D’où viennent les nuages ?

La vidéo du jour parle d’un sujet en apparence banal : les nuages !

Plein de compléments à ajouter à cette vidéo, car le thème touche plusieurs domaines de la science !

La zoologie des nuages

Tout d’abord, vous aurez remarqué que je me suis gardé d’aborder l’épineuse question de la classification des nuages. Il en existe de nombreuses sortes, avec des genres, des espèces et des variétés (source)


Au-delà des noms, ce qui est intéressant c’est notamment de relier leur forme à leur mode de formation.

Je l’ai dit dans la vidéo, pour qu’un nuage se forme, il faut le refroidissement d’une masse d’air humide. Ce refroidissement peut se produire par exemple simplement parce que l’air chaud et humide s’élève, jusqu’à une altitude où il est suffisamment froid pour que la condensation ait lieu. Cela produit des nuages apparaissant à une altitude bien donnée. De plus, comme la condensation de la vapeur libère de la chaleur, l’élévation du nuage se poursuit, provoquant l’apparition d’un joli panache. C’est comme ça que se forment les cumulus ou les cumulonimbus.

D’une autre façon, il se peut qu’une masse d’air chaud et humide soit mise en déplacement relativement horizontal par les vents, et rencontre une masse d’air froid, plus dense, au-dessus de laquelle elle doit passer. C’est ainsi que se forment par exemple les stratus.

Autre variante, si une masse d’air chaud est contrainte de s’élever à cause d’un relief, cela peut donner lieu à la formation de nuages « accrochés » au relief, comme par exemple les spectaculaires nuages lenticulaires (source)

D’ailleurs je n’ai pas évoqué dans la vidéo la question de la chaleur dégagée par la condensation, mais celle-ci est vraiment importante. La condensation est une transition de phase dite du 1er ordre, c’est-à-dire que par réciproque avec le fait que l’évaporation demande de l’énergie (et donc « produit du froid »), la transformation de la vapeur en eau liquide restitue cette chaleur.

La chaleur latente de vaporisation de l’eau est d’environ 2 MJ/kg. Un cumulus standard peut contenir quelques centaines de tonnes d’eau, et on approche le million pour un gros cumulonimbus. Ca nous fait dans les 10^15 J, qui doit être dans l’ordre de grandeur de la production électrique en France sur une journée.

Si on regarde la chaleur latente d’une tempête tropicale, c’est bien pire ! On estime que l’énergie produite sur une journée est de l’ordre de 5.10^19 Joules (source), soit 50 fois la dépense énergétique mondiale sur cette même journée !

De la chute des gouttes de pluie

Je l’ai dit, les gouttelettes formées par condensation dans les nuages ne se mettent pas toutes seules à tomber vers le sol comme de la pluie. La raison en est une compétition entre la force de gravité (qui tend à faire tomber les gouttes), et les courants ascendants qui tendent à les maintenir.

S’il n’existait aucun courant ascendant, la goutte tomberait avec une vitesse limite correspondant à l’équilibre entre la force de gravité, qui va dépendre de sa masse donc son volume, et les frottements de l’air, qui dépendent de sa section, proportionnelle à sa surface. Si on fait le bilan on trouve que la vitesse limite d’une gouttelette est essentiellement proportionnelle à son rayon (encore qu’il faudrait raffiner car la nature des frottements change avec la taille). Valeur typique ? De l’ordre d’1 m/s pour des gouttelettes de 200-300 microns.

Sauf qu’à cela il faut ajouter la vitesse d’ascension des nuages, sous l’effet de la poussée d’Archimède, puisque le nuage est plus chaud que l’air environnant. Pour des nuages typiques, on se balade entre 0,5 et 5 m/s en vitesse d’ascension.

Ainsi, ce n’est environ qu’à partir de 500 microns à 1 millimètre qu’une goutte finit par tomber vers le sol avec une vitesse significative: il pleut ! Mais deçà, les gouttes restent en suspension. D’ailleurs il ne pleut jamais de minuscules gouttes !

Sinon je le dis là parce qu’il faut bien le souligner : il y a plein de trucs cools sur la formation des nuages de glace, qui jouent un rôle essentiel, mais j’ai préféré ne pas me disperser.  Il y a notamment un effet supercool (c’est le cas de le dire), l’effet Bergeron.

L’équation de Köhler

Entrons un peu dans les détails de ce qui se cache derrière les idées de Köhler. Le premier point concerne donc l’effet Kelvin. Pour l’estimer, il faut regarder la balance énergétique qui se produit lors du passage d’une petite quantité de vapeur à l’état liquide. Et pour ça, on va faire de la thermodynamique.

Puisqu’on regarde un système à pression et température imposée de l’extérieur, la quantité thermodynamique pertinente est l’énergie de Gibbs. On cherche donc à estimer la variation de cette énergie lors d’un hypothétique passage de n molécules d’eau d’une phase vapeur à une phase liquide.

La variation de potentiel chimique entre l’état gazeux et l’état liquide est donné par la relation

\Delta\mu = -kT\log\left(\frac{P}{P_S}\right)

P_S est la pression de vapeur saturante, et P/P_S est donc la saturation S.

Mais l’énergie de Gibbs va varier aussi du fait de la création d’une interface eau/air, et il faut donc prendre en compte l’énergie de surface associée. Au total si les n molécules deviennent une goutte de rayon r, la variation d’énergie de Gibbs est

\Delta G = -nkT\log S + 4\pi\sigma r^2

A l’équilibre, la variation de l’énergie de Gibbs est nulle. On peut alors en déduire la relation entre sursaturation et rayon de la goutte (en utilisant le volume molaire de l’eau liquide pour faire le lien entre n et r), on obtient alors

S = \exp\left(\frac{2\sigma}{\rho R T r}\right)

(R est la constante des gaz parfait, apparue par combinaison de k et du nombre d’Avogadro).

C’est la formule de l’effet Kelvin.

Maintenant prenons en compte l’effet Raoult. En première approximation c’est assez simple, puisqu’il nous dit que pour un mélange de n molécules d’eau et q molécules de soluté, la pression de vapeur (par rapport au cas de l’eau pure) se trouve réduite d’un facteur n/(n+q). C’est proportionnel à la quantité d’eau dans l’ensemble. Pour des grandes quantités de soluté (donc au tout début de la condensation), cela réduit drastiquement la sursaturation nécessaire. Et voici le genre de courbes qu’on obtient (source)

Ces courbes donnent la sursaturation critique en fonction de différents diamètres initiaux (« secs ») d’aérosols de sulfate d’ammonium. On y lit plusieurs choses : l’effet Raoult fait que même pour des saturations inférieures à 1, de l’eau va pouvoir condenser et faire croitre la particule qui atteindra l’équilibre. Mais ensuite il faudrait passer une saturation critique (le sommet de la courbe) pour entrer dans le régime de croissance instable.

Prédictions climatiques et rayons cosmiques

Dernier point concernant l’impact d’une meilleure compréhension de la formation des nuages sur les modèles climatiques. En résumé…c’est dur ! La principale difficulté est un problème d’échelle. Les modèles de formation des nuages fonctionnent sur des échelles d’espace et de temps bien plus fines que les modèles climatiques, qui ne peuvent pas se permettre de modéliser les choses à la minute et au mètre près. Et c’est cette principale difficulté qui rend compliqué l’amélioration des prédictions.

Un petit mot tout de même sur la question des rayons cosmiques. Il a été envisagé pendant un temps que les rayons cosmiques puissent avoir une influence assez déterminante sur la formation des nuages (via l’ionisation de particules de l’atmosphère), et donc sur les équilibres climatiques. Cette hypothèse aurait pu notamment conduire à imaginer que les variations climatiques de long terme aient pu être influencées par une activité solaire variable, et notamment le vent solaire qui module les flux de rayons cosmiques qui atteignent la Terre.

Mais n’en déplaise aux climatosceptiques, cette hypothèse a été invalidée par les récentes expériences de la collaboration CLOUD au CERN, qui ont montré que l’impact des rayons cosmique sur la production de nuage est négligeable par rapport aux autres phénomènes.

Dunne, E. M., Gordon, H., Kürten, A., Almeida, J., Duplissy, J., Williamson, C., … & Barmet, P. (2016). Global atmospheric particle formation from CERN CLOUD measurements. Science, 354(6316), 1119-1124.

 

 

37 réflexions sur “D’où viennent les nuages ?

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  3. Dans votre vidéo, vous faites la distinction entre le 1mbar de pression provenant de l’air au-dessus de la surface de l’eau et celui provenant de l’eau sous la surface. Vous précisez que seule la pression de l’eau sous la surface compte dans le phénomène d’évaporation. Ma question est: pourquoi? J’admets que mes compétences en physique sont quasi-nulles, mais il me semble que 1mbar de pression d’air impose la même force que 1mbar de pression d’eau, non? Donc, les goutelettes en surface devraient selon toute logique subir la même pression du dessus et du dessous, quelle que soit la matière qui impose cette pression.

    Désolé si la question est trop élémentaire, mes cours de physique datent d’un autre siècle, littéralement!

    • L’évaporation est une balance : pour qu’une flaque s’évapore, il faut qu’il y ait plus de molécules d’eau qui s’échappent (liquide→gaz) que de molécules qui reviennent (gaz→liquide).
      Imaginez que je mette une bassine d’eau dans une pièce initialement remplie d’air sec : la bassine commence à s’évaporer car il n’y a pas de molécules d’eau dans l’air pour compenser celles qui s’échappent de la bassine. L’air devient de plus en plus humide jusqu’à ce qu’il y ait suffisamment de vapeur d’eau dans l’air de la pièce pour que les molécules d’eau les plus lentes de l’air se condensent et remplacent les molécules les plus rapides de la bassine qui s’évaporent : c’est là qu’on atteint l’humidité de 100%, « c’est le seuil où les deux flux se compensent » (vers 9:14 dans la vidéo).
      Pourtant, si je mets un baromètre dans la pièce, je vois que la pression totale de l’air ne change pas : seule la participation des molécules d’eau m’importe. Donc ce n’est pas la pression TOTALE qui importe, mais la pression PARTIELLE de l’eau. A la surface, l’eau liquide subit la pression de l’air, mais seulement une partie car l’air n’est pas que composé d’eau. Dans le liquide en revanche, il n’y a que des molécules d’eau autour de mon petit domaine à bouillir, donc on ne fait pas cette distinction, on prend en compte toute la pression (pression de l’air + poids de la colonne d’eau au dessus du domaine).
      Autre exemple que la pression totale importe peu : si j’ouvre la fenêtre de la pièce, l’air est renouvelé et donc de la vapeur d’eau quitte le système. Ainsi, l’évaporation va continuer jusqu’à ce qu’il ne reste plus d’eau liquide dans la bassine, même si la pression ne change toujours pas, simplement parce qu’on empêche les molécules d’eau de revenir dans le liquide en les sortant de la pièce.

      • En fait l’évaporation est due aux collisions microscopiques des molécules d’eau. En effet elles se percutent dans tous les sens, et parfois une molécule est éjectée en étant percutée par plusieurs autres dans le même sens. Comme la température représente en réalité le niveau d’agitation des molécules on comprend que le phénomène prend de l’ampleur lorsque la température augmente.

        Et du coups ça ne se produit qu’à la surface (une molécule « ejectée » de l’eau vers l’eau = wtf).
        Et ce qui est intéressant c’est que ce phénomène à priori on a aucune raison de penser qu’il dépende de la pression, et c’est effectivement le cas. Sauf que quand la pression est faible, il y a de la « place » dans l’air pour que la molécule d’eau éjectée s’élève un peu avant de rencontrer un obstacle, tandis que lorsqu’il y a bcp de pression elle se cognera rapidement et repartira éventuellement d’où elle est venue (là je parle de pression totale)

        et comme l’a expliqué david la vapeur d’eau de l’atmosphère a tendance à être intégrée dans l’eau en contact et c’est bien l’équilibre des deux flux qui produit la saturation

  4. « cette hypothèse a été invalidée par les récentes expériences de la collaboration CLOUD au CERN, qui ont montré que l’impact des rayons cosmique sur la production de nuage est négligeable par rapport aux autres phénomènes »
    Etrange façon de tourner les choses…
    Ce que dit réellement l’article :
    « Genève, le 26 mai 2016. Dans deux articles1, 2 publiés aujourd’hui dans la revue Nature, de nouveaux résultats de l’expérience CLOUD3 du CERN4 donnent à penser que le climat inaltéré de l’ère préindustrielle, que l’on utilise comme point de comparaison, a peut-être été plus nuageux que ce que l’on pensait jusqu’ici. CLOUD montre en effet qu’en l’absence d’acide sulfurique, les vapeurs organiques émanant des arbres créent de nombreuses particules d’aérosol dans l’atmosphère. On pensait jusqu’ici que l’acide sulfurique – qui provient en grande partie des carburants fossiles – était essentiel pour déclencher la formation des particules d’aérosol. CLOUD observe également que ces vapeurs, appelées vapeurs biogènes, jouent un rôle clé pour permettre à ces particules nouvellement formées d’atteindre une taille suffisante pour créer des nuages.
    (…)
    CLOUD a également découvert que les ions issus des rayons cosmiques galactiques augmentent fortement le taux de production de particules biogènes pures – d’un facteur de 10 à 100 par rapport au taux pour les particules se développant en l’absence d’ions. Cette observation laisse penser que le rôle des rayons cosmiques dans la formation des aérosols et des nuages a peut-être été plus important pendant l’ère préindustrielle que dans l’atmosphère polluée d’aujourd’hui.(…) »

    Source : http://press.cern/fr/press-releases/2016/05/une-experience-du-cern-laisse-entrevoir-un-climat-plus-nuageux-que-prevu
    Site de l’expérience CLOUD : https://home.cern/fr/about/experiments/cloud
    Face à ce genre de propagande, l’unique option raisonnable est le désabonnement.

    • Vous pourriez au moins faire l’effort de lire ce que j’écris ! L’article que je cite est postérieur (décembre 2016) à ce que vous citez, et publié dans Science.
      Extrait de l’abstract :
      A considerable fraction of nucleation involves ions, but the relatively weak dependence on ion concentrations indicates that for the processes studied, variations in cosmic ray intensity do not appreciably affect climate through nucleation in the present-day atmosphere.

      • Bonjour David,
        Merci pour toutes ces précisions!
        Pilote de planeur, je viens de me rappeler d’où venaient les courants ascendants qui « suivent » les cumulus.
        J’avais envie de rajouter une précision : ce sont les cumulus qui ont des courants ascendants qui sont de l’ordre de 5m/s. Des cumulonimbus peuvent générer des courants ascendants atteignant les 50m/s (pour les plus gros).

    • @Jean Cérien Il suffit de lire l’abstract du papier: «A considerable fraction of nucleation involves ions, but the relatively weak dependence on ion concentrations indicates that for the processes studied, variations in cosmic ray intensity do not appreciably affect climate through nucleation in the present-day atmosphere.» C’est à dire exactement ce que David annonçait.

    • « Face à ce genre de propagande, l’unique option raisonnable est le désabonnement. »

      – Soit la personne a fait ce qu’elle a dit ie. s’est désabonnée, auquel cas, elle se prive de la valeur ajoutée du droit de réponse par principe, ce qui revient à maximiser sa densité de probabilité d’ignorance => gg vous avez découvert le principe de la Théorie du Complot ;
      – Soit c’est du mytho mâtiné de catastrophisme et de FUD, auquel cas, elle maximise la densité de probabilité de sa stupidité.

      Triste :/

  5. Salut,

    Ce que je n’ai toujours pas compris, c’est pourquoi les nuages existent en tant qu’objet plutôt que de voir la condensation de l’eau se disperser dans l’atmosphère ?
    Jérémie

    • Bonsoir,
      Tout simplement parce que la condensation dispersée dans l’atmosphère ne se voient pas, on ne voit du sol que les regroupements suffisamment importants pour être vu du sol. De même, les nuages ne sont pas des ensembles de gouttes statiques, elles sont sans cesse renouvelée : les plus anciennes s’évaporent, ce qui réduit localement la température et augmente l’humidité, ce qui favorise la création et la croissance de gouttes à proximité.

  6. Salut David,
    Sans vouloir te manquer te respect, mais je trouve ta phrase « Mais n’en déplaise aux climatosceptiques, cette hypothèse a été invalidée par les récentes expériences de la collaboration CLOUD au CERN, qui ont montré que l’impact des rayons cosmique sur la production de nuage est négligeable par rapport aux autres phénomènes. » rapide et plutôt autoritaire. L’histoire te donnera peut etre raison par la suite mais là, on parle de recherches qui ont quelques années, comment peux-tu utiliser un ton aussi péremptoire ? Et surtout je comprends pas le rapport avec le climato-scepticisme ? Le fait de considérer qu’il y ait des éléments extérieurs dans la phénoménologie d’un système complexe, même si cet élément devient négligeable a posteriori, c’est un peu ça la science nan ? Que les climatosceptiques veulent récupérer cette argument pour leur propagande ce n’est pas du ressort de la science…
    Cordialement,
    K.

    • J’abonde dans le sens de ce commentaire; lisant plus de blogs anti climato sceptiques que climato sceptiques, je suis toujours frappé par la virulence, voire la haine des anti climato sceptiques, et c’est la raison essentielle (et non scientifique) qui me fait me ranger dans l’autre camps.
      Pour citer Victor Hugo :
      « Quand il voyait tout le monde crier bien fort et s’indigner bien vite: – Oh! oh! disait-il en souriant, il y a apparence que ceci est un gros crime que tout le monde commet. Voilà les hypocrisies effarées qui se dépêchent de protester et de se mettre à couvert. »

      Le seul article scientifique climato sceptique que j’ai lu était de Vincent Courtillot et -au moins dans mon souvenir- il était beaucoup plus respectueux des opinions adverses.

    • Le rapport avec les climato-sceptimiques est que les nuages sont un de leur argument phare pour prétendre que le réchauffement n’est pas d’origine humaine, et qu’ensuite ils sautent sur tout ce qui va dans leur sens, l’influence des rayons cosmiques étant un de leur préféré. Notez que l’article en question ne cherche pas à « démolir » une thèse ou une autre: les auteurs se posent une question, les facteurs influençant la formation des nuages, et tente d’y répondre au mieux, en prenant en compte tous les aspects possibles, même si certains d’entre eux sont le cheval de bataille de gens discrédités sur le plan scientifique. Les scientifiques sont comme ça: ils tendent à regarder les idées, pas les gens qui les expriment, car même quelqu’un qui se fourvoie complètement peut avoir une bonne idée.

      Toujours est-il que nul n’est besoin de cet article particulier pour éliminer une corrélation entre le réchauffement climatique et l’activité des rayons cosmiques: depuis 1978, les mesures de l’irradiation solaire par satellites montre une quasi-périodicité de 11 ans. Les températures de l’atmosphère et des océans de leur coté…

  7. Bonjour,
    Merci pour cet article.
    Je comprends que la formation des nuages est favorisée au dessus des villes, est ce correct ? A t on des études qui montrent un surplus de pluie en ville par rapport à la campagne ?
    Merci 🙂

    • je pense que la formation des nuages n’a que peu à voir avec la pluie, puisqu’un nuage a besoin de temps pour que la condensation produise des gouttes de taille critique pour pleuvoir
      et un nuage ça se déplace très très vite, surtout une fois monté dans l’atmosphère

  8. Et du coup quand on expire ça marche pareil ? Lorsqu’il fait froid on voit cette sorte de « buée » se former mais pas à température ambiante.

  9. Pingback: D’où viennent les nuages? – Bordeaux Paramoteur

  10. Un point tout à fait annecdotique : ce qui sort des canons à neige ne devient pas une belle poudresse blanche (autour de 100kg/m3) mais une neige dure ultracompacte, façon givre de congèlateur, assez degeulasse à skier, mais qui presente l’avantage d’ajouter de l’epaisseur qd meme. Je ne sais pas quels sont les pbénomènes en jeu mais ce que je sais par grande exoerience c’est qu »on est très très loin de la belle poudreusse blanche naturelle!

  11. Et c’est ainsi que le ministère de la météo de Pékin réussi à faire pleuvoir en expédiant dans le ciel des sels d’iodure d’argent. En gérant ce phénomène, ils peuvent avoir de la pluie sur les champs cultivés et un ciel bleu le 08/08/2008.
    Les contre-effets sont de l’iodure d’argent (ou de sodium) dans toutes la végétation, et des zones de sécheresse qui s’étendent, vu que les nuages ne s’y forment plus.
    Chercher « Ensemencement des nuages ».

  12. Hum… Pression à 0 à la surface de l’eau, j’avoue que j’ai pas trop compris.
    Ok, la différence de pression induit cet échange entre l’eau et l’air qui va créer cette évaporation de surface. L’eau est à 1bar, l’air à 1bar aussi, pourtant pas rapport à l’eau, on estime que la pression exercé par l’air est à 0. J’ai du mal à comprendre.
    L’air n’exerce aucune pression sur l’eau à sa surface ?

  13. Bonjour,
    Merci encore pour cet exposé très clair et pour votre chaîne Youtube.
    Juste une petite question sur l’évaporation : quelle est l’importance de l’intensité lumineuse sur ce phénomène.
    La vitesse de déplacement des molécules d’eau doit être plus importante en cas de forte luminosité?
    Les diagrammes exposés sont donnés pour une intensité lumineuse donnée ?
    En vous remerciant par avance.

  14. un truc qu’on m’avait dit et que j’ai constaté, c’est que les nuages semblent se déplacer de 2 façons. poussés par le vent et un peu comme s’ils se « recréaient » a l’avant et se détruisaient a l’arrière du déplacement.
    je n’ai jamais trouvé d’explication scientifique a ce phénomène. Est-ce que du coup je me trompe (illusion d’optique due au manque de repère dans le ciel).
    autre question : quelques fois les nuages de type cirrus se déplacent en sens inverse des autres, pourtant les cartes aériennes ne montrent pas, au lieu observé des différences notables de sens du vent au niveau de l’altitude. est-ce lié?

  15. « Ça nous fait dans les 10^15 J, qui doit être dans l’ordre de grandeur de la production électrique en France sur une journée »
    là on parle d’un seul cumulonimbus, je suis curieux de savoir combien il y en a sur l’ensemble du territoire français sur un an.
    Vous voyez comment l’impact de l’homme sur le climat est TOTALEMENT négligeable ?
    Il y a un réchauffement, de là à rendre l’homme responsable il y a tout un monde, même si l’homme y participe ça ne représente même pas un pourcent. La preuve : depuis plusieurs années les océans ne « gonflent » plus >> où est passé le grand méchant réchauffement ??? (dommage car en réalité c’est le jour où le froid va s’installer durablement qu’on va regretter les bienfaits du réchauffement !!!)

  16. Bonjour Monsieur David,
    A observer le diagramme de phase que vous présentez, une interrogation vient me titiller concernant ce que je crois vous appeler les « conditions limites » au point de rencontre des trois états : glace, liquide, vapeur. En effet, vers 6 mbar et 0°C, pouvons-nous vraiment dire dans quel état se trouve la flotte. Une telle condition doit bien pouvoir se rencontrer dans la nature, ou du moins en laboratoire, et alors que se passe-t-il lorsque qu’elle est maintenue assez longtemps. Pouvons-nous en conclure que de la glace pourrait s’évaporer directement, ou que de la vapeur pourrait geler en même temps ? Bref, mon questionnement est-il légitime ou suis un peu dans les « nuages » ?
    Une autre question, m’interpelle plus directement puisque très liée au volcanisme, qui est davantage mon domaine d’intérêt, que se passe-t-il en haut de courbe qui n’est pas linéaire. Plus précisément, qu’advient-il de la rencontre eau liquide-vapeur lorsque, par exemple, la température monte à 1200°C et la pression avoisine les 1200 bars (120MPa, à l’intérieur d’une chambre magmatique).
    C’est peut-être qu’en buvant que de l’eau je me noie, pensez-vous que je devrai passer au pastis, champagne et pourquoi pas directement au whisky ?
    Merci beaucoup de votre démonstration blogo-super intéressante.
    A bientôt
    Bien cordialement
    Pierre Chabat

      • Bonjour Blackhole,
        Bien que « solidement » vaporeux, ce triple point d’état de l’eau mérite d’avantage d’attention de ma part et je vous remercie de m’orienter vers un peu plus d’info.
        Cordialement
        Pierre Chabat

      • @Pierre Chabat,
        Bonjour,
        je ne vois pas bien ce qu’on peut ajouter à ce que j’ai déjà raconté…
        Que voulez (cherchez) vous de plus ?

  17. Bonjour Blackhole,
    Effectivement essayons d’être clairs.
    Très préoccupé par les variations de climat et n’étant ni climato-septique, ni béni oui oui, simple particulier en quête de savoir, je cherche simplement à comprendre plus précisément le, ou plutôt les rôles de l’eau, sous toutes ses formes, dans les équilibres thermique de la planète. Ainsi, concernant l’atmosphère, il est pour moi fort à parier que les températures habituelles de ces couches successives sont actuellement éminemment perturbées, et j’imagine que les conditions de cohabitations simultanées des trois états de l’eau peuvent se rencontrer, si ce n’est dans la troposphère du moins dans la stratosphère. Et si tel était hypothétiquement le cas, nous aurions probablement à en déduire une conséquence non négligeable sur le climat ou du moins sur les vicissitudes de la météo, et ce en addition évidemment de la constante injection de CO2 et de calories due à l’activité humaine. De plus, je n’arrive pas à intégrer que la quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère ait un caractère stable par le fait, est-il dit, que l’ajout de vapeur est totalement compensé par l’augmentation de la condensation ( ?) et celle des précipitations. (L’eau sous forme de vapeur n’est-elle pas le premier des gaz à effet de serre)
    En bref, je n’arrive pas à synthétiser l’impact apparemment contradictoire de l’effet de serre (Gaz et vapeurs) et de celui de l’effet parasol (Nuages et sulfures…)
    En tout cas merci de bien vouloir vous intéresser à mon questionnement.
    Cordialement
    Pierre Chabat

  18. J’ai à vous soumettre un petit problème : j’ai laissé un beau jour une bouteille de vin pétillant (genre champ’) dans la partie congélateur de mon frigo. Argh ! me dis-je en la récupérant et constatant surpris qu’un énorme glaçon occupait la quasi-intégralité de la bouteille. Je fais « sauter » le bouchon et, gurlp !, le glaçon a instantanément disparu. Comment expliquez-vous ce phénomène ? je me dis que cela un rapport avec votre diagramme de phase, non !
    Bon, je sais, mettre du vin au congélateur, c’est stupide !
    Daniel
    NB : vos vidéos sont géniales !

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