Le Bitcoin et la Blockchain

La vidéo du jour décrypte les mystères du bitcoin, et vous explique vraiment comment il marche, et ce qu’est cette mystérieuse blockchain.

Pour préparer cette vidéo, j’ai dû pas mal me documenter. J’ai trouvé beaucoup d’endroits où les grands principes du bitcoin sont expliqués, mais assez peu d’infos détaillées sur ce qu’il se passe vraiment « sous le capot ». A force de lecture, je pense avoir compris l’essentiel, et j’espère donc avoir donné à tout le monde les éléments nécessaires pour comprendre comment un système comme le bitcoin pouvait tenir debout, et en quoi le concept de la blockchain assure la décentralisation du système.

Les conditions sur l’identifiant

Parmi les points que je n’ai pas explicités (même si je l’ai suggéré), il y a les « conditions » que l’on impose sur le résultat du hashage pour qu’il soit considéré comme valide pour proposer son bloc. Je rappelle : un noeud du réseau possède une liste de transactions « en attente », qui ne sont pas encore validées, c’est-à-dire qu’elles n’apparaissent pour l’instant dans aucun bloc. Pour faire de cette liste LE nouveau bloc, le noeud doit lui trouver un identifiant qui est obtenu en appliquant une fonction de hashage sur un ensemble contenant l’identifiant du bloc précédent, la liste des transactions (chiffrées) et un nonce.

(Petite précision au passage, il existe plein de possibilités différentes pour la fonction de hashage, le protocole Bitcoin utilise SHA256, que l’on peut tester en ligne ici).

Le résultat du hashage est une longue chaîne de caractères, et pour qu’un identifiant soit considéré comme valide, on impose qu’il commence par un certain nombre de zéros. Et pour avoir la chance que le résultat du hashage commence par une suite de zéro, il faut essayer plein de nonces différents. C’est ça le problème compliqué à résoudre…en fait il n’est pas « compliqué », c’est juste un truc de gros bourrin.

Plus la taille et la puissance du réseau bitcoin augmentent, plus on augmente le « nombre de zéros requis » par lequel doit commencer le résultat du hashage. C’est comme cela qu’on ajuste la difficulté du problème pour rester sur une moyenne de « 1 bloc nouveau toutes les 10 minutes ».

Les frais de transaction

Un autre détail que j’ai passé sous silence, c’est celui des frais de transaction. Quand on fait un paiement en bitcoin, outre le destinataire de la transaction, on peut décider de payer une petite somme au noeud qui arrivera à valider le bloc contenant la transaction. L’intérêt c’est qu’en faisant ça, on offre une incitation aux noeuds à inclure notre transaction dans le prochain bloc. Aujourd’hui ça n’a pas grande importance, car les noeuds qui valident un bloc reçoivent une récompense en bitcoin « nouvellement créés ». Mais cette récompense va en décroissant (25 BTC aujourd’hui, mais elle sera bientôt divisée par 2) et va tendre vers 0. A terme, ce sont les frais de transaction qui rémunèreront les noeuds « mineurs ». Le fait d’inclure des frais de transaction est quelque chose de libre, mais à terme les mineurs consacreront leurs efforts à faire valider les transactions qui leur donnent un peu de récompense en frais de transactions. Il y aura donc une incitation à inclure un peu de frais, sous peine de ne jamais se faire valider sa transaction.

Donc le bitcoin ne sera pas totalement gratuit, mais il y a fort à parier qu’à cause de la concurrence entre les mineurs, les frais de transaction soient très réduits, en tout cas bien inférieurs à ce qu’on trouve aujourd’hui par exemple avec les cartes de crédit, les virements ou Paypal.

Qui est le créateur du Bitcoin ?

Enfin pour les courageux qui m’ont lu jusque là, je termine avec une anecdote intéressante. On ne sait pas qui est le créateur du bitcoin. Officiellement, il s’agit d’un certain Satoshi Nakamoto, qui le premier a publié un article en 2009 décrivant le protocole, ainsi que le code. Sauf que cet individu n’existe pas ! Personne ne sait qui se cache derrière la création du bitcoin, et cette question n’est pas neutre puisque d’après la légende, Nakamoto (ou celui qui se cache derrière ce pseudo) possèderait actuellement plus d’un million de bitcoins !

Il existe plusieurs hypothèses : ce pourrait être en réalité un groupe de personnes plutôt qu’un individu unique. En effet beaucoup de gens trouvent que le code source est trop beau et trop parfait pour avoir été écrit par une seule personne. Ce pourrait être également un certain Craig Steven Wright, dont on a parlé récemment et qui a renoncé à prouver qu’il est Nakamoto. Peu de détails filtrent sur Satoshi Nakamoto, mais il communique très sporadiquement sur les forums. Certains ont noté que son anglais était impeccable (donc il est probablement anglophone), et ont même analysé la distribution des heures de post de ses messages pour essayer d’en déduire son fuseau horaire !

Petit détail amusant sur Satoshi Nakamoto et la naissance du bitcoin : quand on propose un bloc, on a la possibilité d’inclure un court message. Le tout premier bloc, qui a donc été « miné » par Nakamoto contient l’énigmatique message suivant: « Chancellor on brink of second bailout for banks ». Ce message a un rôle : c’est un titre du Times datant du 3 janvier 2009, sachant que le premier bloc a été miné le 5 janvier. L’idée était de prouver que le premier bloc, qui est à la base de la blockchain, ne pouvait pas avoir été miné avant le 3 janvier 2009. Pourquoi donc ? Pour exclure la possibilité d’une arnaque sophistiquée dans laquelle Nakamoto aurait pu pré-calculer plein de blocs, laisser la blockchain se développer, puis la pirater en utilisant tous ses blocs précalculés. Mais grâce à son message, Satoshi prouve au monde que le premier bloc n’a pas pu être calculé avant le 3 janvier 2009, et que donc il n’a pas pu préparer ce genre d’arnaque. Malin !

44 réflexions sur “Le Bitcoin et la Blockchain

  1. Bonjour,

    Merci pour toutes ces infos qui donnent des réponses simples (pour moi : je bosse dans la PKI, donc la crypto asymétrique et les hash…) à des questions que je me posais, mais pour lesquelles j’avais la flemme de faire des recherches.

    Une petite question tout de même.
    Tu abordes la crypto asymétrique, mais n’aborde pas vraiment le problème de la gestion de la confiance (xxx est bien la clé de bidule). Y a t’il une gestion de la confiance ? Centralisée (je bosse dans la PKI, c’est ce modèle que je connais le mieux), décentralisée et basée sur des niveaux de confiance (PGP, pour ce que j’en connais), pas du tout (A et B se devant de l’argent, on peut supposer qu’ils trouvent un moyen simple d’échanger leurs clés) ? Y a t’il des annuaires ?

    David

    • Pas de souci d’echange de clef. Pour recevoir de l’argent, vous adressez votre adresse de versement (qui est une cle publique) à la personne qui vous doit de l’argent. Cette personne signe le transfert vers votre adresse avec ses clef privées a elle. Une fois la transaction enregistrée dans la blockchain, l’argent est a vous.

      • Je sais qu’il n’y a pas de problème d’échange de clé, c’est le gros problème que résout la crypto asymétrique.
        Je parlais de la gestion de la confiance dans cet échange de clé. Comment garantir un minimum que la clé de chiffrement de la personne à qui je donne de l’argent est bien la clé de qui il prétend être. Dans plein de cas cela ne doit pas poser de problème (A connait B, A ne connait pas B mais achète sur le site marchand de B qui est authentifié par un certificat délivré par une autorité de certification qui a fait des vérifications…) mais on doit pouvoir trouver des cas où A doit faire confiance d’une autre manière avant de verser de l’argent à B.
        Si B prétend être la nièce d’un opposant politique africain qui veut rapatrier de l’argent en m’en donnant une partie à condition que j’avance les frais, c’est mieux si j’ai un moyen de vérifier que le porte monnaie de B appartient bien à B 😉
        A la rigueur la possibilité de certifier un porte-monnaie (car c’est de cela dont je parle au final) pourrait n’être qu’une option. Ma question est : est-ce que cette option existe d’une manière ou d’une autre.

        Le problème de la confiance est important. Par exemple quand vous parlez de A qui signe la transaction, il ne s’agit que d’une « signature technique » (= c’est l’opération cryptographique de signature, qui est une opération cryptographique de chiffrement avec une clé privée). Pour moi la fonction de sécurité « signature électronique » n’est pas réellement assurée : si la clé privée ne peut être associée clairement à A, la non-répudiation n’est pas assurée (« M. le juge, je vous jure que cette clé privée sur mon PC n’est pas la mienne, elle doit être à quelqu’un d’autre de ma famille ou bien à la personne à qui j’ai acheté ce disque dur non formaté »).

    • Suite a votre réponse de 19h37, je comprends mieux ou vous voulez en venir!

      En fait le souci que vous évoquez concerne la sécurisation de la transmission d’une adresse publique de payement, notamment lorsque vous faites un versement à un inconnu.
      A ma connaissance cette fonctionnalité n’est pas intégrée dans le protocole. ça pourrait être intéressant, mais ça ne fait pas partie du but du BTC qui est de garantir un transfert d’argent entre deux personnes.
      Rien n’empêche de le faire en // du protocole un contrôle par d’autres moyens hors réseau BTC. Remarquez que cette problématique existe +/- aussi pour d’autres formes de virements.

      Concernant la clef privée, à la base du protocole c’est celui qui en dispose qui en est le propriétaire. C’est comme ça. Si vous voulez sécuriser un peu plus, procurez vous par exemple un ledger wallet qui permet de garder la clef privée dans « un coffre » et de signer par un code confidentiel comme une carte bleue.

      On peut regretter que les transactions BTC soient irréversibles et sans moyen de revenir en arrière. Mais cela est aussi une forme de sécurité du système qui a justement été conçu pour cela. Si vous donnez un louis d’or à une autre personne, revenir en arrière nécessite que ladite personne soit d’accord pour vous la rendre. Idem pour le BTC qui est conçu pour avoir des propriétés trés proches de l’or, la nuance etant qu’il circule au travers d’ordinateurs au lieu de la main a la main, mais l’usage est un peu du même type avec quelques traces en plus…

      Tout ces problèmes pourront certainement être mieux gérés sur les prochaines crypto (type ethereum) qui permettent de faire des contrats intelligents.

      • Voilà ! C’était la réponse à ma question ! Merci. Désolé si je n’ai pas réussi à être clair dès le début.

        On est d’accord, ce problème de confiance est un plus par rapport aux fonctions de base du BTC (je dirais « faire comme l’argent liquide »). Quitte à faire de l’électronique avec de la crypto asymétrique, on aurait pu ajouter une gestion de la confiance, ne serait-ce qu’en option. Apparemment ce n’est pas le cas.
        Effectivement il doit y avoir moyen d’apporter cette confiance « par dessus » (des sursignatures avec cette fois-ci de « vraies » signatures électronique où l’identité est un minimum garantie ?)

    • En réponse a votre réponse de 21h15

      Pour les transaction nominatives, BTC est anonyme, c’est donc pas vraiment facile, mais si on est sur de l’adresse de destination tout va bien.

      La garantie de l’identité d’un inconnu, surtout à distance « est une autre paire de manches ». Je vois d’ailleurs difficilement comment on peut y arriver. Ce qui pourrait être utile, et à gérer dans le protocole c’est de pouvoir avoir la possibilité d’annuler certain types de transactions (d’un commun accord bien sur). Mais c’est pas à l’ordre du jour.

      Dans son cadre d’utilisation (le BTC est avant tout une monnaie associée à un système d’échange) on a bien à faire à « une vraie signature », celle obtenue avec la clef secrète. Ce système sécurise déjà plusieurs milliards de $ sans fraudes directes.

      La difficulté pour les utilisateurs est de sécuriser leurs clef privées pour réellement ne pas avoir à faire confiance à des tiers. Et la ça se complique un peu car ces clefs sont trop lourdes pour être mémorisées par le commun des mortels et un ordinateur relié au réseau n’est pas fiable de même qu’on pourrait avoir a faire à un terminal de paiement verreux.

      Il existe toutefois des solutions pour y parvenir:

      – Les cold wallet pour le stockage (fiabilité maximale, sans risque vis a vis d’un tiers, mais on perds la sécurité absolue dés qu’on veut retirer de l’argent, il faut alors faire un autre cold wallet et virer les fonds restants dessus)

      – Les Wallets intelligents (ledger, tresor..)qui sont en fait de petit terminaux de paiement personnels portables sont un bon compromis sécurité / utilisabilité, ils utilisent un code confidentiel un peu comme les CB, mais en beaucoup plus fiable. Les seul risques sont la malhonnêteté de leurs concepteurs (on ne peut l’écarter) ou défaillance Hardware (fuite permettant d’en extraire la clef).

      – Pour les faibles sommes (type compte courant), un smartphone avec un wallet software donne de la souplesse, mais pas très fiable (virus…). Il ne faut pas y stocker de grosses sommes.

      Il faut quand même rappeler que le BTC tel qu’il est conçu nécessite au moins 1h avant que la transaction soit validée, donc il peut difficilement être utilisé pour un usage courant (transaction immédiate type payer à la caisse…), sans passer par des opérateurs type banque capables de garantir des transaction en qq secondes.

      Il est par contre parfaitement adapté à la VPC ou tout transfert laissant du temps pour la validation.

  2. Ce n’était clairement pas le sujet de la vidéo, mais je tiens à signaler que le BitCoin est une aberration d’un point de vue écologique¹. Heureusement donc que le BitCoin ne remplacera pas le dollar et l’euro, vu qu’on ne peut pas faire plus de sept transactions par seconde (et en réalité, moins que que ça²) sur l’ensemble du réseau. Il n’empêche que le principe de la blockchain est une belle prouesse technique qui trouve son utilité, mais j’ai un peu l’impression qu’actuellement on tient à faire le café avec, au risque de passer à côté de pas mal d’autres technologies³.

    ¹ http://motherboard.vice.com/read/bitcoin-is-unsustainable à l’époque l’auteur évaluait que la consommation électrique pour une transaction équivalait à 1,57 fois la consommation électrique d’un foyer américain sur une période de 24h.
    ² https://medium.com/@octskyward/the-resolution-of-the-bitcoin-experiment-dabb30201f7
    ³ https://tonyarcieri.com/on-the-dangers-of-a-blockchain-monoculture

    • Oui et non. Oui ça consomme (environ 1/2 centrale nucléaire, soit rien à l’échelle mondiale), mais combien d’énergie est consacrée aux transports de fonds, sécurisation du système monétaire actuel, fabrication de la monnaie, sécurisation des données, enregistrement des données par des personnes de confiance, déplacements de ces personnes?
      Parce que potentiellement la blockchain peut remplacer tout cela, et même plus encore.

      • Ça ne consomme qu’une demi-centrale nucléaire parce qu’au final il n’y a que très peu de personnes qui l’utilisent (encore). Ensuite, pour le transport de fond et tutti quanti, 90 % de nos échanges se font déjà de manière électronique, et tout comme la télé n’a pas fait disparaître la radio, il est fort probable que ce taux va rester stable dans les années à venir, BitCoin ou pas. Parce que la monnaie fiduciaire a un énorme avantage pour elle : elle continue à fonctionner même quand la batterie du smartphone est vide, et même après avoir pris l’eau ou avoir trainé dans un tiroir pendant 10 ans.

        Ceci dit, j’ai posté mon précédent commentaire à la va-vite, et je le regrette, parce qu’il y a un problème écologique que j’ai oublié de souligner : la blockchain elle-même, ou plus précisément, la place qu’elle prend. La blockchain prend toujours plus de place de jour en jour, et si l’usage de BitCoin devait être généralisé, on se retrouverait avec des millions de gens ayant chacun une copie de cette blockchain. On fait le calcul ?

        Mais le vrai problème du BitCoin est politique, et là on s’éloigne à des années-lumières du sujet de la vidéo. C’est assez symptomatique de constater à quel point les « early adopters » du BitCoin ont depuis le début joué des pieds et des mains pour que les autres s’y mettent aussi. Et pour cause, puisque les premiers entrants sont avantagés par rapport aux suivants, ayant pu créer plein de brouzoufs à peu de frais, mais à la condition qu’il y ait des suivants… Ce n’est peut-être pas techniquement une arnaque pyramidale, mais ça en a la saveur. Alors, oui, les règles de création monétaire sont catastrophiques aussi pour l’euro, le dollar, et toutes les autres, et je ne prône pas le système des réserves fractionnaires (ou argent-dette), loin de là, mais quitte à faire la révolution monétaire, alors autant le faire vraiment, et ne pas seulement changer de maître, mais enfin fonder un système monétaire qui n’avantage personne de manière arbitraire, et là je renvoie à la TRM¹.

        Ceci dit, à défaut de jouer le rôle d’une monnaie, le BitCoin peut jouer le rôle d’une réserve de valeur comme peut le faire l’or. Et là, oui, il faudrait faire les calculs pour comparer les deux d’un point de vue écologique, mais personnellement ça me pose un gros problème d’utiliser comme réserve de valeur un truc qui nécessite que de l’électronique soit fonctionnel au niveau mondial. Je suis peut-être très pessimiste quant au devenir de l’humanité (en fait non, on est dans la merde et on ne fait rien qui va au-delà du cosmétique et qui pourrait vraiment changer la donne), mais l’or, j’ai plus confiance ;)

        ¹ http://trm.creationmonetaire.info/ http://www.creationmonetaire.info/ http://monnaie.ploc.be/ http://www.ucoin.fr/theorie/

      • @ idoric message de 20:39

        C’est plus compliqué, la conso du minage est indépendante du volume de datas. Même en multipliant le nombre de transactions par 1000000, ça consommera pareil, (faudra juste agrandir les blocs pour rentrer les données). Par contre la conso du minage est en fait plus liée a la valeur de la monnaie x volume d’émission. D’une certaine manière ça corresponds au gasoil alimentant les chargeurs et foreuses des mines d’or. Le modèle économique est du même type. Mais ce modèle n’est pas obligatoire, c’est juste un choix propre au BTC. On pourrait même le modifier si nécessaire, s’agit que tous les mineurs arrivent a s’entendre sur la modification( La blockchain est une « forme de démocratie »). Il faut que cette puissance soit suffisante pour que des organisation mal intentionnées ne puissent corrompre le système.

        Il est certain que l’échange de billets ne nécessite pas d’ordinateurs… mais c’est aussi le cas des CB ou virements électroniques. Rien n’empêche de loger votre portefeuilleBTC dans une carte a puce, ça existe déja ( ex: ledger wallet, produit Français…) Sur ce plan le besoin est identique a la CB, mais en beaucoup plus fiable.

        Le BTC est adapté pour certains types de transaction (vpc, transfert longues distances…) mais sont inconvénient majeur est qu’il nécessite du temps (1h environ) pour garantir la transaction , ce qui le rends incompatible avec l’usage quotidien de l’argent (acheter le pain, faire ses courses). Pour cela il faudra autre chose (fonctionnant en // ou en remplacement)

        Concernant la taille de la blockchain, elle n’est stockée que chez les mineurs, tout le monde ne la stockera pas dans son ordi. Pour l’instant elle représente quelques dizaines de Go. Le système n’est peut être pas optimal, mais on est très loin d’avoir une limite technique insoluble, même pour un usage intense, aucun souci sur ce plan. Et au moins tout le monde peut vérifier qu’il n’y a pas de fraude, vis a vis du système opaque des banques, sacré progrès tout de même.

        Concernant le schéma de Ponzi, si vous voulez, mais dans ce cas, il en est exactement de même pour l’or: c’est un métal de merde, mou, lourd, pas beaucoup d’utilisations dans l’industrie et pourtant, ce système de ponzi ne s’est pas effondré, malgré son abandon en tant que monnaie. Ne parlons pas des diamants, quelques grammes de charbon cristallisé qui valent une fortune et ça tient depuis longtemps. Le point commun des diamants, de l’or et des BTC, c’est leur rareté, et c’est cela qui permets de leur attribuer une valeur. Il est beaucoup plus facile d’imprimer 20 tonnes de billets de 500€ que d’émettre un seul BTC frauduleux, ou de transmuter du plomb en or, du carbone en diamant…

        Le problème politique, il existe, mais il est ailleurs: c’est que cette monnaie n’est pas contrôlée par les états, (comme l’était l’or jadis). C’est la principale raison qui empêchera le BTC de prendre de l’ampleur: les états vont l’interdire car il échappe a leur contrôle. Ils vont pour cela donner les mêmes raisons foireuses que celles qu’ils ont donné quand ils ont éliminé les monnaies métal du circuit.

      • @Hervé message de 22:51

        « Il est certain que l’échange de billets ne nécessite pas d’ordinateurs… mais c’est aussi le cas des CB ou virements électroniques. »

        Vous deviez être fatigué en écrivant ceci, non ? Une CB nécessite un lecteur qui est déjà un petit ordinateur en soi, qui à un moment devra bien joindre un serveur bancaire. Quant aux virements électronique, je vois encore moins comment ça pourrait se faire sans ordinateur et sans électricité ;)

        « Concernant la taille de la blockchain, elle n’est stockée que chez les mineurs, tout le monde ne la stockera pas dans son ordi. Pour l’instant elle représente quelques dizaines de Go. Le système n’est peut être pas optimal, mais on est très loin d’avoir une limite technique insoluble, même pour un usage intense, aucun souci sur ce plan. Et au moins tout le monde peut vérifier qu’il n’y a pas de fraude, vis a vis du système opaque des banques, sacré progrès tout de même. »

        Effectivement, je découvre que l’architecture réseau se dirige vers celle adoptée par Duniter¹ (anciennement uCoin que je signalais dans ma réponse précédente), c’est bien ! Par contre, après je ne vous suis plus. Tout le monde n’aura pas à stocker la blockchain sur tous ses ordinateurs et autres appareils « intelligents » (c’est le terme consacré, mais je le trouve débile, passons), mais il faudra bien qu’il le fasse sur au moins un d’entre eux, sauf à vouloir faire confiance à d’autres.

        Je trouverais paradoxal pour compenser les limites de BitCoin d’appeler à la centralisation, puisque l’intérêt de BitCoin était justement la décentralisation. Et mon inquiétude n’est pas théorique, je pense au récent hard fork chez ethereum. Peu importe la question de légitimité de ce qu’ils ont fait, ils ont montré que c’était faisable, et c’est très inquiétant, car à moins d’un effondrement civilisationnel (et auquel cas on aura d’autres soucis plus pressants), au moins jamais une banque ne va nous jouer un remake de Judge Dredd, en étant à la fois le législateur, le juge et l’exécutant, tout ça pour sauver la mise à un pote qui n’a pas été foutu de rédiger un contrat correctement. Dans la vraie vie, ils l’auraient eu dans le baba si vous me permettez l’expression.

        De ce fait, mon inquiétude sur le gaspillage de ressources reste entier.

        « Même en multipliant le nombre de transactions par 1000000, ça consommera pareil, (faudra juste agrandir les blocs pour rentrer les données) »

        Comme dirait l’autre, zététique notoire, une affirmation extraordinaire appelle à une preuve plus qu’ordinaire. Quel est donc cet algorithme extraordinaire qui ne nécessite pas de cycles processeurs supplémentaires (ou si peu, je veux bien vous accorder cette petite facilité) même s’il a à traiter 10⁶ fois plus de données ?!

        « Concernant le schéma de Ponzi, si vous voulez, mais dans ce cas, il en est exactement de même pour l’or: c’est un métal de merde, mou, lourd, pas beaucoup d’utilisations dans l’industrie et pourtant, ce système de ponzi ne s’est pas effondré, malgré son abandon en tant que monnaie. »

        Vous vous méprenez. Je suis tout à fait d’accord avec vous sur le fait que l’or comme monnaie est une arnaque (j’y reviendrais plus en détail ci-dessous), désolé de ne pas avoir été suffisamment clair. Ce n’est pas là qu’il y a divergence entre nous. Ils souffrent du même mal, et vous pensez que le BitCoin a un avantage par rapport à l’or, moi je pense le contraire, parce que l’or, je ne vois pas comment il pourrait partir en fumée, ce qui pourrait arriver avec les BitCoin pour tout un tas de raison, à commencer par une révolution dans le domaine du chiffrement des données, ou tout simplement quand l’électricité commencera à être compté, et que plus personne n’en aura (je parle évidemment ici d’électricité au sens de stock d’énergie, ce qui est aussi un abus de langage mais tant pis) à jeter par la fenêtre pour faire vivre le BitCoin, etc, etc.

        « Le problème politique, il existe, mais il est ailleurs: c’est que cette monnaie n’est pas contrôlée par les états, (comme l’était l’or jadis). C’est la principale raison qui empêchera le BTC de prendre de l’ampleur: les états vont l’interdire car il échappe a leur contrôle. Ils vont pour cela donner les mêmes raisons foireuses que celles qu’ils ont donné quand ils ont éliminé les monnaies métal du circuit. »

        Le fait que le BitCoin n’est pas contrôlé par les États est un problème, mais ce n’est pour moi pas le fond du problème, et dans tous les cas ce n’est pas de celui-là dont le parlais tantôt. Le problème essentiel, c’est que nous ne sommes pas tous égaux devant l’émission monétaire, il n’y a pas de symétrie, l’argent apparaît ex nihilo dans certaines mains et pas dans d’autres, n’est-ce pas la plus grande des injustices économiques ? On peut arriver à ce problème par un contrôle étatique, mais on peut aussi y être confronté en suivant d’autres voies, et la manière de faire de BitCoin en est une autre. D’ailleurs, si j’avais fait le parallèle avec l’or, ce n’était pas anodin, dans les deux cas on a quelques happy few qui ont pu extraire/miner à peu de frais or/BitCoin et les suivants doivent se contenter des miettes. Dans tous les cas sus-cités, le jeu est biaisé dès le départ, certains sont plein aux as sans n’avoir rien fait ou si peu, et à moins de faire vraiment n’importe-quoi ne peuvent que gagner au final. La seule différence, c’est que le BitCoin, personne ne m’oblige à accepter ses règles et à y jouer, alors que l’euro, par son pouvoir libérateur (nom plutôt ironique pour dire que tout à chacun est obligé d’accepter d’être payé en euro), m’y contraint. Et vu que je me paie déjà une chaîne au pied, pourquoi j’équiperais l’autre de même ?

        Or, encore une fois, le problème a été largement étudié, et il existe au moins une solution pour une monnaie respectant au maximum le principe de symétrie de traitement entre les différents agents économiques³, et là ça serait une vraie révolution. La question est simple, la réponse un peu moins évidente (et pas parfaite), mais ne nécessite finalement que des maths de lycée pour la trouver, et ensuite, quand on l’a, on peut facilement montrer que ça fait bien ce que ça doit faire en reportant de mois en mois une formule dans un simple tableur, un peu comme le fait qu’il est bien plus facile de vérifier qu’on a bien la solution d’une équation après l’avoir trouvé. La question, c’est comment s’assurer que chaque membre d’une zone monétaire donnée puisse recevoir la même quantité d’émission monétaire que tous les autres, morts, contemporains et à naître ? Déjà, il faudra considérer chaque émission relativement à la masse monétaire déjà en circulation, sinon la question ne pourrait trouver réponse valable. Pour le reste, je vous renvoie à http://monnaie.ploc.be/trm-en-detail/ qui me semble être l’introduction la plus valable que je connaisse en langue française, ni trop longue ni avec trop de raccourcis (et qui répond par avance aux différents faux problèmes qu’on pourrait imaginer, par exemple celui de la question de l’inflation).

        ¹ https://moul.re/blog/index.php?article3/duniter

        ² https://www.nextinpact.com/news/100716-ethereum-un-hard-fork-controverse-pour-oublier-the-dao.htm

        ³ Cf. les liens dans mon commentaire précédent

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  4. Bonjour David,

    Merci pour l’information très développée pour un néophyte tel que moi sur le bitcoin.
    Et bravo pour le ton humoristique de ce billet ! Cela ponctue agréablement le Vlog. Donc continue dans cette voie, ça humanise ton côté scientifique un peu trop sérieux… (ih ih ih)
    Enfin petit regret sur le nombre de fautes dans les explications, tel que :’Craig Steven Wright, dont on parlé récemment. « ….à reprendre en lecture donc ….. 🙂
    Encore bravo !

    Amicalement
    Gus

  5. Bonjour,

    merci pour cette vidéo (ainsi qu’à Heu?reka dont l’excellente chaîne mérite d’être plus connue).

    J’ai une question sur le choix de la fonction de hachage : pour le moment, le SHA256 est sûr, mais le jour où il ne l’est plus, est-ce que quelqu’un qui aurait l’information avant tout le monde ne pourrait pas remonter dans la blockchain, puisqu’il lui faudrait alors bien moins de 10 minutes pour valider les blocs ?

    • Vu le principe de fonctionnement, si le SHA256 était cassé, il pourrait être remplacé par autre chose pour les nouveaux blocs minés. L’astuce du système c’est que le bloc suivant inclue le hash du bloc précédant. Ainsi la sécurité de l’ensemble des blocs est remontée au niveau des derniers blocs minés. Pour modifier un ancien bloc, il faut recalculer tous les blocs qui suivent jusque au plus récent, sachant que pendant ce temps les mineurs officiels bossent… Modifier un bloc nécessite donc d’avoir une puissance de calcul largement supérieure aux autres mineurs, et plus le bloc est ancien plus c’est compliqué. En gros modifier un bloc agé de quelques heures nécessite plus que toute la puissance de toutes les centrales électriques de la planète, avec les calculateurs associés…, c’est peu réaliste. Ne parlons pas des plus anciens!

      Toute la question est de savoir si on pourra disposer d’une nouvelle technique de signature type SHA256 si cette technique devait être cassée par exemple par du calcul quantique. Idem pour la signature des transactions.

      • Merci, effectivement, il suffit remplacer par un nouveau hash plus solide. Le temps du passage entre le SHA256 et quelque chose de plus robuste serait par contre périlleux puisque les blocs pas trop anciens pourraient être corrompus avant que la nouvelle solution soit mise en œuvre (mais en même temps, c’est le problème pour presque tout ce qui utilise du SHA256).

      • @ Alban 01/07
        Oui, si on ne voit pas le coup venir, ça pourrait laisser des possibilités aux fraudeurs. ça demande aux acteurs d’être réactifs et de trouver une nouvelle solution rapidement, fut elle qu’elle soit possible. Mais on n’en est pas la.

  6. Satoshi Nakamote ne communique pas « très sporadiquement sur les forums », il ne communique plus du tout depuis 2010.

    • Votre article évoque le souci de la concentration de la puissance de minage vers peu d’acteurs. Oui c’est effectivement un souci, mais pas forcement tant que ça.

      Dans la configuration actuelle du BTC (système libre), sa valeur n’est liée qu’a la confiance qu’on lui donne. Une particularité du système c’est que tout est public et se voit. Si les mineurs majoritaires décidaient de falsifier la blockchain (ils le peuvent car ils on la majorité sur la sécurisation du système), ils ne pourraient pas le cacher. Cela provoquerais immédiatement une perte de confiance qui conduirait à un crash qui annulerait le bénéfice de leur action.

      C’est un peu comme si le président US pressait sur le bouton pour liquider poutine. Ce dernier lui rendrait copieusement les coups, et au final la planete serait détruite… Manœuvre perdant perdant…

      Les mineurs n’ont aucun intérêt à falsifier le système, même s’ils sont devenus peu nombreux. Les choses pourraient être différentes si le BTC devenait la monnaie internationale utilisée pour tous les échanges. Mais on n’en est pas encore là, et dans cette hypothèse, le minage serait repris par les états.

  7. Très intéressant pour un néophyte total, merci !
    mais une question : tu dis au début que seule une très faible partie de la monnaie est « réelle » et tu évoques la possibilité d’un piratage..sans développer…ça fait un peu peur non? quel est le risque?

  8. Pingback: Le Bitcoin et la Blockchain (avec Heu?Reka) — Science étonnante #31 | Bitcoin News and Updates

  9. Pingback: Le Bitcoin et la Blockchain | Science étonnante | L'Avis d'un Geek

  10. Merci pour cette vidéo !
    Question : une fois que tous les bitcoins auront été consommés (autour de 21 millions de bitcoins en tout il me semble), il faudra toujours des mineurs pour maintenir la sécurité de la blockchain mais par contre ils n’auront plus de rémunération en contre-partie car plus de bitcoins disponibles (aujoud’hui ils perçoivent 25 bitcoins par block, puis 12 bitcoins à partir de cet été).
    Du coup est-ce que les mineurs vont continuer leur job après cette date fatidique ?

    • C’est indiqué, ils seront payés par les frais de transaction.
      Bien entendu, il faudrait qu’il y ait beaucoup plus de transactions que maintenant pour maintenir leurs revenus actuels.
      Cela dit, le minage peut se contenter de beaucoup moins de puissance qu’actuellement. C’est une autre particularité du système: tout s’auto-adapte.

      • Merci Hervé pour la réponse mais d’un côté c’est dommage qu’on retombe dans les frais de transaction, c’est justement ce qui était intéressant au départ.

  11. Bravo, votre vidéo est très claire, facile a comprendre tout en expliquant assez précisément le fonctionnement
    La meilleure que j’ai pu voir.

    Merci

  12. Pingback: ReVue D’actu De 11h11 – Jeudi 30 Juin 2016 | Régions.news

  13. Chouette vidéo. 🙂

    Je voulais juste signaler deux-trois trucs : le chiffrement asymétrique n’opère pas sur les « blocs entiers », il opère tout comme le symétrique à ce niveau-là (je pourrais parler de CBC, ECB etc., mais ce n’est pas le sujet).
    En chiffrement symétrique, il suffit de faire les opérations « à l’envers » : pour le chiffrement de César, on décale de 3 lettres en arrière (contre 3 lettres en avant pour chiffrer). En asymétrique, on ne peut pas faire ça, on doit nécessairement faire des calculs avec une autre clef (la clef privée) pour pouvoir déchiffrer. Cette clef privée est donc, en un sens, l’inverse de la clef publique, mais elle est très dure/impossible à obtenir à partir de la clef publique (pour RSA, il faut factoriser un nombre semi-premier, c’est pas facile du tout).

    Autre remarque, Craig Wright est un imposteur complet (avec un sacré historique de fraude dans le passé [1]), qui a peut-être réussi à maintenir l’illusion devant les journalistes, mais qui n’a pas tenu longtemps une fois l’annonce publique [2]. Il semblerait qu’il ait lancé cette intox pour se justifier vis-à-vis du fisc australien, qui l’accuse de fraudes aux subventions et autres joyeusetés [3].
    Un des développeurs du protocole Bitcoin qui avait soutenu Wright avait en fait été manipulé, en « vérifiant » la preuve sur un ordinateur contrefait [4].

    Sinon, je voulais aussi signaler qu’à l’heure actuelle, 70% des Bitcoins minés le sont en Chine, par 4 entreprises seulement [5]. Ce qui voudrait dire qu’on n’est finalement pas si loin que ça d’une entité ayant plus de 51% de la puissance de calcul ? Espérons qu’ils n’en fassent rien.

    [1] https://news.ycombinator.com/item?id=11609611
    [2] https://www.reddit.com/r/Bitcoin/comments/4hflr3/craig_wrights_signature_is_worthless/
    [3] https://www.reddit.com/r/Bitcoin/comments/4i4kdx/mission_accomplished_for_craig_wright/
    [4] https://www.reddit.com/r/btc/comments/4hfyyo/gavin_can_you_please_detail_all_parts_of_the/d2plygg
    [5] http://www.nytimes.com/2016/07/03/business/dealbook/bitcoin-china.html

    Et désolé pour le pavé 😉

    • Oui, vous avez parfaitement raison, mais s’ils se permettaient de modifier le contenu des blocs, ce serait la fin du système car tout le monde peut le voir. Et du coup un suicide de leur part, ou ils perdraient tout ce qu’ils ont gagné.

      De plus, faut savoir que avoir 51% ne permet pas de faire la pluie et le beau temps. ça peut foutre un méga merdier pendant des jours voir des semaines. Une modification de type « hard », c’est a dire sans consensus de tous les mineurs nécessite au moins 80 à 90% de la puissance pour passe rapidement sans trop de dégâts collatéraux pour ceux qui la tenteraient.

      Maintenant, je suis d’accord que ce monopole est assez génant. Et ce n’est pas seulement les mineurs mais aussi les fabricants de machines, il n’y a pratiquement plus que deux ou trois fabricants.

    • Hum, oui et non, c’est effectivement un piratage, mais pas du Bitcoin en lui-même, juste d’un site qui stockait les bitcoin des gens. C’est un peu comme le braquage d’une banque, quoi.

      Et comme le cours du Bitcoin est extrêmement volatile, les répercussions sur son taux d’échange sont énormes.

  14. Bonjour,
    Je comprends l’intérêt des mineurs a miné puisqu’ils sont rémunérés (minage de bloc + frais de transaction que le bloc contient). Qu’en est-il des opérateurs de noeuds? (surtout s’ils sont pas mineurs)
    Pourquoi ont-ils intérêt à mettre du stockage a disposition et une puissance de calcul même si valider les transactions est très simple et consomme très peu ce n’est pas nul. Est-ce pour la beauté du geste?
    Merci beaucoup pour cette vidéo très claire

  15. Bonjour,
    Je dois rendre un rapport de 40 pages sur technologie Blockchain dans quelques semaines. Merci donc pour cette excellente entrée en matière qui a bien dégrossit le terrain 🙂
    Vos illustrations étant très parlantes, puis-je les reproduire (en vous citant bien entendu !) et, mieux, avez-vous la possibilité de me les fournir ?
    Merci encore !

  16. Bonjour,
    Votre présentation du bitcoin est le meilleur article que j’ai pu trouver sur le sujet.
    Toutes mes félicitations!
    Je n’ai pas hésité a partager la video avec d’autres personnes.
    Je développe présentement une application web de payement en ligne (en PHP). Je voudrais intégrer la technologie blockchain dans mon application. Comment pourrais-je m’y prendre?
    Merci et bravo encore pour votre video!
    J’attends impatiemment un retour de votre part.

  17. Pingback: Podcast : Bitcoin | binaire

  18. Pingback: Data - vpatigniez | Pearltrees

  19. Pingback: Le Bitcoin et la Blockchain (avec Heu?Reka) — Science étonnante #31 | Digitators

  20. Il faut peut être rappeler que le Bitcoin est un projet toujours en cours de développement, beaucoup de gens oublient que ce n’est pas un produit fini. Toujours en cours d’amélioration et d’expérimentation, les soucis que l’on peut rencontrer parfois comme les frais de transactions de plus en plus élevés ou les lenteurs de confirmation parfois, s’arrangeront avec le temps.
    En tous cas je salue l’article, frais et juste, rare sur le web !

  21. Pingback: Du bitcoin à la blockchain — Pixees

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