble qu’il s’agit d’un des préceptes de la théories des cordes. Mais dans ce cas là comme dans la théorie, la fourmi n’a nul moyens d’avoir la solution.

    • Non il n’ y a pas de telles variables cachées , il y des états multiples et à divers endroits qui décoherent pour former ce que nous observons

  25. Like many others, I have this combination of being unsatisfied and fascinated by quantum mechanics, and I would like to thank you for your relatively clear explanations on the subject.

    I have one question about quantum entanglement and its potential as information carrier which has been nagging me. When measuring the spin of an electron, it spin gets simultaneously defined in both halves of an entangles couple. However, since the spin is defined by chance ( however much I find than concept unsatisfying ) we don’t know which value it’ll give and therefore cannot truly use this property for communication.

    However, what happens when we somehow change the spin of one electron? Did our measurement break the entanglement, or will the other electron flip simultaneously? If both electrons remain entangled, wouldn’t that allow for faster-than-light-communication? And if the entanglement is broken, wouldn’t that leave open the possibility that what we called « entanglement » was simply a result of organising our electrons by « neutral » pairs?

  26. Bonne vidéo et présentation claire et pertinente des bizarreries quantiques : « états superposés » et « intrication ».

    S’il existe des « variables cachées » , elles ne peuvent être que non locales (différentes en chaque lieu), donc non portées par les particules quantiques, mais par les particularités du lieu au moment où l‘on fait une mesure, ou toute expérience quantique. Dans le cas de l’intrication, il s’agirait des particularités du lieu et du moment où se fait cette intrication, qui induisent une incertitude partagée par les deux particules, incertitude portant sur leur « état partagé» qui n’est pas mieux défini que les caractéristiques exacts du lieu et du moment où elles ont été produites.

    Quand on fait une mesure ensuite sur l’une des deux particules intriquées, une part de l’incertitude la concernant est levée. Mais l’on ne sait pas davantage, dans l’ « état » que l’on vient de mesurer, quelle est la part dû à la particule et la part dû aux particularités du lieu au moment de la mesure. L’incertitude, à laquelle sont liées les « probabilités » quantiques, est partagée entre la particule, l’interaction qu’on lui fait subir pour mesurer son « état » et les particularités des lieux, non prises en compte, lors de l’intrication d’une part et de la mesure qui suit d‘autre part.

    C’est la même chose pour la deuxième particule intriquée. Qu’ont elles en commun qui puissent relier (ou « corréler ») leur « état » (celui que l’on mesure). Elles ont en commun une même incertitude qui était celle des particularités du moment et du lieu où elles ont été produite. Cette part d’incertitude partagée se soustrait donc à la « probabilité » de trouver tel « état » sur l’une quand on déjà fait la mesure sur l’autre. Les « probabilités » quantiques se trouvent alors logiquement corrélées mathématiquement et conformes aux résultats obtenus sans qu’aucune information n’ait été échangée entre les particules ni sans aucune influence à distance de l‘une sur l‘autre.

    Il me semble que ce qui relient les particules intriquées, c’est une part d’incertitude partagée (une même part « d’incertitude relative »).

    La physique quantique, comme le disait Einstein, ne fait pas une description complète de la réalité. A cette minuscule et invisible échelle c’est impossible. Elle nous permet cependant de calculer précisément la probabilité de trouver tel résultat dans des conditions bien précises. C’est assez formidable. Mais l’ « état » mesuré n’est pas uniquement celui que l’on attribue à la particule. Il est la résultante de l’interaction qu’on lui fait subir et des incertitudes où l’on est pour caractériser exactement d’éventuels autres influences ou « paramètres non locaux » non pris en compte.

    Parmi les paramètres « cachés » envisageables, je note que le formalisme de la physique quantique qui permet de caractériser les particules (leur « état » et la « probabilité » associée) ne tient absolument pas compte de la gravité ambiante (pas plus que les équations de Maxwell Lorenz décrivant les fluctuations de la lumière). La gravitation ambiante est pourtant sans cesse variable en un même lieu et variable également suivant les lieux, tant en direction qu’en intensité, du fait du ballet incessant des planètes, étoiles et galaxies (leur influence est postulée infinie). Ce paramètre non pris en compte, est-il vraiment négligeable, ou sans influence, à cette échelle, alors qu’à la notre, les effets de la gravitation ambiante sont primordiaux et distinguent sans ambiguïté une direction particulière dans l’espace qui fait toute la différence entre le haut et le bas ? Rien de tel en physique quantique ou toutes les directions sont présumées équivalentes. Le sont elles vraiment ? La physique quantique ne nous donnerait que les « invariants » et/ou « covariants » mesurables (ce qui est détectable, « l’observable »), à une probabilité près.

    • Elles interagissent bien à distance et de maniere visible à ‘ oeil nu selon les experiences de teleportation , quoi que vous fassiez à l’ une , l’ autre réagit quasi instantanément ; votre interpretation reste donc portée sur les interactions gravitationnelles et malgré cette approche trés précise que vous décrivez, il y a une chose qui avait été théorisée par higgs il me semble, et qui consiste à séquencer tout type d’ interaction en des interactions induites. Les elements intriqués par exemple, ils sont bien intriqués une fois qu’ on déduit / observe leur correlation, avant celà , il ne le sont pas totalement. Étants intriqués ils influencent et se font influencer par l’ environement d’ une maniere differente que s’ ils n’ avaient étés intriqués et observés. En dehors des questions de decohérence et de physique quantique à proprement parler, la matiere observable se comporte normalement et subit les memes forces qu’ elles soient micro ou macro , le monde quantique et le monde observable ne sont pas séparables, simplement séquencés , progressifs tels les exercices d’ haroche. Les particules ayant une masse subissent l’ attraction / les attractions / la gravitation terrestre , la presence de champs .

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  28. Merci pour votre vidéo, est il possible d’intriguer deux particules de matière? Je m’explique, comme le photon et l’antiphoton sont la même « chose », on pourrait supposer que le rapport au temps de l’antimatière va au delà de la simple interprétation mathématique et peut être un vecteur de causalité venant du « futur ». Idem dans les reactions créant un électron et positron intriqués on peut avoir la même image. Une sorte de conservàtion du moment angulaire qui explique l’opposition de spin mais aussi de conservàtion du temps. la mesure quon fait dans le futur influe le spin mesuré sur l’autre particule non pas vraiment « instantanément » mais justement via une particule d’antimatière.

  29. Pourquoi ne pourrait on pas communiquer par intrication quantique puisqu’on peut téléporter des photons ?
    L’information est bien téléportée plus vite que la lumière même instantanément
    On pourrait ainsi piloter les robots martiens en temps réel au lieu d’un temps de réponse d’au moins 20mn , ce qui n’est pas évident pour éviter un fossé

  30. Bonjour Bravo pour vos vidéos
    Je n’arrive pas à comprendre qu’un électron n’ai pas de volume mais une masse : cela veut il dire que ma matière est « vide » ? Dans ce cas « qu’est-ce qui » déforme l’espace temps et donne la gravitation?
    Désolé pour ma question qui vraisemblablement n’a pas de sens pour vous

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