L’arnaque de la température ressentie

froidAvec le retour de la neige et des froids hivernaux, nous allons à nouveau avoir les yeux rivés sur le thermomètre. Depuis quelques temps, c’est devenu la grand mode dans les bulletins météo de nous parler de la fameuse « température ressentie ».

Comme les températures ressenties sont toujours inférieures aux températures réelles, voilà qui permet de faire du sensationnalisme météorologique et d’alimenter les conversations de comptoir. Mais au fait, c’est quoi la température ressentie ?

Eh bien vous allez voir que le concept n’est pas aussi scientifiquement carré qu’il n’y parait !

L’important c’est le flux !

Tout d’abord, pourquoi est-ce qu’on a froid ?

– Eh bien, parce qu’il fait froid, non ?

– Mmmh pas tout à fait.

Vous avez déjà certainement fait l’expérience qui consiste à toucher d’une main un morceau de bois et de l’autre un morceau de métal. Le métal paraît beaucoup plus froid que le bois ! Et pourtant ils sont bien tous les deux à la même température, celle de la pièce où vous vous trouvez.

Ce qui provoque la sensation de froid, ça n’est pas la température, c’est le flux thermique ! Le flux thermique, c’est la quantité de chaleur qui passe à travers la surface de votre peau pour en sortir (ou parfois y entrer). Comme le métal conduit mieux la chaleur que le bois, quand vous touchez du métal à 20 degrés, il y a beaucoup plus de chaleur qui vous quitte que quand vous touchez du bois à 20 degrés. D’où la sensation de froid plus importante.

Donc retenez bien ça : la température, on s’en fout ! Ce qui compte c’est le flux thermique ! J’en veux pour preuve qui si vous êtes à l’ombre ou au soleil, vous n’aurez pas du tout la même sensation. Pas parce que la température y est différente, mais parce que les rayons du soleil vous apportent un supplément de flux thermique qui atténue la sensation de froid.

Oui mais quand même, la température ça compte, non ?

La résistance thermique

Même si l’important c’est le flux thermique, il est bien clair que la température ambiante va jouer un rôle. Tout simplement parce que le flux dépend en partie de la température extérieure : plus l’écart de température est important entre vous et l’air ambiant, plus le flux sera élevé.

Vous connaissez très certainement la loi d’Ohm en électricité : U=RI. Elle permet de relier la tension U (que l’on peut parfois exprimer comme une différence de potentiel V1-V2) à l’intensité I qui n’est autre qu’un flux d’électrons. On peut ainsi récrire la loi d’Ohm sous la forme

I = \frac{V_{1}-V_{2}}{R}

Eh bien la conduction thermique de la chaleur, ça fonctionne pareil ! Le flux thermique (analogue de l’intensité) est proportionnel à la différence de température (analogue de la tension). On peut donc aussi définir une notion de résistance thermique et écrire l’équivalent thermique de la loi d’Ohm

F = \frac{T_{corps}-T_{air}}{R}

flux thermiqueAvec cette formule, on voit bien que plus la température de l’air est basse, plus le flux sera important, et donc plus la sensation de froid sera forte. Tout cela colle donc bien avec l’idée que plus il fait froid, plus on a froid ! Mais au fait, que vaut la résistance thermique R ?

Eh bien ça dépend de ce que vous portez comme habits ! La résistance thermique est liée à ce qui vous sépare de l’air extérieur. Ainsi si vous portez un pull de 1 cm d’épaisseur, elle sera 10 fois plus élevée que si vous portez un malheureux T-shirt d’un millimètre. Dans le cas du gros pull, la résistance thermique vaudra environ 0.4 m².K/W (oui, je sais, l’unité est imbitable). Je vous laisse vérifier avec la loi d’Ohm thermique que si l’écart entre la température de votre corps (37° C) et celle de l’air extérieur est de 40 degrés (s’il fait -3°C, donc), le flux sera de 100 Watts par mètre carrés. Avec un simple petit T-shirt, ce serait 10 fois plus.

Encore une fois, vous voyez que ce qui compte dans la sensation de froid, c’est le flux. Quand vous vous habillez plus chaudement, ça ne fait évidemment pas monter la température extérieure : ça augmente simplement la résistance thermique, et donc cela diminue d’autant le flux.

Et pour la peau nue ?

flux thermique peauJ’ai implicitement mentionné que la résistance thermique dépend de l’épaisseur de vêtements. Oui mais pour la peau nue ? Est-ce que la résistance est nulle ? Ce serait problématique, car dans ce cas le flux serait infini !

En fait – tout comme en électricité – la résistance n’est jamais rigoureusement nulle, et il y a toujours une résistance minimale de base, liée au fait qu’en surface de la peau se développe une fine couche d’air réchauffé qui joue le rôle d’isolant. Si vous êtes à l’intérieur ou par une journée sans vent, cette résistance « de base » vaut de l’ordre de 0.1 (toujours exprimé en m².K/W)

Maintenant que se passe-t-il quand il y a du vent ? Ce dernier a tendance à chasser en permanence cette fine couche d’air, et donc à diminuer son pouvoir isolant. La résistance de base va donc diminuer en présence de vent, et ce d’autant plus que le vent augmente.

Il existe en principe une relation qui lie la valeur de cette résistance en fonction de la vitesse du vent. Si on la note R(v), l’expression du flux thermique entre notre peau et l’air extérieur devient alors

F = \frac{T_{corps}-T_{air}}{R(v)}

Il est donc parfaitement exact que la sensation de froid dépend aussi de la vitesse du vent; mais notez bien : elle modifie le flux mais pas la température !

De l’indice de refroidissement éolien à la température ressentie

Pour quantifier la sensation de froid en prenant en compte la vitesse du vent, il a été développé dans les années 50 ce qui s’appelait alors l’indice de refroidissement éolien, qui correspondait comme il se doit à l’expression du flux thermique en présence de vent. Comme la relation qui lie R à la vitesse du vent est assez complexe, elle a avait été initialement déterminée en étudiant la rapidité de congélation d’une bouteille d’eau exposée à différentes vitesses de vent !

L’indice de refroidissement éolien, bien qu’estimé empiriquement à partir d’hypothèses simplificatrice, permet donc bien de quantifier approximativement une augmentation de la sensation de froid sur la peau nue liée à la présence de vent. Tout allait pour le mieux jusqu’au jour ou quelqu’un a voulu donner un peu plus d’impact à cette valeur, et a commencé à tripatouiller la formule de l’indice de refroidissement éolien, pour lui donner des valeurs qui le font plus ressembler à une température. Et c’est ainsi qu’est née la température ressentie, que certains ont commencé à l’exprimer en « degrés », entretenant alors la confusion avec la température usuelle. Juste pour vous effrayer, voici la formule qui permet de faire le lien entre température usuelle, vitesse du vent et température ressentie :

formule température ressentie

Plutôt moche, non ?

La température ressentie : une arnaque ?

Alors évidemment je fais mon ronchon parce qu’on moleste la science, mais dans le fond ça n’est pas si grave de parler de température ressentie. Toutefois je préférerai qu’on revienne à une appellation qui n’entretient pas la confusion avec la température usuelle, et au minimum sans le signe de degrés, comme le recommande d’ailleurs l’office de l’environnement du Canada. Forcément, ça fait moins spectaculaire mais c’est plus sérieux. Et puis ça éviterait d’avoir à se demander si à +2°C réels mais -5°C « ressentis » l’eau risque de geler ou pas (réponse : non !). D’ailleurs il me semble que l’idée de la température ressentie est plus maniée par les bulletins météo que par les météorologistes eux-mêmes. Je ne nie pas non plus son intérêt pour des raisons de sécurité, notamment dans les régions frappées par des froids importants (Salutations à mes lecteurs du Québec, j’ai tendance à être assez franco-français aujourd’hui, vous me pardonnerez !).

Autre point important : si vous m’avez bien suivi, la température ressentie ne concerne que la peau nue ! Pour les parties déjà couvertes, vous bénéficiez de la résistance apportée par vos habits (de l’ordre de 0.5 voire même 1 m2/W.K si vous avez plusieurs épaisseurs). Si la résistance de base liée à la couche d’air passe de 0.1 à 0.01 à cause du vent, votre résistance totale ne passera que de 1.1 à 1.01 : l’impact sur le flux et donc la sensation de froid sera négligeable (oui je ne l’ai pas précisé mais les résistances thermiques en série s’additionnent, comme les résistances électriques). Bref pour les parties couvertes, la température ressentie n’a aucun sens (il vous faudra quand même des fringues étanches au vent !).

Dernier point pour finir, il me semble que le côté spectaculaire de la température ressentie repose sur une confusion psychologique liée au référentiel.

présentateur météoJe m’explique : nous avons tous une notion intuitive de ce que 10, 0 ou -10 degrés signifient au sens usuel. Et quand on nous annonce une température, nous allons la juger par rapport à ce référentiel. Maintenant si je vous annonce une température de -10 « ressentie », vous allez l’interpréter en vous souvenant des jours où il faisait -10 « réels », mais où il faisait peut-être -20 « ressenti ». Bref nous sommes décalés dans nos référentiels, et avec la température ressentie nous aurons toujours l’impression qu’il fait plus froid que ce qu’il ne fait réellement. Encore une bonne raison pour utiliser un autre nombre qui n’ait pas la forme d’une température. D’ailleurs peut-être que donner la température et la vitesse du vent nous suffirait largement !

De toute façon si c’est moi qui présentait la météo, les prévisions seraient données en watts par mètre carré !

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Pour aller plus loin…

Pour les thermiciens pointilleux (si,si, j’en connais), il faut que je précise 2 ou 3 choses sur la présentation que j’ai décidé d’adopter. En général pour quantifier le flux en surface de la peau nue (ou de tout autre surface exposée à l’air), on utilise plutôt un coefficient noté h et appelé souvent coefficient d’échange thermique. Ce coefficient relie le flux à l’écart de température, de sorte que le flux est égal à h\Delta T. Vous pouvez vous convaincre que h est homogène à l’inverse d’une résistance. C’est pour cela que j’ai choisi de le présenter comme ça plutôt qu’avec h.

La relation qui lie h à la vitesse du vent est complexe. Même en l’absence de vent on a des effets de convection naturelle qui font que h n’est pas nul (on prend typiquement h=7 W/m2/K pour le mur intérieur d’un bâtiment par exemple). Dans le cas extérieur en présence de vent, il n’existe pas de formule analytique simple car cela dépend notamment de la forme de la surface d’échange, de la présence ou non de turbulence, etc. En général on trouve des relations où h varie comme v avec un exposant inférieur à 1 (parfois 1/2, mais par exemple 0,16 dans la formule de la température ressentie déterminée empiriquement).

Si on veut essayer de définir une température « équivalente » T_a^* prenant en compte la vitesse du vent, on peut écrire une égalité du genre

h_0(T_c-T^*_a) = h(v)(T_c-T_a)

et en sortir

T_a^* = T_c + (h(v)/h_0)(T_c-T_a)

Maintenant il faut connaître la relation entre v et h(v), qui comme je l’ai dit dépend de coefficients et d’exposants déterminés empiriquement.

Si vous voulez vous amuser à faire des calculs d’ordre de grandeur, vous pouvez ajouter le flux solaire dans l’affaire. En plein désert à midi, le flux solaire est d’environ 1000 W/m2. Mais à cause de l’inclinaison des rayons par rapport à la surface de votre corps, et du fait que seulement une partie des rayons sont effectivement absorbés (ça dépend notamment de la couleur de vos habits), la contribution réelle peut être bien inférieure. Mais vous voyez que ça peut quand même excéder les pertes de chaleur par conduction.

Si on veut vraiment creuser la question de la sensation de froid, il faut également prendre en compte tout un tas d’autres facteurs (pilosité, forme du visage, etc.) dont un des plus importants est l’humidité. La présence d’une plus ou moins grande quantité d’humidité dans l’air ou en surface de votre peau peut modifier considérablement les échanges de chaleur. C’est également particulièrement vrai en saison chaude, où les Canadiens utilisent par exemple l’indice humidex.

66 réflexions sur “L’arnaque de la température ressentie

  1. Merci pour cette précision. Je suis tombé sur l’article grâce à Flipboard et même si j’avais quelques connaissances en thermodynamique apprises en cours, un peu de vulgarisation ne fait jamais de mal pour bien comprendre des situations réelles (les profs devraient insister un peu plus sur ce genre d’histoires avant de rentrer dans le vif).

  2. très intéressant votre article ! merci du partage !
    juste une remarque, j’aurais dit (m².K/W) pour l’unité de la résistance thermique.

  3. J’allais suggérer qu’il est possible de ressentir une température supérieure à celle qu’elle est réellement en fonction de l’humidité, et de l’ensoleillement, mais le bonus m’apprend l’existence d’un indice « humidex »!! Toujours plus loin !

    Un dernier élément est sans doute physiologique avec la définition de la température de consigne par l’organisme, qui a elle seule implique des sensations de chaud/froid impressionnantes (cas de la fièvre, de la digestion, cycle éveils sommeils etc.)

  4. >Il est donc parfaitement exact que la sensation de froid dépend aussi de la vitesse du vent; mais notez bien : elle modifie le flux mais pas la température !

    c’est intéressant… mais un peu inexact (je suis du genre thermicien pointilleux)
    c’est dommage, finalement… cela partait d’un bon sentiment… alors, complétons :

    la source de chaleur à Tcorps n’est pas infinie !! diantre n’est-il pas ? ce serait finalement sympa de se dire que quoiqu’il arrive, jetons nous dans le Rhône en hiver sans risquer l’hypothermie… bon, soyons sérieux…

    Dans tous les cas, la température moyenne d’un système est le reflet du bilan de flux exercés sur ce-dit système. Dans le cas présent et le bilan de flux détermine la température d’équilibre du corps et plus particulièrement des extrémités : une puissance interne dissipée par l’activité musculaire, par la digestion, transportée via le réseau sanguin qui joue le rôle de transporteur thermique (transport de la chaleur de l’intérieur vers les extrémités), un peu aidé par les frissons, dissipations locales d’énergie mécanique sous forme de chaleur, + des réactions réflexes telles que la vasoconstriction et vous aurez une petite idée de la thermique du corps humain. En hiver, la sudation n’est pas activée. Il faut également ajouté le flux solaire qui, quoique faible fait un bien fou en hiver lorsqu’on s’y expose…

    Au bout du compte, qu’avons-nous ? A partir d’un état stable du genre : vitesse du vent = 0, lorsque la vitesse de l’air augmente, le coefficient d’échange h (W/m2.K) augmente, d’un facteur assez faible mais notable. L’échange entre une paroi et un solide est assez faible comme vous le soulignez très justement : en convection naturelle, si h atteint 5 W/m2/K sur le corps, 10 (pour atteindre la valeur de votre résistance de convection) c’est important et prend en compte le rayonnement j’imagine. Avec du vent, il pourrait atteindre 50 (je n’ai pas mes corrélations sous la main) W/m2.K. Le flux va augmenter, à Delta T constant, mais le hic, c’est que le Delta T ne va pas le rester bien longtemps et heureusement. Le corps se défend en diminuant l’apport de sang aux zones exposées au froid. Il faut bien voir que le corps ne peut pas fonctionner lorsque la température interne descend sous les 35°C… une perte excessive aux extrémités peut entraîner des désordres fâcheux. Donc, si, la température va bien diminuer sous l’effet d’une augmentation du flux sortant non compensé par un apport interne. Diminuer le Delta T est la seule façon de limiter le flux pour le corps…

    Voila, c’était le minute du thermicien pointilleux…

    Ah, autre chose, notre peau est truffée de capteur de température et non de flux… c’est la modification locale de flux qui induit une variation locale de température « ressentie »
    Si vous partez de la conception que seul le flux change (et non la température), alors pas de signal remontant au cerveau pour indiquer qu’il se passe quelque chose

      • Et pour être encore plus pointilleux, la capacité thermique des matériaux en contact avec la peau joue aussi dans la température ressentie, cf la notion d’effusivité thermique ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Effusivit%C3%A9_thermique ).
        Mais en pratique, pour un solide, elle varie beaucoup moins que la diffusivité thermique donc on a le droit de l’oublier dans une première approche 😉

    • Bonjour, très intéressant, clair et humoristique. Néanmoins, j’ai du mal à comprendre pour quoi le ressenti est différent lorsque l’on est pas en contact avec le corps froid. Je m’explique : Dans une pièce à une température donnée, disons 19°C, mon ressenti est différent si je place ma main en direction d’une fenêtre froide ou un mur à température ambiante. La température de l’air est pourtant la même.

      • Bonjour, s’il n’est pas trop tard pour répondre : Il existe 3 modes de transfert de chaleur : Conduction, Convection et Rayonnement. Dans le cas d’une main placée face à une fenêtre, c’est le rayonnement qui est prépondérant. L’apport convectif est négligeable, l’air n’étant pas en mouvement, et la conduction n’entre pas en compte pour un transfert de chaleur entre deux corps distants.
        C’est donc le rayonnement, et cela peut paraître bizarre, mais un corps froid « rayonne » également : vous ressentirez donc le froid venant de l’extérieur.

        Il existe d’ailleurs un autre exemple concret pour illustrer ce phénomène : Lorsque vous avez laissé votre voiture dehors une nuit douce d’hiver (entre 0 et 5°C). Le matin, vous ne devriez pas trouver vos vitres gelées, pourtant cela peut arriver. C’est tout simplement dû au ciel qui rayonne, à des températures autour de -40°C, ce qui refroidit votre vitre à des températures inférieures à celle de l’air ambiant. La solution est donc de placer votre voiture sous un lampadaire ou de la protéger des « rayons » provenant du ciel.

    • >Il est donc parfaitement exact que la sensation de froid dépend aussi de la vitesse du vent; mais notez bien : elle modifie le flux mais pas la température !

      Bonjour, je pense que l’auteur dans cette phrase voulait parler de la température de l’air : la vitesse de vent ne modifie pas la température de l’air.
      Car en dehors du processus que vous développez très bien sur les apports internes du corps humain, la température en surface de la peau va également et bien évidemment diminuer avec l’apport convectif de l’air.

  5. Salut,

    1) « votre résistance totale ne passera que de 1.1 à 1.01 ». Je ne comprend pas comment tu obtiens cela. Je comprend que tu additionnes deux résistance thermique. Le 1 vient apparemment de vêtement mais d’où vient le 0.1 qui se transforme en 0.01 ? Des échanges à l’extérieur du vêtement ? Si oui est-ce évident que les valeurs sont les mêmes que pour la peau nue (ce que tu sembles utiliser) ?

    2) « Encore une fois, vous voyez que ce qui compte dans la sensation de froid, c’est le flux ». Je ne suis pas sûr d’avoir été convaincu :-). Naïvement je m’étais plutôt dit que nos récepteurs thermiques mesuraient bien une température, celle d’une certaine couche de la peau, et que cette température n’était ni celle du corps ni celle de l’air ambiant mais dépendait d’une manière plus au moins complexe de ces deux températures, des vêtements, du vent etc. Cette vision me semble compatible avec tes remarques. Ce point de vue est-il équivalent au tiens ? Si oui il me semble plus simple à comprendre.

    Comment expliques-tu par exemple avec ta vision que l’on ressente un vent comme chaud dès que l’air est au-dessus d’une température de l’ordre de 33° ?

    3) La notion de température ressentie ne me semble pas si bête, même si son sens n’est pas clair. Un « -5 ressentie » est censé donner les mêmes sensations aux parties non couvertes qu’un « -5 sans vent ». C’est bien sûr très approximatif mais…

    • Merci du commentaire !

      Dans l’ordre :
      1) Oui effectivement le coefficient d’échange thermique (et donc ce que j’appelle un peu heuristiquement « la résistance de base ») dépend de la forme de la surface, de sa rugosité, etc. Le point important, c’est que h va se balader dans des valeurs typiquement de l’ordre de 5 à peut être 50, et dans tous les cas son inverse sera négligeable devant la résistance thermique apportée par les vêtements. Donc pour de la peau couverte, on peut négliger ça et donc le vent n’a aucun effet refroidissant (attention je suppose que les vêtements sont étanches à l’air).

      2) Oui comme précisé dans un commentaire précédent, les récepteurs mesurent une température corporelle. Mais les variations de celle-ci sont directement conséquence du bilan de flux. Donc les points de vue sont bien équivalents. La chaîne correcte des causes serait donc

      Température extérieure & Vents & Habits & etc ==> Flux ==> Température en surface corporelle

      Donc je maintiens que regarder le flux est plus « fondamental » que la température extérieure.

      3) Bien sûr que la notion de température ressentie peut se définir et a un sens d’équivalence. Mais encore une fois, cette équivalence n’a de sens que pour la peau nue. Donc ça veut dire que rien ne sert de mettre un pull de plus parce que la température ressentie est plus basse, ou de craindre que l’eau gèle car la température ressentie est inférieure à zéro. Je ne suis pas sûr que le grand public ait ses différences en têtes, et je serai donc plus à l’aise avec un « indice de refroidissement éolien » exprimé sans l’unité « degré », voire même comme je l’ai vu proposé ailleurs, une métrique différente comme le temps moyen avant apparition d’engelure. Pour moi l’intérêt de ces concepts est en terme de santé publique (c’était d’ailleurs la motivation initiale au Canada je crois).

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  8. bonjour,
    c’est aussi sans compter sur les saisons…A la fin de l’hiver 12 ° C nous semble bien doux…alors que la même température en été, nous fait hurler…
    21 ° C dans une maison en hiver quand il fait -7 °C dehors…c’est bien
    27°C dans la même maison climatisée quand il fait 35 °C à l’extérieur c’est bien aussi ….

  9. Tu as du zapper l’article de Guillaume « Le pull, plus écolo que le chauffage central ? » ( http://blog.science-infuse.fr/post/Le-pull-plus-ecolo-que-le-chauffage-central ) sinon tu l’aurais surement linké 😉

    Il présente notamment une unité d’isolation des vêtements, le CLO qui vaut 0,155 K·m²/W : c’est l’isolation qui permet à une personne au repos de maintenir l’équilibre thermique dans une atmosphère à 21 °C. Au-dessus, la personne transpire, en dessous, elle ressent le froid. ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Isolation_vestimentaire )

  10. Comme le dit mon collègue le Pr. Mikhail Godkin, « Weather forecast is entertainment ».
    Rien a ajouter, la peuve en est un fois de plus faite.

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  13. Ben je tombe dessus en janvier mais le pb reste le même.
    Cela dépend de la vitesse du vent et quid de l’ondulation des queues de poisson !!!
    En fait, plus sérieusement, cela doit aussi dépendre de l’épaisseur du panicule adipeux de la personne car il y a dans le derme des récepteurs du froid et du chaud , l’épaisseur de la peau est un facteur protecteur.
    . C’est d’ailleurs testé en médecine comme le pique/touche lors de troubles de parésies ou de paresthésies (sensation de fourmillement).
    Autrement, comme d’habitude ces articles sont magnifiques.

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  15. Euuuuh, la température ressentie dépend du flux ET du degré d’humidité aussi, ce sont les domaines des températures physiologique et qui expliquent pourquoi un canadien caille par 2°C en Belgique alors qu’il supporte un -30°C chez lui.
    Ca nous ramène un peu à l’émissivité thermique ou la perception de t° dépend effectivement du matériau aussi, la psychologie de la perception intervient car il y a une part de subjectif ou d’auto-suggestion dans tout cela, une même pièce, avec les même matériaux et la même t° donnera une impression de chaleur différente selon sa couleur par exemple.

    Sinon, pour l’émissivité, un exemple de thermographie mais valide dans nos perceptions ou un objet chaud peut sembler froid mais pour d’autres raisons:
    http://www.thethermograpiclibrary.org/index.php?title=%C3%89missivit%C3%A9_et_thermographie:_la_zone_interdite

  16. POur des températures élevées les remarques d’un thermicien concernant le calcul de l’échange thermique suite à la vitesse du vent serait plus liées à la capacité d’évaporation (et donc l’humidité relative) que la convection naturelle du à l’écart de températurre

    D’autre part, la température au soleil ne veut strictement rien dire car lorsqu’on est au soleil , ce n’est pas temps la température de l’air dans cette zone qi compte que la flux thermique par rayonnement;
    A la jonction entre la zone d’ombre et de soleil ,entre ombre et soleil,, la température de l’air ne change pas brusquement. L’air va et vient entre ces 2 zones. Par contre nous ressentons une différences parfois importante. Ce n’est pas du tout la température de l’air mais le rayonnement indépendant de la température de l’air

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  19. De nombreux sites relient plutôt les effets du vent et de l’humidité à la transpiration, et donc à des changements de phase. Est-ce qu’il est possible de quantifier le rapport entre l’effet « flux thermique » et l’effet « transpiration » ?

  20. Pour illustrer cela vous pouvez aussi utiliser le diagramme de Givoni que nous utilisons souvent pour déterminer le confort thermique en milieu tropical (ba voui il y a aussi des franco français pour lequel le problème est plus la chaleur que le froid, pauvre de nous).
    Même si les hypothèse de Givoni ne sont pas complète le résultat est quand même assez correcte. Ainsi en fonction de la température, du taux d’humidité, et de la vitesse de vent, vous pouvez déterminer des zones de températures de confort. Et c’est pour ça qu’avec une température extérieure de 32°C vous pouvez vous sentir à l’aise avec un vent de 1m/s. Comme vous le signalez, la vitesse de vent modifie le coefficient d’échange thermique de la peau. On dit alors que la température ressentie est de-4°C par rapport à la T°air. Je sais, dire température ressentie ne veut rien dire, mais il faut bien trouver les outils pour vulgariser notre dialecte de thermiciens pointilleux.

  21. n’importe quoi : j’habite en bretagne et les 10 degré que je SAVOURE en hiver n’ont rien à voir avec les 10 degré que j’ai SUBI en alsace ( en hiver aussi )…et j’étais habillé pareil….

    • Effectivement pour un même endroit par exemple PARIS je vais ressentir une même température différemment 10 degrés selon que c’est un vent du NORD ou du SUD, un vent de NORD ESTou NORD OUEST me semblant froid alors que les vents de SUD, SUD OUEST ou SUD EST me semblent tiède.
      Les vent latéraux d’OUEST ou d’EST me semblent plus modérés.

    • Conaissant la Bretagne, la NORMANDIE un 10° ne donne pas toujours le même ressenti selon le type de vent.Vent du NORD ou du SUD,vent d’EST continental ou d’OUEST maritime.

      De même en Alsace ce n’est pas toujours le meme ressenti selon le type de vent.

      Il y a t’il beuacoup de vent en Alsace? Car 10° sec et sans vent à PARIS me paraissent pas partiuclièrement froid.

  22. Salut, je préfère parler de la température pour dire que c’est la mesure de l’état thermique cad la quantité de la chaleur qu’on trouve d’un milieu ou d’un corps.
    Donc nous le retrouvons partout puisque ces la source de respiration.

  23. Bonsoir,ils me gonflent aussi avec ca,cet effet de mode de témpérature ressentie c’est tout sauf de l’information et du professionnalisme,ca fait penser a du sensationnalisme et de la désinformation totale!Ca craint.;ou sont passés les vrais météorologues d’antan pleins de bon sens qui nous bassinaient pas avec ca ni les saisons météo tout aussi stupides,car l’automne tombera le 22 septembre cette année et pas le premier,ce sont pas des journalistes ni météorologues qui vont m’apprendre la date de l’automne,leur date qui rime a rien.;c’est stupide ca devient du non sens la météo,un tissu de sensationnalisme et de buzz a tout vas..on tombera pas plus bas!en plus température ressentie ca veut dire quoi?C’est subjectif.il serait temps que la météo reste a sa place et laisse la psychologie la ou elle est!!!

    • Avec retard, mais toujours valable:
      Tout à fait d’accord avec toi !
      Et d’abord la température ressentie n’est pas une température (n’est pas homogène à une température : quand on ajoute à une température une vitesse de vent multipliée par un coefficient (à définir ?!) on obtient surement pas une température (au sens physique du terme)…On pourrait l’appeler « coefficient d’impression de ressenti de température piffométrique de M. ou Mme du Schnock » , cela correspondrait plus à la réalité…

  24. intéressant tout cela. Chez moi il fait +/- 70% d’humidité. les gens me disent qu’il fait froid chez nous alors que la température est de +/- 20°. Est il possible que cette sensation de froid provienne d’un taux d’humidité trop élevée? merci

    • J’ai également fait l’expérience en plaçant chez moi un hydromètre thermomètre.J’ai alors constaté que plus l’air était humide plus il faisait froid pour une température de 20° mais aussi de 30°.
      Alors que selon l’échelle de l’humides on aurait plus chaud avec 70% d’humidité et 20 degrés qu’avec seulement 20° et 20% d’humidité.
      On voit bien qu’ils n’ont pas fait d’essai avant de fabriquer leur grille d’humidex.

  25. L’ humidex n’est pas valable en été pour la température ressentie.En effet non seulement l’humidité ne va pas renforcer la sensation de chaleur en raison de la couverture nuageuse partielle où totale qu’elle peut entraîner mais elle va la diminuer en atténuant fortement le rayonnement solaire porteur de chaleur.

    •  » l’humidité ne va pas renforcer la sensation de chaleur  »

      Va faire un tour dans les rue de New – York un jour d’août sous le crachat de condensat des climatiseurs et tu vérifieras comment sous un ciel limpide et un raisonnable 28•C on peut crever, et ruisseler de chaud. A contrario… vient cailler l’hiver dans mon troglo malgré un feu d’enfer.

      • Pourquoi vous croyez que vous n’aurez pas chaud dans les rues de Lyon,de PARIS ou de STRASBOURG;MONTPELLIER, PERPIGNAN en plein centre ville avec l’ilot de chaleur urbain par une température de 28° sous un ciel bleu avec un soleil de plomb en l’absence totale de vent ou pire avec un vent chaud et sec du sahara.

      • Pour avoir pratiqué les deux, je peux garantir que la théorie est confirmée par la pratique. L’air des rues saturé d’humidité par les climatiseurs qui dégoulinent leur condensat sur les passants empêchant l’évaporation de la sueur rend la même température qu’à Paris, Lyon… infiniment plus insupportable (Idem à Papetee sans la clim’ newyorkaise)

      • Je vous assure que j’ai eu un vent chaud et sec du SAHARA à PARIS l »été dernier et celui ci m’a produit le même effet que l’air chaud des climatiseurs.
        Il renforçait terriblement la sensation de chaleur.Par contre j’ai eu aussi le vent du SUD OUEST en provenance de l’Atlantique avec un taux d’humidité relativement élevé et un ciel dégagé celui ci m’a rafraîchit car plus frais que l’air ambiant.

      • L’air des climatiseurs qui sort dans les rues n’est pas d’origine naturel.Et des climatiseurs il peut y en avoir en France dans les touts de la défense par exemple.

        Que ressent on au mileu de ces tours un jour ou il fait très chaud et que le soleil tape très fort?

    • Helas la chaleur n’est pas toujours humide à NEW YORK il t a des fois 20 à 30% d’humidité en cas de vent d’OUEST ou de vent du SUD OUEST en provenance du continent.

      A PARIS par exemple je connais plusieurs formes de chaleurs humide : ciel dégagé et fort vent maritime de SUD OUEST ou ciel couvert partiellement ou totalement avec un temps chaud par exemple 30° et 50%ou 60% d’humidité.

      Lorsque le vent du SUD OUEST pour PARIS ou SUD EST pour NEW YORK cela est préférable à un vent chaud et sec en provenance du SAHARA ou du désert du MEXIQUE.

  26. BRAVO ! Ça c’est la pédagogie que j’aime.

    Science et Vie en plus boutonnée et plus exhaustif en prime. Certes pas encore assez pour moi qui suis arrivé là en cherchant formule ou abaque reliant humidité de l’air et élévation de sa température par Wh qui lui est fourni.

    Parce que faut vous dire que pour ce qu’est de savoir que devant un bon feu de cheminée d’une baraque piège à courant d’air on s’blule la gueul’ tout en s’gélant l’cul, mon enfance campagnarde me l’avait appris bien avant l’certif où qu’on qu’on nous posait des problèmes de robinets de baignoires percées mais jamais de calculer de combien sa réchauffe la rue quand elle rit (là j’arrête j’ai trop honte).

  27. Je préfère un vent chaud et humide en provenance de l’Atlantique ou de la méditerranée plutôt qu’un air chaud et sec en provenance du désert du désert du SAHARA ou du Mexique.

    Si un vent du NORD, NORD EST, EST pour la côte Atlantique peut être supportable car frais et sec même accompagné d’une température de 30° un air chaud et sec renforce la sensation de chaleur.

    il faut une chaleur sèche à ventilation froide et non chaude.

    • « il faut une chaleur sèche à ventilation froide et non chaude. »

      Une chaleur fraîche quoi… Ce qui au Sahara à midi un 15 août doit être au moins aussi apprécié que d’être riche et en bonne santé que pauvre et malade. Z’en avez encore beaucoup de ces morceaux de bravoure dans la veine de la « logique à Toto » (à moins qu’il ne s’agisse de totaux logiques). 😂

      • « il faut une chaleur sèche à ventilation froide et non chaude. »

        Une chaleur fraîche quoi… Ce qui au Sahara à midi un 15 août doit être au moins aussi apprécié que d’être riche et en bonne santé que pauvre et malade. Z’en avez encore beaucoup de ces morceaux de bravoure dans la veine de la « logique à Toto » (à moins qu’il ne s’agisse de totaux logiques). 😂

      • Par exemple le mistral ou la tramontane dans le midi de la France accompagné d’un temps chaud dans les rues de MARSEILLE ou de PERPIGNAN.
        Par contre le SIROCCO est désagréable car chaud et sec;

  28. Une chaleur sèche dans une pièce fermée à l’ombre fait transpirer sans arrêt et celle ci ne s’évapore pas du tout étant donné l’absence de vent.
    Une expérience réalisée avec un hygromètre thermomètre m’a montré que plus l’air est sec plus il faisait chaud pour une température de 30°.

      • Non il fait frais dans une pièce humide:Avec 30° et 65% d’humidité il fait frais et je n’ai pas besoin de transpirer.
        Alors avec 100%et 30° il ne fait pas chaud du tout.L’humidité des murs est froide.

        Faite m’expérience vous même humidifiez une pièce au maximum avec une bassine d’eau froide.
        Mesurez ensuite le taux d’humidité et la température.
        Vous verrez ce que vous ressentez.

  29. Un vent du NORD renforcera la sensation de froid tandis qu’un vent du SUD la diminuera.
    Même chose pour la chaleur un vent frais diminuera la sensation de chaleur tandis qu’un vent chaud l’augmentera.
    Celà n’a rien à voir avec le taux d’humidité.

  30. La température ressentie indiquée sur ma chaîne météo ne tient pas toujours compte du fait que ce soit un vent du SUD,du NORD,d’EST ou d’OUEST
    par contre elle tient compte de l’ensoleillement.

  31. Votre article me laisse un peu sceptique… Vous semblez vouloir dénoncer cette « arnaque » tout en admettant son intérêt…

    Les cartes météorologiques des JTs présentent un aperçu des températures que pourront afficher les thermomètres dans les différentes zones. Il s’agit là de température sèche! A ne pas confondre avec les notions de température humide ou de confort ( ici température « ressentie »)

    D’ailleurs votre démonstration évoque bien le fait que les températures « réelles » ne sont pas celles « ressenties », qu’il y a d’autres facteurs tels que le vent …etc…

    Jtiens aussi à préciser que les présentateurs de JT ne parlent que de température « ressentie » lorsque le taux d’humidité et la vitesse de vent sont plus importants que la normale. Nous comparons donc instinctivement ces températures avec des températures que l’on avait ressentie auparavant dans des conditions normales.

    Pour votre idée de carte météo en W/m², pourquoi pas… mais n’oubliez pas aussi d’indiquer sur la même carte les vitesses éoliennes, les températures sèches et le taux d’humidité!

  32. Bonjour
    Merci pour cet article qui remet les points sur les i 🙂

    Et qu’en est-il de l’impact de l’humidité de l’air ? Il n’y a pas que le vent qui est pris en compte, mais la possibilité de transpirer, qui modifie le flux thermique, et qui diminue avec l’humidité (plus il fait humide, moins on peut transpirer aisément, donc moins on peut évacuer la chaleur).

    Ensuite, le biologiste que je suis voudrais tout de meme preciser le chapitre sur « Et pour la peau nue ? » : en vrai il n’y a pas que la couche d’air qui fait « isolant », mais toute la peau, et a priori la peau elle-meme est bien plus isolante que la faible couche air chauffé en surface.

    Pour creuser, le schéma très pédagogique de courbe de température entre l’intérieur et l’extérieur (qui ne saurait avoir une discontinuité entre T.int et T.ext comme vous l’expliquez bien – sinon le flux serait infini), montrerait en réalité une belle courbe « en S ».
    Cette courbe partirait de quelques centimètres à l’intérieur du corps et baisserait progressivement en traversant les couches profondes puis la peau. La rapidité de la courbe (la résistance thermique) dépendrait de la configuration des couches selon l’endroit du corps, et notamment la densité des vaisseaux sanguins superficiels et leur régulation. En effet, lorsqu’il fait froid, notre corps est malin, et réduit la circulation superficielle ! ainsi s’il fait 0°C dans l’épiderme, le sang évite d’y circuler. D’ailleurs quand on boit, on a l’impression d’avoir plus chaud car les capillaires sanguins superficiels sont dilatés (le sang nous monte à la peau), mais en vrai c’est dangereux dans le froid car on se refroidit plus vite !

    Autre point intéressant à creuser : dire que « le vent modifie le flux mais pas la température » est pertinent mais peut être confondant. Car le vent va bien modifier la température de l’air qui est contact direct, en l’empêchant de se réchauffer ! (Il casse la couche d’air chaude décrite ci-dessus) Le vent amène continuellement le refroidisseur, et maintient donc la température extérieure basse, ce qui en conséquence augmentera le flux.
    C’est ce qui fait qu’un habit peu isolant thermiquement isolera : en immobilisant l’air entre la peau et le vêtement.
    Ce mécanisme de l’apport continu d’un refroidisseur est un mécanisme qu’on rencontre dans le vivant et copié pour les machines thermiques, dans les systèmes dits à contre-courant.

    Bref 🙂
    à trop pousser le bouchon, on finirait par exprimer les prévisions météo en watts par mètre carré en fonction de l’état métabolique et des caractéristiques moyennes (isolation thermique, d’humidité et du vent) de l’ensemble des vêtements qu’on porte … 😀

    Scientifiquement votre.

  33. On peut comprendre que si on a chaud en plein soleil sans vent ou froid à l’ombre sous le vent, cela est à cause du flux qui n’est pas le même, alors que la température extérieure est la même et que la température de notre corps edt conservé plus ou moins à la même température… (Donc que la différence entre les deux ne change pas)
    … Pourtant, que mesure un thermomètre ? Une température a priori, non ?
    Or, un thermomètre est, contrairement au corps humain, à tempéré ambiante (haureseuement, sinon on ne pourrait pas la mesurer…)
    Et pourtant, un thermomètre en plein soleil sans vent affichera une température plus élevée qu’un thermomètre à l’ombre sous le vent… C’est d’ailleurs bien pour ça qu’on place les thermomètres sous abris, évitant ainsi l’influence du plein soleil comme du vent.
    Du coup la « température ressentie » a bien un sens, non ? Et surtout, est bien une température ?

    • La » température ressentie » n’est pas une température ! (au sens physique du terme)
      (aussi évident qu’ajouter des poires à des pommes ne donne pas des pommes !)
      Un minimum de bon sens svp

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